^ 7 mms*. % ESSAI D'ICHTYOLOGIE DES COTES OCEANIQUES ET DE L'INTÉRIEUR DE LA FRANCE ou DIAGNOSE DES POISSONS OBSERVÉS, Par M. A.-HS. BESVAUX, Directeur en retraite du musée d'histoire naturelle et du Jardin botanique d'Angers. *(KK>< r S9» ANGERS IMPRIMERIE DE COSNIER ET IACHESE. 1 851. 3Q££ kTWw^ i f\XXà(, ESSAI D' DES COTES OCÉANIQUES ET 1ïta»~^Û&C^||4HrLA FRANCE, ou DIAGNOSE DES POISSONS OBSERVÉS, Far M. A.-N. DESVAUX, Directeur en retraite du Musée d'histoire naturelle et du Jardin botanique d'Angers, \ Nos premières études , relatives aux poissons , sans parler de celles faites dans la belle institution si re- grettable des écoles centrales, datent de 1810, époque à laquelle les circonstances mirent , à Paris , à notre disposition , une superbe collection de poissons , pré- parée d'une manière remarquable par Dubuisson, con- servateur du musée d'histoire naturelle de Nantes (1)^ Etant demeuré , en 1811 , un mois sur les côtes du département de la Gironde , et en 1812, deux mois sur celles des départements de la Charente-Inférieure , de la Vendée et de la Loire-Inférieure , ainsi que de la Vilaine , nous fîmes des applications d'étude sur le vi- vant , et pûmes observer un certain nombre d'espèces rares. Cependant nos observations les plus suivies et les plus nombreuses ont été de 1838 à 1847. C'est alors (1) Cette curieuse collection, dont tous les individus, y com- pris les plus grands, tels que le saumon , etc., fut dévastée et presque toute détruite en 1814, pir les soldats étrangers, dans l'habitation que j'avais à Mon treuil, près Paris. 1 ( 2 ) que nous avons véritablement éprouvé la difficulté de ce genre d'étude , lorsqu'il faut s'en procurer tous les matériaux et faire des applications rigoureuses et ap- profondies. Il est à regretter, en effet, que le musée de Nantes , si bien à la portée de se procurer , en ce genre, une collection importante, offre pour ainsi dire moins de ressources que celui d'Angers , bien que nous n'ayons été que très peu à même de l'aug- menter , sous ce rapport , pendant les dix-neuf années qu'il s'est trouvé sous notre direction. Si les naturalistes se livrent très rarement à l'étude des poissons , c'est que l'on manque d'ouvrages faciles pour les étudier , et propres à leur détermination. Les objets que l'on possède autour de soi se trouvent comme perdus au milieu d'un millier et plus d'es- pèces dont se compose l'ensemble des ouvrages trai- tant en grand de l'ichthyologie ; de là le délaissé de cette curieuse partie de l'histoire naturelle (1). On peut encore mettre au nombre des causes qui s'opposent à l'étude des poissons , l'imperfection ou la difficulté de leur préparation ; la presque impos- sibilité de les conserver avec leurs couleurs, dans quelque liquide qu'on puisse les plonger, pour en pro- longer la conservation , et nous-même avons été dé- goûté de ce genre de collection , après la perte que nous avons éprouvée. (I) L'ouvrage de Cuvier et Valenciennes en décrit cinq mille, et certes il n'ont pas épuisé la nature. Que l'on y joigne le prix des ouvrages de ce genre : la seule Ichthyologie de Bloch , ren- fermant à peine 500 poissons, coule 900 fr. ; les 100 planches de l'encyclopédie par ordre de matière, donnant 410 poissons, ne peuvent être qu'à l'usage de celui qui sait déjà , ainsi que le prouvera la table que nous donnons à la fin de notre travail. (3 ) Quelques travaux partiels et très utiles , du genre de celui que nous donnons ici , ont déjà été publiés. M. Millet, dans son excellente Faune de Maine et Loire, est l'un des premiers qui aient donné l'exemple de l'étude locale des poissons , et cet exemple a été déjà suivi par quelques naturalistes qui ont aussi senti le besoin de ces études partielles. Tel est M. de Mauduyt^ dans son lchthyologie du département delà Vienne pu- bliée en 1848 ; Holandre , dans sa Faune du département de la Moselle. Nous ne pouvons passer sous silence le beau travail sur les pêches, par Duhamel Dumonceau, qui a donné une nombreuse série des poissons de la France , dont on a fait à peine usage , parce qu'il y avait un travail sérieux à exécuter , afin de ramener à une nomencla- ture méthodique tous les objets dont il parle et qu'il figure sous des noms vulgaires. Quatre volumes grand in-folio formaient encore un obstacle à l'utilité que l'on pouvait retirer de cet ouvrage. Le très zélé naturaliste Bachelot de Lapylaie pré- senta au congrès scientifique de France , à Poitiers , en 1835, un ensemble d'observations remarquables faites sur les poissons de nos côtes de l'Ouest , pen- dant les années 1832 et 1833. Il est regrettable, pour la science , que l'on n'ait pas attaché à ce travail toute l'importance qu'il méritait , et qu'il n'en ait été donné qu'un trop court précis (1). Désespérant de voir publier le travail de M. de Lapy- laie , nous mîmes au net le premier résultat de nos (1) Au Congrès scientifique, à Angers, en 1843, on tint encore moins compte du travail dont nous fîmes la communication à la section des sciences naturelles. (*) études , seulement pour le département de la Loire- Inférieure. Nous devons rendre cette justice à la So- ciété académique de Nantes, qu'elle accueillit ce tra- vail avec une bienveillance marquée , et queiqu'in- complet qu'il pût être encore , la publication en fut faite dans ses annales (1). Dans la crainte bien fondée que nous avions de l'im- perfection de ce premier essai , nous résistâmes aux sollicitations qui nous furent faites d'en donner une publication isolée. Aujourd'hui nous pouvons offrir une série plus étudiée et plus complète , qui pourra servir de base à des études plus approfondies. Si, dès notre début, nous eussions eu à notre disposition un semblable travail , il est certain que nous aurions donné une plus rigoureuse précision à nos recherches : per- suadés que nous étions primitivement, qu'il n'y avait plus rien à faire sur nos côtes en ce genre d'ob- servation. Malgré la persistance de nos recherches, nous sommes donc convaincu qu'il reste sur nos côtes, comme dans l'intérieur de la France , des espèces qui n'ont point passé sous nos yeux , bien des variétés à constater ou à contrôler. Que d'études de mœurs il reste encore à faire sur les poissons ! Mais cela ne peut être que l'effet du temps. Pour y parvenir , il était in- dispensable de faciliter les recherches, afin d'arriver à la connaissance des espèces de poissons. Ces espèces connues , il existe encore de grandes difficultés à rai- son des variétés ou de l'affinité des espèces ; ainsi , dans les genres Gade, Labre, Spare, Cyprin, etc., etc., (I) Tome 4, p. 1 67 de la 2 e série. ( 5 ) les limites entre certaines espèces sont peu tranchées ou difficiles à nettement exprimer. — Souvent les es- pèces sont rares ou locales , ou seulement de pêche accidentelle. Il faut une persévérance longue, cons- tante, pour saisir toutes les circonstances favorables ; ne pas craindre de multiplier toutes les chances qui peuvent augmenter le nombre des objets d'observa- tion. Nous avons dû rapporter scrupuleusement dans notre nouveau travail, toute la synonymie des poissons cités par M. de Lapylaie , pour nous mettre d'accord avec cet exact observateur. Il est bien à regretter que ce naturaliste n'ait pas publié son ouvrage avec les excellentes figures de poissons de nos côtes qu'il avait dessinées avec autant de perfection que d'exactitude. Un naturaliste pouvait seul arriver à ce point désiré, et qui manque dans presque tout ce qu'on a fait en ce genre. Les poissons dont on a donné la figure dans l'Encyclopédie métho- dique, par exemple, ne sont que des à peu près, utiles à la vérité , mais dont il faut savoir se servir pour en faire une bonne application. Les planches de Salviani, bien que de 1554, sont presque aussi bonnes que celles de Bloch, publiées de 1785 à 1796, dont la coloration, pour les espèces étrangères, est rarement la véritable, si elle n'est exagérée. La petite édition qu'a donnée Castel en 10 vol. in-18, dans le Buffon publié par Déterville, peut être d'un bon secours , toute incomplète qu'elle soit (1) , tout inexacte qu'en soit souvent la nomen- clature. (l)La nomenclature a souvent besoin d'être rectifiée, et sous ce (fi ) Dans l'élude des poissons , on ne doit pas oublier , qu'outre la modification des couleurs, les espèces pré- sentent souvent des accidents de forme, faits pour embarrasser l'observateur, s'il ne s'aidait de la ré- flexion. Peut-être encore se produit-il des hybrides entre les espèces les plus rapprochées dans leur forme organique extérieure. Quelques naturalistes , trop persuadés de la fixité des espèces , en histoire naturelle , ont souvent donné comme espèces distinctes, desimpies variétés. Aussi, pour la constatation des espèces , est-il indispensable de pouvoir comparer une certaine série d'individus. Cependant cela n'est pas toujours facile, surtout pour les espèces rares ou pour celles de passage accidentel, que nos pêcheurs rencontrent de temps en temps en haute mer, c'est-à-dire à 10 et 20 myriamètres de nos côtes. C'est en vivant familièrement avec les pêcheurs; c'est en voguant aventureusement avec eux , qu'il est possible d'utiliser une grande partie de leurs connais- sances empiriques, de leur science vulgaire, tout en se tenant averti de l'incertitude de leurs applications de noms vulgaires pour un certain nombre d'objets. Chaque canton de nos côtes a pour ainsi dire un nom distinct pour la même espèce ; mais ils s'accordent pour ce qui est des habitudes , des mœurs et des épo- ques d'apparition de ces espèces , si elles sont de pas- sage. Après les grandes et longues tourmentes des eaux i apport, le Règne animal, publié par Cuvier, est d'un iixlispcn- siblc secours. (7) de l'Océan , c'est alors que les pêcheurs rencontrent des espèces rares ou accidentelles , et souvent même ces espèces sont portées jusqu'auprès des côtes. C'est surtout à basse mer , et plus spécialement aux pleines lunes et aux équinoxes , qu'il est précieux de visiter les rochers sous-marins , pour étudier dans les flaques d'eau , dans les vases , dans les sables , dans les anfractuosités des rochers , les petites ou même ïes grosses espèces qui peuvent s'y trouver délaissées par les eaux de la mer et dont beaucoup sont négligées par les pêcheurs, à raison de la petitesse ou de leur inutilité économique. C'est un moyen aussi de cons- tater certaines espèces dans leurs différents âges, ou de trouver des formes spéciales dans ce que le vulgaire confond sous le nom de fret , fretin , métisse , etc. En nous renfermant strictement dans ce qui est re- latif aux poissons , nous avons dû ne point parler d'un petit nombre d'espèces de cétacés, qui fréquentent nos côtes ou s'y trouvent accidentellement ; tels que les marsouins , et plus rarement quelques dauphins , cachalots et baleines , et encore moins des amphibies, qui se réduisent à quelques veaux marins égarés loin du Nord. Nous devions d'autant moins nous occuper des pois- sons de la Méditerranée, bien qu'ayant des bases d'ob- servation pour cet objet (1), que l'ouvrage de Rondelet donne le plus grand nombre d'entre elles , avec des figures souvent très comparables, et qu'en outre l'ou- vrage de M. Rissoest, en ce genre, un excellent (1) Le musée d'Angers possède une assez belle série d'espèce^, bien déterminées, provenant des côtes (le la Méditerranée. (8) travail sur les poissons de cette région de nos côtes. Mais il a trop souvent négligé de donner la citation des figures de Rondelet, et publié, comme nouvelles, plu~ sieurs qui s'y trouvent, et bien représentées et bien figurées pour l'époque à laquelle écrivait ce natura- liste. Darluc, dans son Histoire naturelle de la Provence, s'en était trop tenu aux notions les plus vulgaires , pour avoir approfondi l'iehthyologie de la Méditerra- née et levé les obscurités qui pouvaient exister dans Rondelet , auteur qui méritait d'être plus étudié qu'il ne l'a été dans Ylchthyologie de Nice. Après avoir comparé les différentes classifications proposées par les naturalistes, tels que Artedi, Lin- naeus, Cuvier , Lacépède, Latreille, etc., pour grou- per régulièrement les poissons et arriver facilement à leur détermination , nous avons cru devoir adopter de préférence celle de Lacépède , à quelques légères modifications près , comme la moins compliquée , la plus rassurante pour ceux que peut effrayer l'écha- faudage de nomenclature pour chaque degré de divi- sion des ichthyodères , car ce ne sont plus tout bonne- ment des poissons. Là, classe, ordre, section, famille, tribu, reçoit un nom spécial, qui jette dans l'espril une sorte de diffusion , pour ne rien dire de plus, qui éloigne d'une étude déjà assez peu favorisée par elle- même. Si même l'usage n'avait pas consacré deux mots chondroptérigiens et acanthoptérigiens , eussions- nous dit simplement poissons cartilagineux , poissons osseux. C'est à la médecine , au sein de laquelle la science de l'élude de la nature a pris naissance, que l'on doit celle malheureuse tendance à créer une langue (9) nouvelle , au milieu d'une langue reçue , reste de cet ancien préjugé qui voulait cacher la science au vul- gaire. Les poissons cartilagineux , ou dont le squelette se compose de véritables cartilages et non d'os , semble- raient devoir former un ordre sur la même ligne que les oiseaux , les reptiles , les cétacés ; car , dans une partie de leurs divisions , on trouve des formes qui sont comme parallèles à celle des poissons osseux, qui constituent au reste la plus grande partie de cet ordre d'êtres. Si, en histoire naturelle, une sérielinéaire était possible , ce serait par les squales à évents qu'il faudrait commencer pour lier les poissons aux cé- tacés. La connaissance des noms vulgaires en ichlhylogie est d'une indispensable nécessité ; sans ce moyen , il est impossible de se mettre en rapport avec les classes qui s'occupent de la pêche ou du commerce des pois- sons, et de participer aux connaissances qu'elles doi- vent à l'expérience ou à la tradition. Malgré même la diversité des noms vulgaires , leur application souvent même peu précise , c'est un moyen d'obtenir les objets et les renseignements qui peuvent y être relatifs. Nous sommes bien éloigné d'imaginer n'avoir com- mis aucune méprise , mais ceux qui s'occupent sé- rieusement de l'étude des poissons , s'apercevront facilement de bieu des rectifications devenues indis- pensables. La difficulté des choses nous rend très in- dulgent pour le travail de Lacépède , dont on a profité en le jugeant très sévèrement et trop rigoureusement. Possesseur de son exemplaire , du sijstema naturœ de Linné, annoté de sa main, cependant nous n'avons ( io ) trouvé que de faibles notions dans cet ouvrage , quel- que précieux qu'il soit pour nous. Le résultat de nos études est, que la richesse de nos côtes était bien plus grande en histoire naturelle qu'on ne l'a imaginé. De là des découvertes presque cer- taines pour les observateurs ; mais ils devront signa- ler maintenant , avec un peu plus de précision et de soin, tous les objets qu'ils seront à même d'étudier, et surtout constater rigoureusement ceux que l'on croit les mieux connus. Certaines races ou espèces se cantonnent souvent par exclusion dans des parages déterminés, dans des genres de localités spéciales. Le tableau suivant aidera beaucoup pour arriver plus promptement à la détermination des espèces. En supposant des erreurs d'analyse possibles, les applica- tions que l'on fera de l'objet étudié avec la diagnose donnée pour le genre, suffira pour apercevoir l'erreur commise. Nous avons pensé que les divisions suivantes, moins bien peut-être que coordonnées en famille, ainsi qu'on l'a fait pour l'ensemble del'ichthyologie, étaient cependant très suffisantes pour un travail partiel sur richthyologie. ( il ) CHONDROPTER1GI EXS . Squelette cartilagineux. anguillifornie . a 4> a) t. > 3 O o 41 U a m a (B ta pisciforme , déprimé . ouvertures des branchies épine à chaque dorsale , ' denté sans dents . . . C côtés du cou. . [ autour du cou. anale O ( anale six ouvertures branchiales i mousses dentelées .... à 5 pointes . . i derniers trous des branchies (sans évents <• vers les pectorales. ( museau allongé tête oblique au corps museau allongé à 2 rangs de pointes. 2 barbillons arrondi ou échancé au sommet saillante . anguleux, J fourchue. tête I engagée queue à ( aigui aiguillon en scie, uillou O pétromyzon . Ammocète . . . Lei.che PÈLERIN Aiguillât.. . . Centrine .... Griset Emissole .... Milan dre .... Roussette . . . Requin Lamie Marteau .... Scie Ange Torpille. . . . Mourine Cephaloptère Pastanaque . . Raie I. H. III. VI. V. IV. VII. VIII IX. XII. XI. X. XIII. XIV. XV. XVI. XVII- XVIII. XIX. XX. II. à tubercules sériés Acipensère . . XXIV. ( pisciforme allongé. . . . Chimère XXI. Branchies recouverts / \ r 3 de membranes ou J sans tubercules< carpoïde comprimé... Baliste XXII. d'opercule; corps ( déprimé f à téte vaste BAUDROIE. . . . XX1IL ( 12 ) III. Branchies avec opercule et mem- brane ; corps comme arrondi et comprimé Mole XXV. serpentiforme Syngnate XXVI. \ Cycloptère . . . XXVII. cylindroïde , ventrales en disque . < . VVITI11 1 H } Aptocycle. . . . XXVIII. ACAHTMOPTERIGIENS ou à squelette osseux. I. Apodes , ou sans na- geoires entre la tête et l'anus ; corps comprimé Leptocephale . XXIX. anguilloïde l cylindroïde, ( déprimée. . Murène XXX. tête j comprimée. Ammodyte .... XXXI. courtement cylindroïde Anarrhique . . . XXXIII. pisciforme, à long bec Espadon XXXII. m tv t< ■M O 4> 0) ** M'» « *^ fl ■" B . - bC i— i ° o , S J2 .S » « 3 S ce blD 9 grosse ordinaire , corps sans être large , ventrales à 1 rayon . . . , Phycis XLII. inclus Callyonyme . . . XXXV. hors de tête BatrachoÏde . . XXXVI. non épineuses Merluche XXXIX. épineuses Trachine XXXIV. non épineux; barbillons.. . Lotte XL. la première crinoïde Mustèle XLV. comprimé et allongé Blennie XXXVII. allongé et carpoïde Gade XXXVIII et large, I œil ( | cylindroïde, 2 dorsales ( 13 ) o u es la O O 4) a -a a a o « V 13 ■ S (8 a V fa 'M O 10 60 es a ci s o ■ a a> ■ P4 O es fa O -C H courtement cylindroïde allongé , tête à disque en dessus lamelliforme quadrangulaire , arrondie . fusi forme , tête \ grosse non épineuse barbillons épineuse, barbillons cuirassée . . comprimée . apparentes . nuls j nuls t deux dorsale) une .. saillans anguleux , tête grosse distinctes , i ligne latérale ( \ carpoïde, adipeuses \ nulles, opercules v \ sans carène carénée crénelés ou dentés Îprotractiles . . . I • • ordinaires 1 . . . ! préopercule 1 épine. . aiguillons L cailleux j et dents , l I museau [ écailles 0. carpoïde très allongé (*) , ( une opercule épineux , dorsale ( deux ... „ ..... f devantla dorsale, carpoïde un peu allonge , aiguillons < ( sur les côtes. . . 3 , dirigés vers la tête . 1 avant la dorsale trescomprime, ] r , nonécailleuse, ! allonge.... corps ( ovale écailleuse déprimé , aiguillons •J nul , anale Ptérozygue . XLIII. ECHENEÏDE.. . LVIII. LÉPIDOPB. . . . XLIV. PlRABEBE LI. MULLE LUI. ÀPOGON LIV. Gobie XLV. SCORPÈNE . . . XLIX. Cotte XLVI. ASPIDOPHORE. XLVII. Grondin L. CORYPHÈNE . . LU. PÉRISTÉDION . XL VIII . SCOMBP.E .... L1X. Caranx LVII. Crénilabre. . LX. Labre LX. Dentex LXII. Canthère . . . LXIII. Spare LXX. Holocentre . LXV. Serran LXIV. Sciène LXXI. Perséque . . . LXXII. Apron LXXIII. Gremille . . . LXVI. Centronote . XLV. Gastérostée. LVI. Centrolophe LXVII. Z ée LXXIV. Rason LXVIII. Chrysote . . . LXXV. Castagnole.. LXIX. Pleuronecte. LXXVI. (*) Le Gastérostée spinachie. ( 14 ) (B V •a (B V a •4) ■s ° > — ai n V h Q •s s s o M S « a I 4 cylindroïde, avec barbillon fusiforme , 1 deux ....... barbillons ( quatre nulles, l'anale . . . allongé, dorsale Jcarpoïde,, dorsales i nulles, i ■ auaic • ■ ■ une , j dorsale opposée à \ ventrale . . . adipeuses \ nombreuses ( unique deux très petites, et petits barbillons grande unique ; écailles moyennes 0l J ) l court. grandes; .moyennes,/ /*\ anale j nez \ ordinaire.! I, „ ! ! long . . anale étendue sans écailles. • écailleuse. deux; tête t sa ' PC rayonnee,^ uneseu]e; . nulles dents ) très visibles. Loche LXXVIl. Goujon LXXVIII. Barbillon . . . LXXIX. Brochet LXXXIV. Synode LXXXVIL SCOMBRÉSOCE . LXXXV. Eperlan LXXXVIII Sphyrène.... LXXXVI. Tanche LXXX. Carpe LXXXI. Anchois XCI. Clupé XCII. Able LXXXI. Ghondostrome LXXXIII. Brème LXXXII. Exocet XCVI. Athérine .... XCIV. Muge XGV. Ombre XC. Salmon LXXXIX. (*) Bouche grande, Anchois. moyenne, j opposite Clupé. dorsale j n0 n opposée Able. ( 15 ) CHONDROPTÉRIGIENS. Première Section. BRANCHIES SANS RECOUVREMENT. I. PÉTROMYZON : Corps anguilliforme ; crête lon- gitudinale sur la queue ; sept ouvertures branchiales de chaque côté, près la tête. 1. P. Lamproie, P. marinus Gmel P. maximus L. Encycl. méth. pi. 1, f. 1. Bloch, pi. 77. Dict. se. nat., pi. 17. Cuv., ic. du Règ. anim., pi. 120, f. 1. Lacép., pi. 51 (1), fig. 1. Corps brun, marbré, bouche à 20 rangs de petites dents. Monte au printemps dans les fleuves et les rivières et surtout la Garonne et la Loire. On la nomme Grande Lamproie, Lamproie marine, Lamproie marbrée. 2. P. Pricka, P. fluviatilis, L. vulgairement Lam- proie d'alose. Lamproie de rivière, Sept-œil. Ency., pi. 1 f. 2. Bloch, pi. 78. f. 3. Dos gris-bleuâtre, angu- laire ; seconde dorsale réunie à la caudale et très an- guleuse. Monte au temps des aloses , et souvent attachée à ce poisson qu'elle suce et amaigrit ; mais on la trouve (1) Nous citons l'édition de 1830, chez Pillot , 13 vol. in-8 u avec atlas de 62 planches pour les poissons. ( 16 ) dans toutes les saisons. Longue de 30 à 35 centi- mètres. 3. P. de Planer, P. Planeri Cuv. non Bloch. Enc., pi. 1. f. 4. Lacép., pi. 50. f. 5. Corps comme annelé; seconde dorsale peu élevée , confondue avec la cau- dale; des papilles rudes pour dents, bouche arrondie. Longue de 20 à 28 centimètres, cette espèce, moins commune que la précédente , se trouve dans toutes les saisons, dans nos fleuves. 4. P. Nom, P. Niger, Lacép., pi. 50. f. 4. Petite lamproie de rivière. Millet, Faune de Maine et Loire. La seconde dorsale touchant presque la première et contiguë à la caudale; bouche très petite. Dans les rivières du nord-ouest de la France , où il porte le nom de Petit- Sept-œil; d'un beau noir en des- sus et argentin dessous. 5. P. Sept-oeil, Lacép. vulg. Gros- Sept-œil, corps longuement conique , gris plombé à ventre blanc-jau- nâtre ; bouche allongée du diamètre du corps ; dorsale très arrondie dans les deux parties. Cuvier regarderait ce poisson , qui habite les mêmes lieux que le précédent , comme une modification du n° 3 , ainsi que le n° 4 lui-même et le suivant qui est plutôt un ammocète. 6. P. Sucet, P. Sanguisuga , Lacép. pi. 50. f. 3. vulg. Sucet, corps cylindrique, nageoires comme adipeuses basses , la seconde se joignant presque à la queue , bouche plus étendue que la tête , dents petites. Si véritablement cette espèce manquait d'évent , ce qui est à constater de nouveau , ce serait un genre et non une variété ; on l'a pêchée au temps des aloses , dans la Seine-Inférieure , il se peut que ce soit le P. argenteus, Bloch. pi. 415. f. 2. ( 17 ) II. AMMOCÈTE, Ammocoetes, Dum. Lèvre charnue demi-circulaire , dents nulles , mais à la place des bar- billons branchus , point d'évents. 7. A. Lamprillon, Ammocoetes branchialis, Dum. Petrom. — L. Lacép. pi. 49. f. 3. Rondelet, poiss. de riv. chap. 21. Cuv. ic. du règ. anim. pi. 120. f. 2. vulg. Chatouille, Lamprion, Sucepierre , Lamprillon; corps verniculaire , noir-verdâtre , comme annelé , œi comme voilé. Il reste à constater si , comme le croit Cuvier , le poisson décrit par Lacépède , n'est pas une espèce de Pétromyzon , très différent de l'Ammocète. Mais dans ce cas il aurait figuré dans notre édition une espèce et décrit une autre , lui donnant des dents ; du reste il ressemble singulièrement au suivant. 8. A. Rouge, A. ruber Cuv. Pétromyzon ruber Lacép. pi. 50. f. 2. dict. sci. nat. pi. 18. f. 2. vulgt. Sept- œil -rouge, aveugle; couleur général rouge de brique ; partie antérieure plus rouge , renflée , œil très petit. Du reste , il ressemble beaucoup au précédent, dont il ne sera peut-être qu'une variété remarquable qui se trouve dans le bas de la Seine. # Nous n'avons aucune particularité à donner sur le Pétromyzon anomalum de M. deLapylaie, trouvé dans les eaux douces du département de la Vilaine , long de 20 centimètres à peine. On voit que ce groupe a besoin de nouvelles études. III. LEICHE, Symnus Cuv. corps allongé, queue grosse et charnue , ouverture branchiale aux côtés du cou, des évents; peau rude ; en bas, une ou deux ran- gées de dents , en haut , plusieurs rangs de dents poin- tues. 2 ( 18) * V e dorsale peu en arrière des pectorales. 9. L. ordinaire, Se. Licha. Ency. Se. vulgaris, Cloq. Squalus americanus Gmel. Lac. pi. 67. f. 1. Sq. ni- eeensis Risso. pi. 4. f. 6? anale grande , au-dessous de la fin de la 2 e dorsale ; corps , couleur brun violacé, à rugosités aiguës; museau très peu allongé, obtus. C'est sa peau qui fournit le meilleur galuchat, sous le nom de Chien de mer (1). 10. L. d'Aquitaine, Se. aquitanensis , Lapyl. vulg. Senille, Chenille (Ile-Dieu). Peut-être n'y a-t-il là que trois races ou variétés , car le poisson de Risso n'a pas la 2 e dorsale aussi grande que celle de la Liche ordinaire. Ces poissons atteignent un mètre. 11. L. Faux-Requin, Se. pseudo-carcharias , Squa- lus Carcharias Gunn. Dronth. tom. 2. pi. 10 et 11. Oth. Fabric. Faun. Groenl. pi. 127 non L. Bloch. pi. 119. Enc. pi. 7. f. 20. Corps rude renflé, dos large ; cou- leur générale grisâtre. C'est là l'espèce qui , dans le nord , porte le nom de Requin; aussi grand, aussi féroce que le véritable , mais qui ne paraît pas dépasser la zone tempérée. Il est même plus rare sur nos côtes que dans le nord , où il a plus de ressources et est moins chassé. ** l re dorsale au-dessus des ventrales. 12. L. bouclée, Se. spinosus Cloq. Squalus spinosus, Schn. Lacép. pi. 63. f. 2. Dict. se. nat. pi. 28. f. 2. Corps très allongé , museau pointu, partie supérieure (t) Gmclin et Laccpède ont pris le cap Brelon de nos côles, pour celui des côtes d'Amérique, du même nom. ( 19) du corps parsemée de tubercules inégaux et mucro- nés jusqu'à l'extrémité de la queue ; les deux dorsales près la queue. Le premier individu connu de cette espèce rare a été pris sur nos côtes en 1780 , et il avait 1 mètre 30 cent, de long. IV. CENTRINE, Centrina, Cuv. Des évents; une épine vers le sommet en avant de chaque dorsale ; 2 e dorsale au-dessus des ventrales; dents inférieures tranchantes , supérieures pointues. 13. C. Humantin, C. vulgaris Cloq. Dict. se. nat. pi. 31. Squalus Centrina L. Salvi. pi. 57. Bloch pi. 115. Centrina Rondel. Lib. 13. cap. 9. Oxinotus Centrina Raf. Corps ramassé , hérissé , queue courte à peine échancrée. On la prend quelquefois dans le golfe de Gascogne et plus ordinairement dans la Méditerranée. V. AIGUILLAT, Spinax. Cuv. Corps allongé, évents, pas d'anale ; une forte épine en avant de chaque dor- sale; dents petites et tranchantes. 14. A. ordinaire, S. Acanthias Cloq. Cuv. pi. 115. Dict. se. nat. pi. 33 f. 1. Squalus Acanthias L. Bloch. pi. 113. Raf. Lacép. pi. 67. f. 2. Enc. pi. 5. f. 12. Voyage des Élèves de l'Éc. centr. de l'Eure, p. 77. pi. 3. Duham. Pêches sect. 9. pi. 20. f. 5 et 6. Vulg. Chien de mer épineux, Epinette, Aiguillet, Quiquehet. Corps gris- foncé, violette sur les côtés, quelques taches blanches vers le dos (très nombreuses dans les jeunes) ; peau rugueuse; des sortes de plis sur les côtes. Il est plus commun que les deux suivants. 15. A. Veau, Vitulinus Lapyl. Semble n'être qu'une race distincte , dont le museau n'est pas aussi pro- (20) longé que dans l'ordinaire et plus renflé , ce qui lu} donne comme un lête de veau. 16. A. Sagre , S. niger Cloq. Squalus Spinax L. Squalus niger Gunn. Mem. Dronth. 2. pi. 78. Acanthias Spinax Risso. Couleur brune, dessous du corps noir à tubercules gros et très noirs; narines presque à l'extrémité du museau ; des filaments lisses entre les tubercules, Se laisse prendre , mais rarement , sur toutes les régions de nos côtes ; dépasse rarement 1 mètre 30 c. ; c'est encore le Mustelus d'Edward , glanures pi. 289 , tandis que la pi. 288 est le jeune Aiguillât ordinaire. Confondu avec le n° 14, il a cependant le ventre noir et le dos plus rude. VI. PÈLERIN, Selache Cuv. Des évents; ouvertures des branchies entourant presque le cou ; dents petites coniques , non dentelées. 17. P. très grand, S. maxima Cloq. Dict. se. nat. pi. 30. Squalus maximus L. Rlainv. Ann. mus. tom. 18. pi. 6. f. 1. Dos bleu-verdâtre, plus ou moins foncé, la deuxième nageoire plus petite que la première, plus près de la tête que celle de l'anus; une sorte de carène de chaque côté de la queue ; peau épaisse , très tuberculeuse et âpre au toucher. On en a pris des individus sur nos côtes en 1787, 1802. Celui de 1787 était de 7 mètres de long. 18. P. Taupe, S. Talpa. Squalus maximus. Desc. Voy. d'un nat. tom. 1. p. 91. pi. 3. Vulg. Taupe de mer. Couleur générale, surtout au dos, noir foncé; les branchies moins étendues sur le col que dans le précédent ; 2 e dorsale oppositive. Nous n'entrerons pas ici dans toutes les différences existantes entre cette (21 ) espèce et la précédente ; mais il est certain qu'il y a plusieurs poissons confondus sous le nom de Squalus maximus, môme en tenant compte de quelques inexac- titudes de Gunner, Shaw, Pennant et Home, qui en ont figuré les individus. Les plis des branchies ont moins d'étendue dans le Pélerin-Taupe que dans le Très-Grand. Décrit sur un individu de 2 mètres 15 c, il n'a que quatre branchies , bien que la figure en donne cinq. La fig. 19, pi. 7 de l'Encyclopédie méthodique se rapproche de cette espèce. VII. GRISE T, Notidanus Cuv. Des évents; six ou- vertures branchiales ; une seule dorsale ; dents trian- gulaires en haut , dentelées en scie en bas. 19. G. commun, N. griseus Cuv. Monopterinus. — Blainv. Hexanchus. — Rafin. Squalus. — L. Sq. Vacca Schn. Scilla. pi. 17. Vulg. Griset. Peau lisse , couleur grisâtre claire; tête plate et obtuse. Rare dans le golfe de Gascogne et ne dépasse pas un mètre. Il n'y est même qu'accidentel, à moins que l'on ne longe les côtes d'Espagne. VIII. EMISSOLE, Mustelus Cuv. Des évents; les dents mousses ; deux dorsales , dont la deuxième op- posée à l'anale. 20. E. commune, M. vulgaris Cuv. Dict. se. nat. pi. 32. f. 2. Galeus Mustelus Raf. Enc. pi. 7. f. 21. Galeus laevis Rond Lib. 13. cap. 3. Salvi. pi. 136. f. 2. Tête large et plate ; couleur grisâtre , à deux rangs de points blancs sur les côtés ; les pectorales liserées de blanc, grandes; la première dorsale presque triangulaire et noire à l'extrémité. Dépasse peu 60 centimètres. (22 ) 21. E. Lentillat , M. asterias Cloq. Galeus asterias Rafin. Squalus stellaris Risso. Galeus asterias Rond. Lib. 13. cap. 4. Relon , pi. 71 (copié par Aldr. 393). Duham. Pêches s. 9. pi. 22. vulg. Chat-Rochier , Pe- tite Roussette. Des taches blanches, dentelées, sur le dos et les côtés ; les deux dorsales très échancrées ; corps lisse. A le museau plus prolongé que l'espèce précédente. Ce sont deux espèces qui n'ont jamais dépassé le dépar- tement de la Gironde, sur nos côtes, et même sont rares. IX. MIL ANDRE , Galeus Cuv. Des évents ; dents dentelées au côté extérieur ; deuxième dorsale oppo- sée à l'anale. 22. M. ordinaire, G. vulgaris Cuv. Dict. se. nat. pi. 29. Squalus Galeus L. Enc. pi. 6. f. 16. Rloch, pi. 118. Duham. sect. 9. pi. 20. f. 1,2. Galeus canus Rond. Lib. 13. cap. 5, gris foncé en dessus, sans taches , museau prolongé , pectorales grandes. La meilleure de toutes les représentations de cette cu- rieuse espèce, toujours dite vulgairement Chien de mer,, est celle donnée par Gaimard, Voy. en Isl. pi. 21. C'est l'espèce qui donne le meilleur galuchat du com- merce, sous le nom de Chien de mer. X. LAMIE Lamna, Cuv. Sans évents, dents trian- gulaires dentées , une anale oppositive ; museau al- longé à narines en-dessous de sa base ; caudale en croissant. 23. L. Nez, L. cornubia Cloq. Dict. se. nat. pi. 28 f. 1. Isurus oxyrinchus Raf. Squalus comubicus Schn. Squalus Nasus Art. Enc. pi. 85 f. 350. Lacép. pi. 63. f. 1. Lamia Rond. Lib. 13. cap. 12. Carcharias Al- drov. f. 302 , 303 et 308. Corps un peu renflé au mi- (23 ) lieu ; ligne latérale commençant au dessus des yeux ; une carène très saillante le long des côtés de la queue; peau lisse. C'est le Requin, pour les pêcheurs de nos côtes. 24. L. BeAumaris, L. Pennanti Cloq. Squalus mo- nensis Schn. Squalus Pennanti Arted.Duham. sect.9. pi. 9. f. 1. Vulg. Beaumaris-Shark Penn. Zool. Brit. (édit. 2), p. 104. tab. 17. Touille-Bœuf. Museau assez court, corps fusiforme, peau lisse, pectorales petites et aiguës. Est plus rare que la précédente et a les dents plus aiguës. Ces deux espèces ou races atteignent les dimension du requin , c'est-à-dire 10 mètres et plus. XI. REQUIN, Carcharias Cuv. Point d'évents; dents tranchantes, ordinairement dentées; derniers trous des branchies allant aux pectorales. 25. R. vrai, C. verus Cloq. Squalus Carcharias. L. Carcharimus. — Blainv. Belon fig. 60. Dict. se. nat. pi. 26. Carcharia Lamia Raf. Ce poisson a besoin d'être étudié de nouveau pour ne pas le confondre mal à propos avec d'autres genres, Cuvier ne reconnaissant pour véritable et passable , que la figure donnée par Belon ; celle de Lacépède, le Squalus ustus^Qt celle de l'Encyclopédie, fig. 20, et Bloch, 119, étant du genre Scymnus probablement. 26. R. Renard -de -mer, C. Vulpes Cuv. Squalus Vulpes L. Galeus Vilpecula Raf. Carcharimus Vulpes Blainv. Enc. pi. 85. f. 349. Rond. Lib. 13. cap. 10. Duham. Pèches, sect. 9. pi. 21. f. 1 et 2. Vulg. La Faux, Benard-Marin; gris -bleuâtre, sans taches; lobe supérieure de la queue presque aussi long que le corps ; deuxième dorsale oppositive. ( 24 ) Nous sommes presque certain que l'espèce de la Méditerranée est une race ou une espèce autre que la nôtre, confondues, à raison de l'uniformité du carac- tère le plus saillant de la queue. 27. R. Perlon, C. cinerus Cloq. Squalus cinereus Artedi. Heptranchias cinereus Raf. Gris cendré en des- sus , s'affaiblissant sur les côtés ; peau peu rugueuse ayant sept branchies de chaque côté ; une seule dorsale vers le milieu du corps. Ce sont les pécheurs basques qui lui ont donné le nom de Perlon. 28. R. bleu, C. glaucus. Cloq. Carcharinus glaucus Rlainv. Squalus glaucus Rloch. pi. 86. nonLacép. Enc. pi. 7. f. 22. Duh. sect. 9. pi. 19, f. 6. Vulg. Bleuet, Grand Chien bleu. Corps allongé , bleu d'ardoise , plus clair en dessous. Nous ne pouvons trouver de différence bien notable entre notre poisson et celui de Lacépède , pi. 62 f. 2 , que Cuvier dit n'être pas celui de Bloch. Ce dernier a peut-être figuré un mâle , qui est plus grêle. Cepen- dant si le corps est vert de mer et non bleu ardoise et tout blanc en dessous , peut-être forment-ils deux races. C'est alors qu'il chasse les aloses qu'on en prend quelques individus; il nous vient du nord. On pré- tend en avoir vu de plus de 15 mètres. Ici on les voit d'un mètre à 1 mètre 50 cent. Cependant celui échoué à Dieppe en 1800, avait près de 5 mètres, et semble celui de Lacépède , dont le bleu est grisâtre. 29. R- brûlé, C. ustus Cuv. Squalus Carcharias Lacép. pi . 61 f . 1 . non h.Sq. Carcharias minor Forsk . Sq . ustus Dumer. Sa couleur brune , toutes ses nageoires échancrées à la deuxième dorsale près , mais non op- (25 ) posées à l'anale , peuvent la distinguer , si elle se pré- sente au sud de nos côtes , étant de la Méditerranée. XII. Roussette, Scyllium Cuv. Museau court et obtus ; narines près la bouche , se prolongeant sur les lèvres ; des évents et une anale ; dents à trois points . celle du milieu dominante. 30. R. ordinaire, Se. Canicida Cloq. Galeus Canicu- lus Raf. Squalas Canicula jL. Rloch. pi. 104. Enc. pi. 6. f. 18. Duh. sect. 9. p\. 22. Lacép. (I™ édit.) pi. 10. f. 1. Canicula aristotelis Rondelet, lib. 13, cap. 7. Vulg. Chien de mer, Grande - Roussette , Roussette, Chavou, Charou, Charohet. Corps gris-roussâtre , à tâches obscures et nombreuses , peu espacées ; pecto- rales très grandes , ventrales petites , appendice ver- miculaire aux narines ; les dorsales assez inégales ; anale entre les deux dorsales. C'est cette espèce et la suivante, qui donnent la se- conde qualité de chien de mer, pour les arts. Bien que sa chair soit plus que médiocre , le peuple la mange , et c'est de ce genre de poisson (les squales) celui qui est le plus commun sur nos côtes. 31. R. Rochier, Se. Catulus Cloq. Squaius Catulus L. non Bloch et Bonn. Lacép. (l re édit.) pi. 9 f. 2. Ca- nicula saxatilis Rond. Lib. 13. cap. 8. Enc. pi. 6. f. 17. Galeus Catulus Rafin. Deux lobes aux narines , dor- sales égales , taches du corps rares et larges ; anale sous la seconde dorsale. Ces deux espèces donnent le galuchat le moins es- timé. Dans la nouvelle édition de Lacépède , les noms ont été intervertis : la pi. 65 f. 2 est le Rochier, et 66 f. 2 la Roussette. La variation des couleurs et des lâches fait que Ton a l'ait des confusions dans les ( 26 ) deux espèces précédentes, et même le Squalus Mêlions de Linné est encore une modification du Rochier. XIII. MARTEAU , Zigaena Cuv. Tête à deux lobes latéraux portant chacun un œil , avec une narine à leur bord antérieur. Du reste, caractères généraux du groupe. 32. M. ordinaire, Z. Tucles Cuv. et Val. pi. 117. f. 1. Squalus Zigaena Lacép. pi. 64. f. 3. non L. Enc. pi. 6. f. 15. Duham. s. 9. pi. 21. f. 3 à 8. Dict. se. nat. pi. 32. f. 1. Sphyrna Zigena Raf. Cette espèce, qui n'est pêchée même qu'accidentellement sur nos côtes, est distincte de trois autres qui n'ont pas été vues en Europe, et qui sont les Z. Tiburo, Z. Blochiij etc. XIV. SCIE, Pristis Lath. Corps allongé, déprimé en devant , museau terminé par une longue lame ho- rizontale bordée de dents osseuses; branchies en dessous. 33. S. commune , P. antiquorum Lath. Cuv. pi. 117. f. 2. Squalus Pristis L. Dict. se. nat. pi. 27. Lacép. pi. 65. f. 1. Enc. pi. 8. f. 24. Vulg. Vivelle. 18 à 20 grosses dents de chaque côté du rostre ou scie. Elle est assez rare sur nos côtes , et va jusqu'à 5 mètres de long. Il est certain qu'on y trouve aussi la Scie pectinée (Pristis pectinata) , plus petite , et à 34 dents de chaque côté du rostre. XV. ANGE, Squatina Dum. Ni évents ni anale; bouche à l'extrémité du museau ; les yeux situés à la face dorsale; corps large et déprimé ; tête arrondie avec un col court porlant les branchies; deux barbil- lons. 34. G. ordinaire, S. laevis Cuv. Sq. Angélus Blain. Squalraia acephala Lapyl. Rhina Squatina Raf. Squa- ( 27 ) lus SquatinaL. Bloch. pi. 116. Enc. pi. 5. f. 14. Dub, pêches, s. 9. pi. 14. Vulg. Ange , Ange de mer , Ange- lot, Mordacle. Les pectorales comme entièrement réunies à la tête par la partie antérieure ; corps gris- roussâtre, blanchâtre en dessous. Assez commun sur tout notre littoral. 35. A. A tête libre, Sq. cephala, Squalraia cephala Lapyl. Squalus Squatina Lacép. pi. 68 f. 1. Dict. se. nat. pi. 22. Les pectorales un peu arrondies à leur sommet, près la tête , et laissant un léger intervalle. Dans la première espèce , les pectorales anguleuses joignent la tête ou la bordent. Du reste, c'est le pre- mier port général, liant les genres précédents aux Raies , par l'intermédiaire du genre suivant. Sont à décrire de nouveau. XVI. TORPILLE , Torpédo Dum. Disque du corps circulaire, abord antérieur joignant le museau, bordé de pectorales ; queue courte , charnue , dont la base élargie est bordée des ventrales ; les deux dorsales sur la queue. Toutes sont électriques. 36. T. vulgaire, T. Narke Riss. T. orbicularis Lapyl. Rondel. Lib. 12 cap. 9. T.ocellata Rafin. Vulg. Dali, Tremble, Trembard, le Tremblant, Trembleux, Treineriou. Corps jaune-roussâtre , à cinq taches dis- posées en pentagone. 37. T. de Galvam, T. Galvani Risso. pi. 3 f. 5. T. immaculata Raf. Jaunâtre bordé de brunâtre, sans aucunes taches. Ces espèces ne dépassent pas 60 centimètres. Il serait possible que la Torpédo orbicularis de M. de Lapylaie fut la T. marmorata Risso. pi. 3. f. 4. XVII. MOURINE, Myliobatis Dum. Tête saillante (28) hors des pectorales; larges dents plates ; queue grêle, allongée , armée d'un aiguillon denté, placé en arrière d'une dorsale unique. 38. M. Aigle de mer, My. Aquila Dum. Raia Aquila L. Dict. se. nat. pi. 24. Leiobatus Aquila Raf. Enc. pi. 4 f. 10? Rondel. Lib. 12. cap. 2. Duh. pêches, s. 9. pi. 10. Vulg. Mourine, Aigle, Bœuf, Ratepenade. Pec- torales vastes, triangulaire; forme générale des raies, mais à corps plus relevé (1) et une échancrure très notable de chaque côté de la tête. 39. M. Narinari, My. Narinari. Cuv. Raia. — L. Raia Aquila Lacép. pi. 53. f. 1. excl. syn. Narinari Marcg. p. et fig. 175. Sinus près du col , à peine sen- sible. Ce sont deux rares espèces , surtout la dernière , qui atteignent des dimensions remarquables. La fig. 10 pi. 4 de l'Encyclopédie méthodique nous semble se rapporter à cette espèce. La Raia Aquila, Bloch, pi. 81 , est un Trygon. XVIII. CÉPHALOPTÉRE , Ceplmloptera Dumer. Corps très déprimé , museau fourchu ; deux évents en arrière , yeux latéraux , cinq à six trous branchiaux , queue conique , dents dentelées. 40. C. Giorna, C. Giorna Risso. RaiaGiorna Lacép. tom. 5. pi. 20. f. 3 (l re édit.) Dict. se. nat. pi. 23. Raia céphaloptera Schn. Queue grêle, pectorales comme en forme d'ailes. Celte gigantesque espèce est véritablement acci- dentelle pour nos régions. Cuvier pense que la Mo- (1) La Raia aquila de Bloch, pi. 81, est une véritable Pasteuague avec nageoire additionnelle devant l'aiguillon, d'après Cuvier. (29 ) bular, Raia Mobular Gmel. et figurée par Duham., Pêches , sect, 9. pi. 17, ainsi que la Raia Fabroniana, pi. 59 , f. 1, 2, ou Apterurus Fabroni Raf. , n'en sont que des individus mutilés : chose possible, mais à constater. On pourra observer aussi la Ceph. Massena , dont la queue est à trois rangs d'aspérités , sans aiguillon : tandis que la C. Gioma en porte un très long à la base de sa queue sans membranes natatoires. XIX. PASTANAGUE , Trygon Adans ; forme géné- rale des raies ; queue armée d'un long aiguillon en scie double ; dents menues et serrées ; tête unie aux pectorales donnant une forme discoïde générale. 41. P. commune, Tr. Pastinaca Cuv. Trygonobatis. — Blainv. Dict. se. nat. pi. 25. Dasyatis Pastinaca Raf. Raia Pastinaca L. Enc. pi. 3. f. 8. Lacép. pi. 54. f. ii Bloch. pi. 82. Vulg. le Touare j la Tonne, Tarre- ronde. Museau aigu, dessus jaune-brunâtre uni, et quel- ques plis derrière les évents ; forme générale rhom- boïdale , queue longue atténuée nue , sauf l'aiguillon placé au tiers antérieur; dents menues et serrées. 42. P. Coucou, Tr. Cuculus, Raia Cuculus Lacép. Museau court , surface du corps nue , brun-fauve ou brun-bleuâtre , un ou plusieurs aiguillons dentés à la queue , dents très aiguës. Moins commune que la pré- cédente, elle va jusqu'au poids de 15 kilogrammes, lorsque l'autre va rarement à 6. Ce genre fournira certainement plusieurs espèces , étant mieux étudié sur nos côtes. Les pêcheurs regardant les aiguillons serretés de ces poissons, comme vénéneux, si l'on en est piqué , les suppriment très souvent , ce dont il faut être prévenu , pour ne pas se méprendre. ( 30 ) XX. RAIE, Raia. Corps disciformc rhomboldal ; queue allongée , mince ; deux dorsales et vestiges de caudale ; dents serrées en quinconce. Quelques individus ont quelquefois , au milieu du corps, une sorte de nageoire dorsale, qui constitue une modification accidentelle , de même que nous avons vu des Cyprins manquer de leur dorsale unique. 43. Nègre , R. nigra Lacép. pi. 57 f. 3. Raia laevis. Rondel, Lib. 12. cap. 5. Vulg. Raie-Rat , la Noire. Dessus du corps noir-bleuâtre (quelquefois brun des- sous) , chagriné ; trois rangs d'aiguillons sur la queue et un sur le dos. Si ce n'est que notre poisson a les angles de son disque aigus, nous croirions que c'est l'espèce de Rondelet, oubliée par les auteurs, mais elle a ces mêmes angles arrondis. Nous ne l'avons pas vue au- delà de la Gironde. Rondelet est trop exact pour que ces poissons puissent être identiques. 44. R. ondulée, R. undulata Lacép. pi. 58 f. 3. Cuv. pi. 119. Disque du corps arrondi; museau anguleux; grisâtre en dessus, avec des ondes plus pâles; une. rangée d'aiguillons de la tête à la queue , quatre ai- guillons autour et près des yeux , et un de chaque côté du dos. Cette espèce , assez rare , ainsi que la suivante , est toujours assez petite. La R. undulata Rondel. Lib. 12. cap. 6, semble une variété. 45. R. mosaïque, R. mosaïca Lacép. pi. 58 f. 1. Vulg. Rasilic. Corps un peu anguleux , jaunâtre , avec des taches blanches suivant des ondes tortueuses ; un rang d'aiguillons faibles de la tête à la queue ; deux ( 31 ) aiguillons en dedans de chaque œil , et un en devant, près du disque : cinq à six de chaque côté du haut de la queue. 46. R. bouclée, R. clavata L. Enc. pi. 3. f. 9. Lacép. pi. 56. f. 2. Rondel. Lib. 12. cap. 13? Dasy- batus clavatus Klein. Disque du corps rhomboïdal, en dessus varié de noirâtre et de cendre , avec des taches arrondies plus claires ; museau un peu saillant; ai- guillons forts et saillants en ligne , depuis le museau jusqu'à l'extrémité de la queue , a trois ou quatre pe- tites nageoires : un rang irrégulier d'aiguillons, sur le pourtour du disque. C'est une des espèces les plus ordinaires de nos côtes et la plus estimée , avec la suivante : confondue avec elle sous le nom de Raie bouclée , par le vul- gaire. 47. R. Ronce, R. Rubus L. Enc. pi. 4 f. 11. Lacép. pi. 51 , f. 1. R. Ratys Penn. Rrit. Zool. n° 30. Enc. sy. Rondel. Lib. 12. cap. 14. Disque du corps rhomboïdal, à angles obtus , hors le museau aigu , jaune-obscur tâché de brun ; trois rangs d'aiguillons sur la queue , un au dos ; aiguillons nombreux sur l'angle des pec- torales (le mâle) ou du bord postérieur (la femelle). La Raia Rubus, Rloch, pi. 84, semble une variété à aiguillons , et en dessus et en dessous du disque et celle de Rondelet en est peut-être une autre variété. 48. R. Chardon , R. fullonica. L. Lacép. pi. 51 f. 2. R. oxyrhinchus Rloch. pi. 80. Lacép. pi. 4. f. 1, (l re édit.). Rondel. Lib. 12. cap. 17. Vulgair. Raie sa- blée, Rochère. Tout le dos hérissé d'aiguillons, deux sur la queue, un près chaque œil; museau âpre; sur- face jaunâtre à taches noirâtres. (32) C'est a cette espèce que l'on veut rattacher les Raia cinerea, aspera et maculata de Duhamel , lesquelles , bien examinées, seront très distinctes. 49. R. Blanche, R. alba. Lacép. pi. 52, f. 2. Vulg. la Blanche. Disque du corps blanc-grisâtre , rhomboï- dal ; museau aigu ; trois rangs d'aiguillon sur la queue (un pour le mâle) , groupe d'aiguillons aux angles du disque. 50. R. bordée, R. marginata Lacép. Dict. se. nat. pi. 20. Corps fauve clair en dessus, à large bordure noirâtre ; museau pointu ; trois rangs d'aiguillons sur la queue , un derrière chaque œil ; queue noirâtre. Cette espèce , comme la précédente , est petite , et n'est pas rare. Cuvier pense que la R. oxyrinchus Rond. Lib. 12. cap. 7, ou Raia rostellata Risso. pi. i, 2 (laeviraia) Salv. pi. 142 , en est très voisine , sans être de l'espèce suivante. 51. R. museau-pointu , R. rostrata Lacép. Museau très aigu , corps lisse et gris ; blanchâtre en-dessous , à tâches noirâtres oblongues au-dessous ; queue à trois rangs d'aiguillons ; la femelle porte quelques ai- guillons au museau et à la circonférence. Cette petite espèce n'approche jamais des dimen- sions de la suivante , et est même plus commune. 52. R. oxyrinque, R. oxyrhinchusL. Enc. pi. 2.f.7. Vulg. Y Alêne, Miralet. Rondel. Lib. 12. cap. 7. Disque anguleux , gris-cendré parsemé de taches foncées en forme de lentilles et de taches blanchâtres et de points noirs ; un rang d'aiguillons de la tête à la queue , et deux à trois autour des yeux. Il y a certainement des variétés à trois rangs d'aiguillons à la queue. Cette grande espèce dépasse un mètre , et pour l'attendrir , ( 33) on la traîne sans soin comme la suivante , mais elle est moins commune pour nous. 53. R. Batys, R. Batys L. Enc. pi. 2. f. 6. Lacép. pi. 51. f. 1. Rondel. Lib. 12. cap. 8. Dipturus Batys Rafin. Vulg. Posteau, Pocheteau, Travant et Travan, Coliar, Raie blanche , Raie cendrée. Disque du corps à angles obtus , pendre ponctué de noir , âpre sans ai- guillons, 'si ce n'est à la queue un seul rang; les jeunes plus tachetés. Nous en avons vus de plus de 200 kil. larges d'un mètre 30 cent. Sa chair est moins estimée que celle des autres raies. M. de Lapylaie semblerait vouloir faire un genre de cette espèce, ayant distingué un Batys macrophala et un Batys microphala; ce ne sont pour nous que des preuves de la mobilité des formes dans la nature et de la variabilité des espèces • genre de distinction auquel nous ne croyons plus , bien qu'en l'utilisant ici. Nous devons encore posséder sur nos côtes la Raie chagrinée (Raia coriacea Lacép.), Raie aiguille (Raia Acus Lacép.) et quelques autres. M. de Lapylaie ci- tant des Raia florigera, melumpseca, monilifera, po- lyacantha , tigrina et variegata j qui malheureuse- ment ne sont indiquées par ce naturaliste que par les noms que nous citons, laisse ce genre à compléter. Seconde Section. BRANCHIES A MEMBRANE SANS OPERCULE. XXI. CHIMÈRE , Chimœra L. Tête large, aspect des squale et à bouche en dessous ; corps terminé par un 3 ( 34 ) long filet; bouche étroite à deux grandes incisives crénelées à chaque mâchoire; une seule ouverture branchiale au col en dessus ; nageoires paires. 54. Ch. arctique, Ch. monstruosa L. Enc. pi. 8. f. 25. Bloch. pi. 124. Cuv. pi. 113. f. 2. Galeus, Clusius p. 137 (déformé). GaimardVoy. en Isl.pl. 20. Dict. se. nat. pi. 14. Vulg. Roi des harengs , Chat de mer. l re dorsale triangulaire , deuxième courte et 1res longue s'étendant sur la queue ; corps à couleur argentine ondulé de larges taches brunes ; une ligne courbe au- dessous des yeux se lie à la ligne blanche latérale. Pour nous cette espèce, si commune dans le nord, n'est que de pêche accidentelle pour les sardiniers. Longue d'un mètre et plus. XXII. BALISTE , Balistes Artedi. Corps très com- primé , presque elliptique ; peau rugueuse à compar- timents; bouche très petite; six à huit dents sail- lantes; fente branchiale étroite; première dorsale à trois aiguillons inégaux; un prolongement en devant de l'anale. 55. B.caprisque, B. capriscus Gme\. Rondelet. Lib. 5. cap. 26. Salvi. pi. 206. b. B. maculatus Bloch. 151. Vulg. Porc. Couleur gris-bleuâtre , lâcheté de bleu- noirâtre. C'est une espèce vraiment accidentelle sur nos côtes sud , ainsi que la suivante ; elle était chez les Grecs d'un prix exorbitant. 53. B. Vieille, B. Vetula L. Enc. pi. 10. f. 33. Lacép. pi. 70. f. 1. Bloch. pi. 150. Couleur brun-jaunâtre, queue très en croissant , bandes étroites bleu-verdâtre sur le dos et entre le museau et les jugulaires. Sa longueur est de 30 à 40 centimètres. ( ** ) Il n'est pas possible, dans un genre aussi nombreux, qu'il n'en soit pas porté diverses espèces sur nos côtes. XXIII. BAUDROIE, Batrachus. Corps déprimé, tête formant plus d'un tiers du corps , bouche large , pec- torales presque à l'origine de la queue , étalées et for- mées comme de deux articles distincts. 57. B. Pécheresse, B. Piscatorius Dum. Risso. Lo- phius piscatorius L. Cuv. pi. 84. Bloch. pi. 87. Enc. pi. 8. f. 26. Gaimar, Voy. en Isl. pi. 19. Dict. se. nat. pi. 11. f. 1. Vulg. Diable de mer , Grenouille pêcheuse , Baudreuil, Pêcheur , Poisson pêcheur,, Chabot-vorage. Tête grosse, circulaire, bordée de fimbriures; longs filets au-dessus des narines. Cette espèce , assez rare , atteint plus d'un mètre de long. Troisième Section. BRANCHIES AVEC OPERCULES, SANS MEMBRANE. XXIV. ACIPENSÈRE , Acipenser Artedi. Corps al- longé , à peau dure et à tubercules osseux , symétri- que ; bouche en dessous , museau protractile , dents nulles. 58. A. Esturgeon, A. Sturio L. Bloch. pi. 88. Fnc. pi. 9 f. 27. Lacép.pl. 72. f. 3. Sturio vulgaris Rat'. Duh. Pêches, s. 8. pi. 1 à 3. Rondel. Lib. 14. cap. 9. Dict. se. nat. pi. 10. Vulg. le Créac, Esturgeon, grand Es- turgeon. Lèvre fendue , quatre barbillons vers l'extré- mité du museau allongé; cinq rangs de tubercules. Cette espèce remonte souvent nos divers fleuves , ( 36 ) on en a vu dans Paris même et dans la Loire au-des- sus d'Angers; il passe rarement deux mètres. Nous sommes presque certains que notre esturgeon est le Silure d'Ausone , le Silurus glanis n'étant pas des eaux de la Moselle. 59. A. de Lichenstein, A. Lichenstenii? Schn. Du- ham. id. pi. 1. f. 4. Museau très pointu, allongé, re- levé ; les tubercules sur cinq rangs , mais pressés. C'est à tort que nous avons placé notre poisson sous le nom de Sterlet, dans notre premier travail. Cette espèce dépasse rarement 50 centimètres , et la figure donnée par Duhamel est parfaite. Nous en avons ob- servé trois individus parfaitement identiques. Le Ster- let, a un seul rang de tubercules sur le dos, est peut- être aussi accidentellement de nos régions. 60. A. Hausen, A. Huso L. Bloch. pi. 129. Enc. pi. 10 f. 31 . Peau lisse, tubercules latéraux petits ; museau court, ainsi que les barbillons. Cette espèce remonte bien certainement quelquefois le Rhône , et c'est celle qui fut prise sur nos côtes vers 1790, ayant six mètres de long. C'est l'ichthyocolle or- dinaire, mais non celui de Duhamel, s. 8. pi. 6. f. 1, qui est du groupe des Silures. Quatrième Section. BRANCHIES AVEC OPERCULE ET MEMBRANE. XXV. MOLE, Cephalus. Corps comprimé, sans épine; queue comme tronquée; bouche petite sans dents , mais un os dentaire. ( 37 ) 61. M. Poisson-Lune, C. Mola Risso. Orthagoricus Mola Cuv. Tcrtrodon Mola L. Orthragus Luna Rafin. Enc. pi. 17. f. 54. Rloch. pi. 128. Duham. sect. 4. pi. 15. Lacép. pi. 42. f. 2 (édit. Dumer.). Dict. se. nat. pi. 8. D'une couleur argentée et d'une forme presque orbiculaire,ce qui lui a valu le nom vulgaire de Lune. Assez rare sur nos côtes et atteignant 1 mètre 30 c, et de 150 kil. et plus. XXVI. SYNGNATE , Syngnatus L. Corps anguleux, anguilloïde, articulé, cuirassé; bouche petite, sans dents, prolongée en bec; deux évents sur la nuque. * Anale , caudale et pectorales. 62. S. Trompette, S. Typhle L. Rloch. pi. 91. f. 1. Enc. pi. 21. f. 70. Typhle hexagonus Raf. Corps à six pans ; queue tétragone. Plus rare que la suivante et confondue avec elle par le vulgaire. 63. S. Aiguille, S. Acush. Rloch pi. 91. f. 2. Cuv. ■pi. 111. f. 1. Dict. se. nat. pi. 7f. 2. Enc. pi. 21. f. 71. Lacép. pi. 73. f. 3. Vulg. Aiguille, AiguWe de mer. Corps à sept pans , queue à six. Plus grande que la précédente , elle ne dépasse pas 30 cent. ** Pas d'anale „ mais caudale et pectorales . 64. S. Tuyau, S. pelagicus L. S. Aciculus Lap. Enc. pi. 21. f. 72. Siphostoma Acus Raf. Vulg. Tuijau de plume. Corps jaunâtre à sept pans , à bandes transver- sales brunâtres ; 31 rayons à la dorsale. C'est une espèce rare qui a été observée aussi par M. de Lapylaie. 65. S. de Rondelet, S. Rondeletii Lar. ami. mus. ( 38 ) 12. pi. 5. f. 5. S. Viridis Risso. Siphostoma viridis Raf. Corps verdâtre, à sept pans, jaunâtre en dessous et varié de brun et de blanchâtre ; museau un peu court et comprimé. Rondelet a figuré grossièrement cette espèce à la page 249, au-dessus de celle de S. Trompette. N'ar- rive pas jusqu'au département de la Charente. *** Pas de dorsale. 66. S. Ophidion, S. OphidionL. Bloch. pi. 91. f. 3. Enc. pi. 21. f. 73. Vulg. Serpent, Serpent de mer. Corps cylindroïde, verdâtre maculé de blanchâtre; museau retroussé; queue très aiguë. Long de 30 à 60 cent. , mais est rare plus on re- monte vers l'ouest. **** Sans caudale, mais pectorale et anale. 67. S. A crinière, S. Jubatus, S. Hippocampus L. Enc. pi. 22. f. 75. Lacép. pi. 73 f. 4. Hippocampus ju- batus Lapyl. Rondelet. Zoophistes, cap. 9. Hippo- campe filamenteux Dict. se. nat. pi. 7. f. 1. Vulg. Che- val de mer. Avant-corps dilaté , anguleux , tubercu- leux, heptagonale comprimé; queue à quatre angles; nuque à filet plus ou moins prolongé. Cette espèce , en se desséchant , se courbe d'une si singulière manière que le nom de Cheval marin lui en est resté , ainsi qu'au suivant , ou Cheval de mer. 68. S. sans crinière, S. atrichus , Hippocampus, vulgaris Cloq. H. atrichus Lapyl. Hippocampus hecta- gonus Rafin. Ce sont des tubercules pointus, au lieu de filets , qui sont sur la nuque. Il nous a semblé moins commun que le précédent et nous croyons même avoir observé des inlermc- ( 39 ) diaires. Cependant il est possible de lui trouver d'autres différences comme modification spécifique; l'un et l'autre portent le nom de Cheval marin vulgairement. XXVII. CYCLOPTÈRE, Cyclopterus. Ventrales sous forme de disque au-dessous du bassin; pectorales amples s'unissant sous la gorge ; peau visqueuse nue ou tuberculée; première dorsale petite ou à rayon simple (1). 69. C. Lompe, C. Lumpus L. Enc. pi. 20. f. 63. Gaimard, Voy. en Isl. pi. 8. Leo-marinus Firens pi. 16. Dict. se. nat. pi. 2. Vulg. Gras mollet, Lièvre, Lièvre- Mairn, Gracieux Seigneur. l re dorsale en forme de bosselure , précédée de tubercules , 3 rangs de gros tubercules de chaque côté; pectorales et jugulaires orangées ; caudale arrondie ; anale et deuxième dor- sale oppositive. Ce curieux poisson n'est pas commun sur nos côtes de l'Ouest et du Nord ; il a jusqu'à 1 mètre 50 cent. , mais le plus ordinairement moitié moins. Il ne faut pas le confondre avec le Lièvre, du Havre , dont nous parlerons plus loin. 70. C. épineux, C. spinosus Schn. 46. Forme géné- rale du précédent ; tubercules non sériés, aiguillonnés au milieu ; première dorsale à six rayons ; dos brun- foncé ; côtés et dessous blanc-grisâtre. Nous n'avons vu qu'un seul individu de 24 centi- mètres de long ; nous ne le pensions pas aussi rare qu'il l'est. 71. C. Liparis, C. Liparis L. Cyclogasterus Liparis (1) Nous ne concevons pas pourquoi Cuvicr a porté ce genre dans les Malacoptérigiens, car son squelette est cartilagineux, et les cartilages verdâtres. ( 40) Grono. Enc. pi. 20. f. 67. Bloch. pi. 123 f. 3. Lacép. pi. 74. f. 13. Dict. se. nat. pi. 3 f. 1. Toutes les na- geoires paires réunies ; une seule dorsale du dos à la queue , étendue comme l'anale ; caudale arrondie ; dos brun, côtés jaunâtres avec des taches ellipsoïdes vides. Va quelquefois jusqu'à 30 centimètres, ordi- nairement 15, mais est très rare; alors les pêcheurs l'ont pris pour une sorte de Lingue. 72. G. Souris , C. musculus Lacép. Vulg. Souris de mer. Grisâtre, tête déprimée; œil petit; opercules prolongées en appendice ; petit sillon sur la nuque ; des mamelons , au milieu des thoraciques ; dorsale et anale isolées de la caudale ; les nageoires sont brimes et la caudale grise ; un décimètre de long. Cette espèce , malgré l'opinion contraire de Cuvier, est très distincte de la précédente , bien qu'elle puisse lui être adjointe , si l'on adopte le genre cyclogasterus,, qui ne nous semble qu'une section de genre. Il se trouve en automne , près du Havre , dans les endi- guages de l'Eure. Peut-être avons-nous encore le C. lineatus etlebima- culatus, et même le C. Spatula figuré pi. 25 fig. 28 de l'histoire naturelle de Cornouailles , de Borlase. XXVIII. APTOCYCLE Lapyl. Aptocyclus. Genre voisin de la division Cyclogasterus. 73. A. ventru, A. ventricosus Lapyl. Voisin du Cy- clogasterus venlricosus L. Lacépède, et qui n'est pas encore décrit, et habite nos côtes de l'Ouest. A com- parer avec la fig. 66 pi. 20 de l'Encyclopédie. 74. A. Coffret, A. Ostracioïdes Lapyl., delà même région. Peut-être voisin du cycloptère denté. Enc. pi. 20 f . 64. ( 41 ) ACANTHOPTÉRIGIENS OU POISSONS A SQUELETTE OSSEUX. Première Section. APODES. XXIX. LEPTOCEPHALE , Leptocephalus Penn. Forme anguilloïde , très comprimée ; pectorales très petites; dorsale et anale s'unissant en pointe à la queue. 75. L. Morissien, L. Morissii Penn. Brit. Zool. 3. p. 125. Gron. Zooph. pi. 13. f. 3. Lacép. pi. 75. f. 1. Enc. pi. 86. f. 359. Dict. se. nat. pi. 81. f. 2. Tête très petite , comprimée , pas de caudale ; sillons latéraux reposant obliquement sur les deux côtés de la ligne latérale. C'est le Hameçon, long de 9 à 13 centimètres, qui habite les herbages de nos côtes du Nord. XXX. MURÈNE, Murœna. Corps cylindroïde, vis- queux et non écailleux ; opercules petits ; ouies pla- cées sous les nageoires pectorales; dorsale et anale peu élevées et prolongées longuement jusqu'à l'extré- mité de la queue. 76. M. Anguille, M. AnguillaL. Cuv. pi. 109. f. 4. Bloch. pi. 73. Salvi. pi. 4. Enc. pi. 24. f. 81. Dict. se. nat. pi. 82 f. 1. Anguillavulgaris Raf. Rondelet, Pois- son des lacs, p. 184. Vulg. Anguille, Vergniau (Paris). Leschenat (Midi). Pimpèneau ou AngiiilleUe (Ouest), (42) de moyenne grosseur ; Montée ou Civelle très petites (1) ; dorsale commençant à une grande distance des pec- torales ; très petits barbillons . Nous en avons observé de blondes ou de noirâtres , mais les plus ordinaires sont brun-verdâtre et argen- tées au ventre. M. de Lapylaie réduit à quatre races ou variétés , toutes nos modifications de ce poisson vulgaire : 1° Les macrocéphales , ou à grosse tête, rare, mar- gagnon du Midi ; 2° Les PlatyureSj ou celles à large queue , rares ; 3° Les OxycéphaleSj ou museau pointu, les plus or- dinaires ; 4° Les Ornithorinques , ou bec de canard, Gric-eel des Anglais. On en a décrit une variété ou plutôt une monstruo- sité , dont la tête était tout-à-fait comme arrondie. En 1811 , nous avons mangé d'une anguille, prise par le soc d'une charrue, en septembre, au milieu des terres, à plus de 400 mètres des eaux ; en 1802 ou 1803 , nous en avons trouvé une très vivante , en été , au milieu d'un pré et dans les herbes , à plus de quarante pas des eaux. Les Pibo ou Pibeaux des rivières de la Ven- dée, sont des anguilles à ventre jaune. Le Sardias du déparlement des Landes, cendré dessous, violacé aux côtes, à tête plate et obtuse, mérite d'être revu L'anguille prend une dimension remarquable quel- quefois; mais il est à craindre que ces anguilles de (1) En 1823, ayant placé dans les eaux vives du jardin de bola- nique d'Angers, une cinquantaine de ers civelles, huit années après, elle n'avaient que la grosseur très moyenne du Pimpcnau, pu 33 centimètres de long. ( 43 ) trois mètres de long ne soient que des congres , dans le plus grand nombre de cas ; mais si c'est une véri- table anguille , c'est le Pougaou des pêcheurs de la Méditerranée , tandis que Leschenat est le nom de l'es- pèce commune. 77. M. Congre, M. Conger L. Enc. pi. 24. f. 82. Bloch. pi. 155. Anguilla Conger Raf. Conger communis Cuv. Salvi. pi. 6. Vulg. Anguille de mer , Congre , Con- gret. Dorsale commençant près des pectorales ; ligne latérale formée de points blancs ; mâchoire supérieure avancée; dos grisâtre; une ligne longitudinale brune à la base de la dorsale; petits tubercules pour barbil- lons. C'est là le Congre de haute mer, atteignant jusqu'à 2 et 3 mètres, remontant très rarement les fleuves. Dans les jeunes , on voit des taches latérales , plus claires , sur le fond grisâtre ; on le prendrait pour une anguille sans cela. 78. M. noir , M. nigra Risso. Vulg. Congre de roche, Congre noir Corps noirâtre avec le museau très aigu ; ligne latérale de points gris; dessous blanc terne. Cette espèce ou race, avec le caractère de la dorsale, se trouve le plus ordinairement près les côtes et entre les rochers sous-marins. Pour nous , il est le moins commun. L'un et l'autre ont une chair peu estimée , et on les prépare , pour les conserver , à la manière de la morue. 79. M. Fer A cheval, M. Hippocrepis Lapyl. Corps translucide , tête portant en dessus une tache noire en forme de fer à cheval. C'est un très petit poisson anguilliforme , existant ( « ) dans les vasières des salines de nos côtes , et observé à Noirmoutiers par M. de Lapylaie, dans les grands réservoirs, avec les autres anguilles. XXXI. AMMOD1TE, Ammodytes L. Anguilliforme ; tête comprimée; mâchoires étroites et pointues ; men- dibule inférieure plus longue. 80. A. Appât, A. Tobianus L. Bloch. pi. 75. f. 2. Guv. pi. 110 f. 2. Enc. pi. 26. f. 88. Lacép. pi. 76. f. 2. Dict. se, nat. pi. 83. f. 2. Vulg. Èquilïe, Lançon, Appât de vase. Aiguille de sable. Gris argenté; côtes bleuâtres , ventre rosé ; ligne latérale très prononcée ; caudale fourchue ; anale peu étendue; dorsale allant près la caudale, et naissant non loin des pectorales; de très retites écailles près le cou. A peine long de 25 cent. , ce poisson a l'instinct de se cacher dans le sable humide des bords de la mer. D'autant plus commun que l'on s'élève dans le Nord. 81. A. Poitvin, A. Pictavus Lapyl. Se distingue de l'espèce précédente par l'absence de dents notables , par le nombre de ses rayons et quelques particularités de coloration. Il y a certainement plusieurs races dans l'Ammodite, car il y en a à tache rouge près la caudale. Ils ont des osselets oblongs et rudes au fond du gosier. XXXII. ESPADON, Xiphias Artedi. Corps sans écailles , pisciforme ; point de dents ; mendibule supé- rieure longuement prolongée en lame osseuse. 82. E. Mac air A, X. Makaira Sahw. Makaira nigri- cans Lacép. vol. 4. pi. 13. f. 3 (l Te édit.). Dorsale très grande , comme divisée en deux ; deux boucliers os- seux de chaque côté de la queue. ( 45 ) On a l'exemple d'un individu du poids de 360 kil. pris sur nos côtes. 83. E. commun, X. GladiusL. Cuv. pi. 50. f. 1. Cuv. et Val. tom. 8. pi. 255. Enc.pl. 26. f. 92. Bloch. pi. 77. Dict. se. nat. pi. 84. Lacép. pi. 77. f. 2. Vulg. Espa- don, Empereur. Brun sur le dos, blanchâtre au ventre; longue dorsale plus élevée à ses deux extrémités, anale échancrée, caudale en croissant. 84. E. Empereur, X Imperator Sch. Cuv. et Val. tom. 8. pi. 278. Duh. Pêches, s. 9. pi. 26. f. 2. Vulg. Empereur. Ventrales médiocres et deux dorsales écar- tées. Ce poisson est une espèce qui a besoin d'être cons- tatée de nouveau. Cuvier, mettant en doute la figure donnée par Duhamel, cependant très exact ordinaire- ment, et d'ailleurs ce caractère s'accorde avec le poisson figuré lib. 8. cap. 15 dans Rondelet, et rap- porté ordinairement à notre n° 83. Ce ne peut être le Xiphias ensis dont Lacépède n'a connu que la tête , car c'est le X. Velifer (Scomber Gladius Bloch, pi. 345) ou Isthiophorus Velifer des hautes mers. Ces très gros poissons atteignent jusqu'à 3 mètres de long, et c'est un événement lorsque l'on en pêche, car la chair en est excellente. XXXIII. ANARRHIQUE, Anarrihichas L. Corps mu- queux, courtement cylindroïde; museau arrondi; dorsale étendue de la tête à la queue ; plus de cinq dents coniques et molaires en haut et en bas ; écailles très petites sur peau lisse. 85. A. Loup, A. Lupus L. Bloch. pi. 74. Enc. pi. 26. f. 87. Mém. acad. des se. 1785- pi. et p. 188. La- cép. pi. 77. f. 3. Dict. se. nat. pi. 82. f. 2. Gaimard, ( 46 ) Voy. en Isl. pi. 4. Cuv. et Val. tom. 11. pi. 473. Vulg. Loup-Marin, Crapaudine, Loupe. Corps brunâtre en dessus , à bandes plus foncées , dépassant la ligne la- térale; caudale tronquée , noire à l'extrémité. Ce n'est que pendant l'hiver que l'on prend cette espèce sur nos côtes , ainsi que et plus rarement la suivante. 86. A. Chat , A. Minor Olafsen , Voy. en Isl. pi. 50. Gaimard , Voy. en Isl. pi. 4. Cuv. et Val. tom'. 11. pi. 476. Vulg. Chat-Marin, petit Loup de mer. Couleur brunâtre , mouchetée de noir dans toutes les parties ; dorsale mourant sur le col ; caudale arrondie , s'unis- sant à l'anale et dorsale. Si le précédent atteint même au-delà de 2 mètres , celui-ci ne dépasse pas 1 mètre , et ses dents sont comme cartilagineuses. Seconde Section. JUGULAIRES. XXXIV. TRACHINE, Trachinus L. Corps un peu carpoïde ; tête comprimée , à petites tubercules et ai- guillons ; écailles petites ; anus près des pectorales ; deux dorsales , dont une étendue jusque vers la queue, et oppositive d'une anale semblable. 87. T. vive, T. Draco L. T. vividus Lacép. pi. 78. f. 3. Enc. pi. 28. f. 98. Bloch. pi. 61. Salv. pi. 71. f. 12. Duham. Pêches, s. 6. pi. 1 f. 1. Cuv. et Val. tom. 3. pi. 87. 238. Trachine rayé Dict. se. nat. pi. 35 f. 1? Vulg. La Vive. Yeux rapprochés , bouche grande à (47 ) mâchoire supérieure plus courte; dos brun à raies obliques brunâtres; première dorsale noire à cinq aiguillons, dont le premier très raide; aiguillon oper- culaire droit, triangulaire aigu ; caudale presque tron- quée; ligne latérale assez près du dos. Nous avons observé quelques variations dans les couleurs. Elle est assez rare et se cache dans les sables au bord de la mer , et ne dépasse pas beaucoup 40 centi- mètres. M. de Lapylaie a constaté l'existence d'une glande à la base de l'aiguillon , ce qui le rend vénéneux. Sur quelques points de nos côtes , les règlements veulent que les aiguillons soient enlevés avant la mise en vente , et cependant les acheteurs veulent leur voir ces aiguillons. 88.T.ARANÉ0LE, T. araneolus Duham.s.6.pl.l.f.2. Vulg. Bodereau, Bois-de-Boc. Corps grisâtre, non ondulé; tête grosse, épine de l'opercule très courbée. De juin à juillet, assez commune, surtout vers le nord de nos côtes , et n'est point une jeune de la pré- cédente; elle a au plus deux centimètres de long (3 à 4 pouces). XXXV. CALLIONYME, Callionymus L. Tête grosse et large ; ouies formées d'un trou au côté de la nuque ; yeux rapprochés et comme horizontaux; première dorsale à rayons très manifestement prolongés , sur- tout le premier; écailles à peine sensibles. 89. C. Lyre, C. Lyra L. Enc. pi. 27. f. 93. Lacép. pi. 78. f. 1. Bloch. pi. 161. Duham. s. 5. pi. 10. f. 1, 2, 5. Cuv. et Val. tom. 12. pi. 226. Vulg. Lavandière s Vandière, Souris de mer, Doucet. Tète aplatie; pre- ( 48 ) mier rayon de la première dorsale presque aussi long que le corps et même plus quelquefois ; corps agréa- blement nuancé de jaune, blanc , bleu et brun. Anale et deuxième dorsale étendues, à rayons aigus, et presque oppositives. Elle a rarement 20 centimètres , mais va jusqu'à 30, et est plus fréquente vers le midi qu'à l'ouest de nos côtes. Nous doutons que le Dracunculus Rond, lib. 10. cap. 12 soit le même. 90. C. Lièvre, C. Lepus L. Desc. Voy. d'un nat. tom. 1. p. 93. pi. 4. f. 1. Duham. s. 5. pi. 10. f. 3, 4 et 6. Vulg. Lièvre, Lièvre marin , Lacert, Doucet femelle. Premier rayon de la première dorsale plus long que ceux de la deuxième; fond grisâtre sinué de brun. Il n'est pas rare sur nos côtes , même en remontant vers le nord. 91. C. Dragonne au, C. Dracunculus L. Enc. pi. 27. f.94. Cuv. et Val. tom. 12. pi. 274. Muller, Zool. Den. pi. 20. Bloch. pi. 162. f. 2. Pennant. Brit- Zool. 3. p. 167. tab. 27. Tête voûtée; rayon de la nageoire du dos plus courte que le dos et la queue; l'ouverture de la bouche très grande ; caudale arrondie ; coloration générale agréable. On l'a quelquefois regardée comme la femelle de la Lyre , mais bien à tort ; elle ressemble plutôt à la pré- cédente espèce , moins les couleurs ternes. Il a rare- ment au-delà de 20 centimètres de long. Le C. Pusillus (Laroch. ann. mus. tom. 13. pi. 25. f. 16) pourra se trouver dans le golfe de Gascogne. Voyez Dict. se. nat. pi. 34. f. 2. XXXVI. BATRACHOIDE, Balrachoïdes. Tête très large, bouche très grande, barbillons à la mâchoire ( 49 ) inférieure; deux dorsales réunies par une membrane; dont la première à trois aiguillons. 92. B. Tau, B. Tau Lacép. pi. 79. f. 1. Batrachus Tau Cuv. et Val. tom. 12. pi. 478. Bloch. pi. 3. f. 2, 3. Enc. pi. 30. f. 109. Vulg. Crapaud de mer. Trois ai- guillons à chaque opercule ; corps brun moucheté de noirâtre; caudale arrondie à trois bandes brunes; pectorales assez grandes , rayées ; anale étendue ; une tache comme deux yeux sur le front. Petite espèce qui se trouve au milieu des rochers , dans les flaques d'eau marine , et méritera un nouvel examen. XXXVII. BLENNIE , Blennius Art. Corps allongé et comprimé plus ou moins , à peau unie et écailles non visibles ; deux à quatre rayons ou épines aux jugu- laires. Toutes les espèces observées sur nos côtes , jusqu'à ce moment, n'ont qu'une seule dorsale occupant toute la longueur du dos. 93. B. Pholis, B. Pholis L. Enc. pi. 32. f. 118. Bloch. pi. 71. f. 2. Cuv. et Val. tom. 2. pi. 269 et 297. Vulg. Baveuse,, Perce-Pierre, Syrène. Dos noir-olivâtre, ou maculé de bleuâtre ; narines frangées et tubercu- leuses ; une échancrure à la dorsale ; ligne latérale courbée. Longue de 15 à 28 cent. Recherche les cavités des rochers sous-marins. 94. B. Gattorugine, B. Gattorugine L. Bloch. pi. 167. f. 2. B. Palmi-Cornis? Cuv. Enc. pi. 32. f. 116. Cuv. et Val. tom. 11. pi. 200 et 320. Un appendice palmé à chaque œil , deux près de la nuque ; raies brunes et taches sur le corps; ligne latérale droite; nageoires jaunâtres. 4 ( 50 ) Petite et rare. LeBlennius Gattoruginebitentacularis, observé sur nos cotes par de M. Lapylaie, doit se rap- procher de celle espèce. On ne peut se faire une idée précise de cetle espèce, qu'en distinguant le B. Galtorugine de Brunnich , qui est de la Méditerranée, de celui de Pennant, qui est encore une autre espèce, peut-être aussi de nos côtes, que celle de Linné. La véritable Coquihade décrite par Rondelet, et qui n'a qu'un lobe triangulaire charnu , bordé de rouge , ne nous est encore connue que de la Méditerranée. 95. B. Gunnel, B. Gunnelus L. Bloch. pi. 65. Enc. pi. 32. f. 119. Lacép. pi. 79. f. 3. Gunnellus murœ- noïdes Cuv. pi. 78. f. 2. Vulg. Papillon de mer. Corps très allongé ; huit à neuf taches noirâtres rondes à la dorsale , et un plus grand nombre à l'anale. Ne dépasse pas 15 à 20 centimètres; est d'autant moins rare que l'on s'élève vers le nord ; mais il ne faut pas le confondre avec le B. Gunnelus d'Olafsen (Voy. en Isl. tom. 3. pi. 49. f. 5) , dont les taches sont le long et de chaque côté de la dorsale , qui est peut- être celui de Cuv. et Val. , tom. 11. pi. 419. 96. B. Lentèque, B. Lentecus N. pi. 1. Vulg. Mor- doce, Mordocè, Mordoset, Nantèque, Lentèque, Nar- tèque. Tête grosse sans appendices; corps peu com- primé , brunâtre , tacheté de noirâtre sur toutes les parties. Ces divers noms vulgaires indiquent qu'il n'est pas rare sur nos côtes , surtout dans les parties rocail- leuses. 97. B. brun, B. brunneus N. pi. 2. Corps allongé , très comprimé; mâchoire supérieure plus courte; ( 51 ) dorsale très étroite à petits rayons épineux, jugu- laires à deux épines chacune. M. de Lapylaie n'ayant indiqué que par les noms de Blennius piclacus et Blennius Pi lie , ses espèces nouvelles , nous ne pouvons établir si elles ne sont pas nos espèces. Il doit encore nous rester quelques espèces de ce genre à reconnaître sur nos côtes. XXXV111. GADE, Gadm ; Art. Ooips allongé, lisse, comprimé à petites écailles. Yeux latéraux; nageoires à peau épaisse; pectorales en pointes ; opercules sans dentelures; sept rayons branchiostcges; trois dor- sales avec ou sans barbillons. Quelque répugnance que nous ayons à trop diviser les anciens genres , cependant nous en détacherons les Lotes et deux autres genres. * Des barbillons : Morrhua Cuv. 98. G. Tacàud, G. Barbalus L. Bloch pi. 166. G. Tacaud Lacép. Enc.pl. 29 f. 103. Dubam. Pêches, sect. 1. pi. 23. f. 2. Vulg. Poule de mer, Mollet, Gode, Petite-Morue, Malcot, Baraud-God , Guitaud. Corps un peu court; ventre nctablement avancé; opercule largement échancré ; dos verdàtre , côté et nageoire de la queue rosaire sur fond blanc ou gris; ligne laté- rale sinueuse ; queue très peu en croissant ; nageoires olivâtres bordées de noirâtre ; tache brune et petite , au-devant de la pectorale. Long de 33 à 50 centimètres. Cette espèce offre quelques variétés de couleur , et , sous le nom de Zo- natus, M. de Lapylaie en signale une. Cette espèce porte souvent les Lernea Salmonea et L. pinnarum. ( 52 ) La chair du Tacaud est presque aussi estimée que celle de la Morue. 99. G. Morue, G. Morrhm L. Enc. pi. 28. f. 101. Bloch.pl. 64. Lacép. pi. 78. f. 4. Duh. Pêches, s. 1. pi. 4 et pi. 12. f. 1. Morrhua vulgoris Cuv. pi. 106. f. 1. Dict. se. nat. pi. 36. f. 1. Gaimard, Voy. en Isl. pi. 16. Vulg. Morue,, Cabliau, Cabéliau, Morue fran- che. Tête , dos et côtés gris , semés de lâches jaunâ- tres , une plus grande derrière les yeux ; queue four- chue ; mâchoire inférieure plus courte , à petits bar- billons. Il est rare d'en pêcher d'un mètre de long. Les jeunes sont plus tachetés et plus vivement. Gependant on en trouve des individus tout gris. Nous n'avons pas d'idée de la variété Gadus Morrhua callarina de M. de Lapylaie. 100. G. Eglefiw, Mglefinus L. Bloch. pi. 62. Enc. pi. 28. f. 99. Duh. Pêches, s. 1. pi. 23. f. 1. Gaimard. Voy. en Isl. pi. 7. Vulg. Egrefin, Anon, Barrachota, Morue de Saint-Pierre. Dos verdâtre -foncé , ventre blanc-rosé; ligne latérale un peu courbe noire; en arrière de la tète et en dessous de la ligne latérale , une tache brune et oblongue ; caudale fourchue ; oper- cule échancrée à pointe très mousse ; très petit bar- billon. Cette espèce, assez commune, tient le milieu entre la Morue et le Lieu pour la taille; le ton général est le grisâtre. L'Eglefin du Nord (Voy. en Norv. tom. 2. p. 279. pi. 28) est le Gadus Saida. Il reste à constater si le Goberia de nos Basques est notre Eglefîn. (53 ) 101. G. Capelan, G. minutus L. Enc. pi. 29. f. 104. Bloch. pi. 67. f. 1. Duh. s. 1. pi. 21. f. 2. Vulg. Cape- lan, Bogue , Tacos, Tacoet, Tacohet, Officier ; dos brun- roux; côtés et ventre argenté piqueté de noirâtre; ligne latérale droite, gris-clair; mâchoire inférieure plus courte à un très petit barbillon. Il va en troupe et ne dépasse pas 24 centimètres : c'est presque en petit un Gade-Colinn 106. Le Gadus Callarias , taché de jaune comme la morue et à mâchoire analogue, mais proportionnelle- ment plus longue , et appartenant à ce groupe , doit être de nos départements du Nord. ** Sans barbillons : Merlangus Cuv. 102. G. Merlan, G. Merlangus L. Bloch. pi. 65. Enc. pi. 27. f. 105. Duham. s. 1. pi. 22. f. 1. Merlan- gus vulgaris Cuv. pi. 106. f. 2. Dict. se. nat. pi. 36. f. 2. Gaimard. Voy. en Isl. pi. 6. f. 1 (et non 2). Vulg. Merlan, Merlanet. Grisâtre sur le dos; argentin sur le ventre ; tache noirâtre à la naissance des pectorales ; queue peu échancrée, roussâtre; mâchoire supérieure dominante. Ordinairement long de 25 à 35 centimètres , il va rarement à 70 ; il reste à constater si le Meulnar de Dunkerque n'est pas un jeune merlan ou le suivant , ou le Gadus virens n° 104. 103. G. rouge, G. ruber Lacép. Vulg. Merlan rose, Merlanet. Couleur généralement rosâtre sur le fond gris-clair ; un enfoncement près le museau ; queue rectiligne à son extrémité. C'est une rare espèce ou variété à constater de nou- veau. ( 54 ) 104. G. Sey, G. Virens Asc. pi. 21. Gadus Setj La- cép. G. JEglefinus Olafs. Voy. en Isl. pi. 28. Merlangus virens Cloq. Vulg. Say , Eglefin. Enc. pi. 86. f. 360. Gaimard. Voy. en Isl. pi. 6, f. 1 (et non 2). Forme gé- nérale du merlan , sauf la couleur générale verdâtre r plus foncée sur le dos ; mais la première ventrale est plus courte et plus anguleuse , et son opercule n'est pas à pointe mousse ; caudale fourchue. On en pêche des individus de 2 décimètres , mêlés aux troupes de Merlan. 105. G. Pollàch, G. Pollœchius L. Bloch. pi. 68. Enc. pi. 30. f. 107. Duham. Pêches, s. 1. pi. 20. Mer- langus PoMachius Cloq. Vulg. Lieu, Llieu, Leanneguet, Merlu-Verdin , Grelin, Luts. Dos brun; côtés gris bien ponctués de noirâtre ; ligne latérale très courte ; cau- dale fourchue ; nageoires un peu rousses ; opercule à forte pointe mousse. Cette espèce, l'une des plus communes de nos côtes , a quelquefois 1 mètre 33 centimètres , et très souvent on applique les noms vulgaires de cette espèce à la suivante. 106. G. Colin, G. carbonarius L. Bloch. pi. 66. Enc. pi. 29. f. 106. Duham. s. 1, pi. 21. Merlangus carbona- rius Cloq. Vulg. Colin, Grelin, Morue noire, Merlan noir, Charbonnier. Dos noirâtre ou noir-olivâtre ; ligne latérale blanchâtre à peine courbée ; ventre comme à réseau de points noirâtres ; caudale très peu échan- crée ; mâchoire inférieure plus longue. Ordinairement de 33 centimètres de long et rare- ment de 80 ; assez rare et moins estimé encore que le précédent. XXXIX. MERLUCHE, Merluccius. Corps un peu ( 55 ) oylindroïde avec les caractères généraux des Gades. Ce genre offre deux dorsales seulement et pas de bar- billon ; deuxième dorsale et anale de l'étendue de la moitié du corps. 107. M. ordinaire, M.vulgaris Cloq. Gadusmerluc- cius L. Bloch. pi. 164. Onus riali et Merlangus riali Raf. Duham , Pèches, s. 1. pi. 24. Rondel. Lib. 9. cap. 9. Vulg. Merluche, Merlu, Merlan (Méditerr.), Merlu de Bretagne. Merhvet. Corps allongé, dos cendré; ventre grisâtre; mâchoire inférieure . un peu plus longue ; caudale droite ou très peu échancrée ; oper- cule à grosses dents obluses ; ligne latérale droite , noire, garnie antérieurement de petites verrues; anale et deuxième dorsale de l'étendue de la moitié du corps. Longue de 60 centimètres à 1 mètre. XL. LOTTE, Lotta Cuv. Forme allongée, cylin- droïde ; deux dorsales, des barbillons et caudale arron- die ; anale et deuxième dorsale 1res étendues. 108. L. commune, L. vulgaris Cloq. Cuv. pi. 106. f. 3. Dict. se. riat. pi. 35. f. 2. Gadus Lola L. Bloch. pi. 70. Enc. pi. 30. f. 110. Rondel. Poiss. des lacs, p. 120. Vulg. Lotie, Loche de Loire, Loche de mer (Maine et Loire), Lotte, Lotte de Loire J Lotie de ri- vière. Corps à bandes onduleuses irrégulières trans- versales, sur fond brun-verdàlre; un ou deux barbil- lons. Rarement on en prend en Loire de plus de 33 cen- timètres, bien que dans le Danube on en annonce d'un mètre. 109. L. Molve, L. Molva Cloq. Gadus Molva L, Bloch. pi. 69. f. 1. Enc. pi. 30. f. 108. Gaidropsarus ( 66 ) Mustellaris Raf. Duham. Pêches, s. t. pi. 25. f. f. Vulg. Molve, Lingue, Julienne, Morue-longue, grande Morue-Barbue. Corps très allongé; dos brun; côtés verdàtres; caudale à bandes circulaires noirâtres; bandes angulaires et opposées , reposant sur la ligne latérale , qui est droite et médiane ; mâchoire supé- rieure avancée, l'inférieure avec un long barbillon au milieu de plus petits; première dorsale arrondie. Cette espèce rare , et surtout les individus de 2 mè- tres , est: bien préférée à la morue, XLI. MUSTÈLE, Mustela Cuv. Corps allongé, vis- queux, cylindroïde; première dorsale crinoïde, ex- cepté le premier rayon; deuxième dorsale et anale étendues ; caudale arrondie; des barbillons. 110. M. commune, M. vulgaris Rondelet. Lib. 9. cap. 15. Dict. se. nat.pl. 37. f. 2. Gadus Mustela L. Lacép. pi. 80. f. 1. Enc. pi. 31. f. 111. Onus Mustellusei Mer- langus.' — Raf. Gadus tricirrhalus Bloch. pi. 165. Brun- grisâtre à macules noirâtres nombreuses; deux bar- billons au museau, un à la mâchoire inférieure. Les noms de Loche, Loche de mer, Loche noire, Lote ou Lotte de mer sont communs à toutes les espèces de ce genre , qui ont besoin d'une nouvelle étude com- parative , et d'être bien décrite , mais sans prolixité. 111. M. rouge, M. rubens Lapyl. Bien moins com- mune que la précédente, elle en a la forme, sauf la couleur rouge fauve , avec les mêmes genres de taches , ce qui lui a valu le nom de Loche-rouge sur nos côtes. M. de Lapylaie paraît en avoir observé une race à front plus bombé que dans la race ordinaire. L'une et Vautre de 30 à 40 centimètres au plus. ( &7 ) 112. M. a cinq barbillons , M. quinquecirrhata Gadus. quinquecirrhatus Penn. Brit. Zool. pi. 33. Gadus Mustella Bloch. pi. 65. Excl. syn. Risso. idem. Quatre barbillons à la lèvre supérieure , un à l'infé- rieure; macules noirâtres sur fond jaune rougeâtre; lignes noires obliques de devant en arrière à la dor- sale. Sa longueur est de 18 à 25 centimètres au plus. Moins commune que la précédente et corps moins gros. XLII. PHYCIS, Phycis Schn. Tête grosse; un bar- billon; deux dorsales; ventrales d'un seul rayon simple ou fourchu. 113. PH. Tanche de mer, Ph. Tinca Schn. non Bloch. Rondel. f. et pi. 186. Blennius Phycis L. Phycis Mediterraneus Laroch. ann. mus. et ic. Phycis Lepus Rafin. Brun noirâtre ; appendice à chaque narine ; pec- torales rouges ; anus à cercle noir ; nageoires dorsales de même hauteur. Cette belle espèce , de 40 à 60 centimètres, n'est pêchée que parles Basques. 114. PH. Merlu-Barbu, Dict. se. nat. pi. 27. f. 1. Ph, Blennioïdes Schn. PI. 6. Gadus albidus Gmel. Gadus fuscatus Penn. Blennius gadoïdes Risso. Phycis albidus Rafin. Vulg. Merlu-Barbu Duham. s. 1. pi. 25. f. 4. Petite Lingue. Couleur générale blanchâtre à teinte rou- geâtre ; du noirâtre sur le bord des nageoires ; la pre- mière dorsale plus haute , à premier rayon élevé; ju- gulaires à rayon bifide , deux fois plus longs que la tête; caudale arrondie; ligne latérale très sinueuse. Cette petite espèce , de 40 centimètres au plus , est très estimée des Anglais et très peu en France. ( 58 ) Le Ph. Gmelini Cloq. Batrachoïdes Risso. ne pourra se rencontrer que vers le golfe de Gascogne , s'il est de nos côtes océaniques. Troisième section. THORACHIQUES. XLIIÏ. PTÉROZYGUE, Pterozigus Lapyl. Forme cylindroïde (de la Lotte) ; nageoires pectorales et tho- raciques réunies par la base. 115. P. de Rièvre, P. Bievrii Lapyl. Nous n'avons point observé ce curieux poisson qui doit être très voisin du genre Gobie; M. de Lapylaie l'a étudié à l'Ile-Dieu. XLIV. LÉP1D0PE, Lepidopus. Corps comprimé la- melliforme allongé ; un seul rayon à l'anale et aux thoraciques ou pectorales. 116. L. gouanien, L. gouanianus Lacép. Cuv. et Val. tom. 8. pi. 232. Lep. argenteus Bonnat. Lep. ar- gireus' Cuv. pi. 67. f. 1. Trichurus caudatus Mem. stoch. 1788. pi. 9. f. 1. Ziphotheca tetradens soc. Wern. tom. 1. pi. 2 et 3. Wandellius Lusitaniens Shaw. Zool. 2. p. 199. Trichurus Gladius Mém. soc. hist. nat. Co- penh. tom. 5. pi. 2. Vulg. la Jarretière. Une dorsale presque prolongée jusque sur la queue, qui est petite; mâchoire supérieure très courte; deux écailles poin- tues et mobiles pour ventrales. Il est possible que le Lepidope vu par M. de Lapylaie sous les pierres et parmi les goémons ou les espèces diverses de fucus, soit le Lepidopus pellucidus de Risso. Ichthiologie de Nice, pi. 5. f. 19. ( 59) XLV. GOBIE, Gobius L. Corps allongé, un peu cy- lindroïde; les deux pectorales réunies Tune à l'autre; deux dorsales. 117. G. Buhotte, G. variabilisN. Vulg. Tout nud (Char.-Inlër.) , la Buhotte (Calvados), Duham , Pèches, secl. 6. pi. 3. f. 3. Brunâtre, à ligne latérale très poin- tillée et près du dos. Quatre raies noires à la caudale, àpeineéchancrée. ' Nous pensons que c'est bien là le G. variabilis de M. de Lapylaie, qui reçoit le nom de Cabot des Chasses à nie-Dieu, et qui est susceptible de passer par troi > nuances : au grisâtre , gris-jaunâtre et au noirâtre , sans être le suivant. 118. G. Aphie, G. Aphia L. Penn. Brit. Zool. pi. 37. Goujon blanc Enc. pi. 35. f. 136. Rondel. Lib. 7. cap. 3. Vulg. Loche de mer, Cabot-Loche. Gris blan- châtre à bandes ferrugineuses ; ligne latérale obscure ; nageoires à bandes brunes , première dorsale à six rayons très dénudés au sommet. Sa longueur dépasse rarement un décimètre. H9. G. Boulot, G. niger L. Bloch. pi. 38 Enc.pl. 35. f. 134. Cuv. et Val. lom. 12. pi. 948, 136, 188. Vulg. Boulerotj Syrène. Fond gris-clair, semé de tâches jaunâtres et noirâtres; bandes noirâtres sur le dos; nageoires noir-bleuâtre; première dorsale à six rayons courts , raides et peu dénudés , la deuxième à quatorze rayons un peu plus longs ; caudale ar- rondie. Assez commun à travers les algues, sur nos roches sous-marines-, il dépasse très rarement 15 centi- mètres. 120. G. noirâtre, G. nigricans Lapyl. ( 60 ) Peut-être n'est-ce que le G. bicolor L. D'un brun- noirâtre à nageoires rougeâtres , et il aurait la teinte des nageoires affaiblies et passée au brunâtre. Au surplus, ce genre doit donner bien d'autres espèces, puisque Risso, sur la Méditerranée, dans une étendue de côle assez restreinte , en a observé neuf espèces. XL VI. COTTE , Cottus L. Tête épineuse , plus large que le corps, lequel est presque conique; caudale ar- rondie ; deux dorsales ; les pectorales très grandes et à plus de trois rayons ; pas de barbillon. 121. C. Meunier, C. Gobio L. Bloch. pi. 38. f. 1. Rondelet, Poiss. des lacs. p. 147. ic. Enc. pi. 37. f. 149. Duham. Pêches, secl. 5. pi. 11. f. 5 et 6. Cuv. et Val. tom. 4 pi. 145. Vulg. Têtard, Tête-d'âne, Chabot, Chapsot, Chaboisseau, Meunier, Godet, Aze. Yeux rapprochés verticaux , sur une grosse tête ; deux ai- guillons recourbés sur chaque opercule; ventrales à quatre rayons; écailles microscopiques. Vit dans les eaux douces, vives, sous les pierres ou dans les herbes. Il varie dans le ton général de ses cou- leurs , qui est le gris ; mais on en voit de roussâtres et d'autres noirâtres. Rarement il a plus d'un déci- mètre. Il place ses œufs dans le sable et s'établit auprès. Toutes les espèces suivantes sont des mers. 122. C. Quatre-Cornes , C. quadricornis L. Enc. pi. 37. f. 46. Bloch. pi. 108. Cuv. et Val. tom. 4. pi. 168. Vulg. Crapaud de mer. Quatre protubérences osseuses sur la tête et une au bord de chaque œil ; dos brun ; côtésjaunâtres, ventre gris, le tout ponctué assez régulièrement ; grandes nageoires grises à bord noir; les pectorales rougeâtres. ( 61 ) Cette espèce , longue de 20 à 25 centimètres , est de nos côtes méridionales et encore assez rare ; à corps gros et trapu. 123. C. Scorpion, C. Scorpius L. Bloch. pi. 40. Gaimard. Voy. en Isl. pi. 9. f. 2. Duham. Pêches, sect. 5. pi. 3. f. 3. Enc. pi. 37. f. 148. Cuv. et Val. tom. 4. pi. 160. Vulg. Scorpion de mer, Chabot, Cha- boisseau, Crapaud de mer, Diable de mer. Deux pi- quants mobiles devant les yeux et trois à quatre de chaque côté. Corps gris , marbré de gris-brunâtre , couvert de points rudes et saillants; dos noirâtre, marbré de gris et de brun; forme générale trapue et peu allongée; nageoires traversées débandes brunes. Atteint rarement 33 centimètres , excepté dans le Nord. L'individu figuré dans l'Encyclopédie est peu diffé- rent du nôtre. Reste à constater, ici encore, la fixité ou mobilité des formes , et même celle des couleurs, qui nous semblent très variables. 124. C. lisse, C. lœvigatus Lapyl. Duham. id. pi. 3. f. 4. Vulg. Têtard, Petit Diable de mer. Forme géné- rale du précédent, mais corps lisse ; première dorsale un peu arrondie. Cette espèce est plus commune , et dépasse rare- ment 15 centimètres. Il y a quelques modifications pour l'intensité des couleurs généralement fond gri- sâtre avec tacheture brune. XLVII. ASPIDOPHORE, Aspidophorus Lac Avec les caractères généraux du genre Cotte, des barbillons à la mâchoire inférieure. 125. A.ARMÉ,JL.armafMsLacép. Asp. EuropœusCuy. et Val. t. 4. pi. 201. Cottus cataphractus Gmel. Bloch. ( ** ) pi. 38. f. 34. Encyclopédie, pi. 37. f. 145. Penn. Brit. Zool. pi. 11. Duham, Pèches, s. 5. pi. 11. f. 4. Vulg. Pogge et Cataphracte. Corps couvert de plaques dures et osseuses, et comme polygone; nez à quatre tuber- cules oblongs; brun à bandes transversales sur le corps; anale presque sous le milieu du corps et à quatre à cinq rayons; pectorales larges; caudale arrondie. Il est connu vulgairement sous les noms de Souris de mer et de Savari. Nous n'avons vu ce poisson que des côtes du dépar- tement de la Gironde, et il y est rare, d'après les notes de feu d'Argelas , professeur d'histoire naturelle à Bordeaux. Cependant il parait remonter jusque vers nos côtes Nord. N'a pas plus de t5 à 16 centimètres de long. XLVIII. PÉRIRTEDION , Lacép. Corps anguleux , cuirassé; museau fourchu avec ou sans barbillons sous la gorge ; une seule dorsale étendue. 126. P. Malarmàt, P. Malarmai Lacép. Dict. se. nat.pl. 60. f. 2. Trigla cataphracta L. Duham. s. 5. pi. 9. f. 2 , 3. Vulg. Malarmàt Corps rougeâtre (vivant); front armé de pointes re- broussées; cinq barbillons à la mâchoire inférieure; opercule à une seule pointe ; dorsale uniforme , éten- due. Il a rarement au-delà de 33 centimètres. Ne remonte pas au-delà du département de la Cha- rente-Inférieure sur nos côtes , mais moins rare dans le golfe de Gascogne. 127. P. Charbrontère , P. Charbrontera Lacép. Trigla Bonat. Enc. p. 145. Cuv. et Val. tom. 4. pi. 112 et 127. Trigla hamata Sch. Corps à angles émoussés, à ( 63 ) quatre sillons ; trois piquants sur la queue et trois en dessous, disposés en triangle; deux plaques os- seuses de la poitrine à l'anus; dorsale moins pro- longée que l'anale; les nageoires, excepté la cau- dale, beau rouge. Pas plus commun que le précédent et mêmes lieux. 128. P. de Duhamel , P. Duhameli Duham. Pêches , p. 114. s. 5. pi. 9. f. 4. Tèle à opercules à deux longues pointes; museau sans aiguillons; jugulaire simple; dorsale élevée près de la léle, dépassant l'anale, la- quelle esta deux et trois aiguillons allongés. Celle espèce , confondue surtout avec le Malarmat, est toujours moitié plus petite. La figure 234 pi. 59 de l'Encyclopédie, à deux dor- sales et copiée de Willughby , esl une espèce diffé- rente de noire n° 126 ou semblerait au moins très paradoxale, par sa première dorsale en deux parties. XLIX. SCORPÈNE , Scorpœna L. Tête grosse , gar- nie d'épines et de prolubérence, avec ou sans barbil- lons; une seule dorsale ou la deuxième plus grande, continue à la première. 129. S. Rascasse, S. Porcus L. Cuv. et Val. lom. 4. pi. 300. Rascasse ordinaire Lapyl. Ënc. pi. 88. f. 368. Enc. pi. 38. f. 15? Duham. sect. 5. pi. 4. f. 1, 2 et 3. Se. Scofra Lacép. pi. 86. f. 3. Dicl. pi. 4. f. 2. Bloch. pi 180 et 182 (malgré la différence des noms). Vulg. Crapaud, Crapaud de mer, Diable , Crabe, Crabe de Biaritz , Sacarailla. Prolongement très saillant près des yeux et des narines ; dos brun , nageoires tache- tées ; dorsale à douze ou treize piquanls recourbés; écailles petites et rudes ; Elle a un décimètre de long ( B4 ) et n'est pas très rare sur nos côtes. La figure donnée par Duhamel , copiée par Bloch , rend mieux notre poisson que celle de l'Encyclopédie. 130. S. Truie, 5. Scofra L. Cuv. et Val. tom. 4. p. 288. L. Scorpœna Porcus Dorb. Die. pi. 4. f. 2. Vulg. Crapaud, Crapaud de mer, Rascasse rouge, Gourlin. Couleur générale rouge; dos très voûté; na- geoires rouges , tachetées un peu de brun et de jau- nâtre ; mâchoire inférieure frangée latéralement ; tu- bercules épineux au-dessus des yeux; ligne latérale garnie de petits prolongements ou lambeaux dentelés à l'angle des mâchoires et sur les flancs. Il est possible qu'il y ait ici deux espèces voisines et distinctes confondues sous le même nom dans un genre où les espèces sont généralement assez rares et difficiles à observer par les nombreuses modifications de la surface de leur corps. 131. S. gibbeuse, S. gibbosa Schn. pi. 44. Cuv. et Val. loin. 4. pi. 308. Duham. s. 5. pi. 3. f. 1. Vulg. Chaboisseau (Conquet) . Crapaud de mer (Calvados). Tête monstrueuse, à épines fendues en plusieurs points à leur sommet ; bouche relevée ; dorsale pres- que séparée en deux. 132. S. dactyloptère , S. daclyloptera Laroch. Ann. mus. vol. 13. pi. 22. f. 9. Cuv. et Val. tom. 4. pi. 336. Perça marina Penn. Brit. Zool. pi. 48. f. 2. Enc pi. 54. f 210. Salvin. pi. 201 Will. pi. 10. f. 13. Cottus Massiliensis L. Scorpœna. — Lacép. Tête garnie d'aspérités simples , peu élevées ; opercules très den- tés; préopercules denticulés; dorsales commençant au bas de la gibbosité du dos et bien élevée vers la ( 69) queue. Cette espèce est très rare dans toute l'étendue de notre littoral océanique. Je pense que c'est encore là YHolocentrus norvégiens Lacép. , cependant cela est encore à constater. 133. S. crètée, S. cristata. S. horrida Desc Voy. d'un nat. tom. 1. p. 89. pi. 4. f. 2. non L. Vulg. Cra- paud (Havre). Tête à trois crêtes dentelées, répondant en long à la dorsale et aux lignes latérales ; dorsale échancrée au milieu ; dos brun , ligne latérale blan- châtre; ventre blanc ondulé sur ses bords. Les formes extraordinaires et peut-être variables de ces poissons , les rendent très difficiles à débrouiller , puisque Cuvier , dans ses observations , prétend qu'il n'y a pas encore une figure bonne du n° 130. L. GRONDIN, Trigla L. Tête cuirassée par d'énor- mes sous-orbitaires réunis aux préopercules; trois rayons inférieurs des pectorales détachés des autres; deux dorsales bien séparées : la première plus élevée ; caudale souvent échancrée. 134. G. Rouget , T. Cuculus L. Bloch. pi. 59. Duham. sect. 5. pi. 7. Enc. pi. 60. f. 235. Cuv. et Val. tom. 4. pi. 26 et 64. Trigla grunniens Lacép. Vulg. le Grondeur, Gronau, Coucou, Rouget-Grondin, Ca- villone, Rouget-bastard. Rouge plus ou moins vif, surtout à la tête ; rayé de bandes perpendiculaires du dos à la queue ; museau un peu échancré à deux pe- tits prolongements ; une tache un peu noirâtre à la première dorsale. Très estimé comme les suivants et d'autant plus rare que l'on se porte vers l'Ouest et surtout vers le Nord de nos côtes. Lacépède semble le confondre avec sa Trigla Pini. 5 ( 66 ) 135. G. Gronau, T. Lyra L. Bloch. pi. 350. Enc. pi. 60. f. 236. Duham. sect. 5. pi. 8. f. 1. Cuv. et Va- lenc. t. 4. pi. 55. Vulg. Gronau , Grelau , Bourreau, Rouget-Grondin, Rouget^ Grondignet, Cardinal. Museau un peu allongé, fortement divisé en deux lobes den- telés ; un aiguillon au-dessus de l'œil ; couleur générale d'un beau rouge; des tubercules durs le long des dorsales , toutes deux contiguës; rouge dominant sur tout le corps et ventre argenté. Je l'ai toujours vu plus rare que le précédent. Il paraît que le poisson du département des Landes a des aiguillons. Vieil individu? 35 à 40 cent, de long. 136. G. Grumet, T. Grumetus Duham. s. 5. page 111. pi. 8. f. 3. Vulg. Grumet, Rouget-Grumet. Dos brun, côtés jaune-clair mêlé de verdâtre ; un aiguillon très pelit près l'œil; lèvre non frangée; caudale peuéchancrée. Ce serait peut-être une variété du n° 134. Il est cou- vert de grivelure. Le Rouget-têtard, Rouget-bécard, f. 5. de la même planche de Duhamel , n'est certainement qu'une va- riété du Grumet des mêmes côtes (le Calvados). Le Grumelet , f. 4 , n'est qu'une modification , ou même une monstruosité , bonne à observer de nouveau , ayant une échancrure de caudale très prononcée. Le Calumet, qui est rougeâtre et des mêmes côtes, sera une variété de Record, se rattachant a quelque espèce précédente. 137. G. Galline, T. Hirundo L. Bloch. pi. 60. Enc. pi. 60. f. 238. Cuv. et Val. t. 4. pi. 40. Duh. s. 3. pi. 9. f. 1. D'Orbig. Dict.pl. 4. f. 1? Vulg. Hirondelle de mer, Galline, Perlon, Bellicant, Pelonet. Corps brun-violâtre, argentin au ventre; ligne latérale à écailles relevées, (67 ) une 2 e ligne près les dorsales ; pointe des opercules courte. Le perlon de l'Enc. pi. 60 f. 237 est différent. Cette espèce passe à peine 3 décimètres. Il ne faut pas confondre cette espèce avec le véritable Perlon, qui lui ressemble beaucoup , en effet, figuré pi. 60 f . 237 de l'Encyclopédie, qui en diffère par sa deuxième dorsale et l'anale plus étendue , et par ses opercules à longue pointe. C'est peut-être l'espèce de la Méditer- ranée , ayant aussi des appendices près des yeux , mais la caudale plus échancrée et plus colorée que notre espèce; elle me semble celle de M. d'Orbigny. 138. G. Bellicant, T. Gurnadus Cuv. et Val. t. 4. pl.62.Bloch. pi. 58. Duham. s. 5.pl.9.f.l.Enc. pi. 6. f. 236Vulg. Gournau, BeUkant, Rouget-Bâtard, Gron- deur. Museau un peu allongé ; opercule et préopercule à longue pointe ; corps brun-bleuâtre, un peu jaunâtre sur les côtés ; première dorsale verdâtre , l'autre et l'anale brunâtres ; bordure de la base des dorsales rude. Plus on s'élève vers le nord , et plus cette espèce est commune ; comme son œil est très grand , peut- être est-ce l'espèce que M. de Lapylaie signale sous le nom de Trigla megalophtalma , sans la décrire. 139. G. Imbriago, T. lineata L. Bloch. pi. 354. Cuv. et Val. tom. 4. pi. 34 et 86. T. Lasioviza Lac. Adria- tica Linn. Rondel. lib. 10. cap. 5. Vulg. Imbriago, Rouget. Tête très grosse; couleur violacée à bandes brunâtres-obscures partant du dos; ligne latérale jau- nâtre; pectorales maculées de noirâtre; opercule tronquée au bas des joues ; caudale peu fourchue ; les deux dorsales rapprochées. LI. PIRABÈBE , Dactylopterus Lacép. Rayons déta- chés au-dessous de la pectorale , nombreux et large- ( 68 ) ment membranes ; museau court et bifide ; préoper- cule à très longue épine; deux dorsales; écailles à carène. 140. P. Hirondelle, D. Pyrapeda Lacép. Trigla vo- litans L. Bloch. pi. 351. Dactylopterus communis Cuv. et Val. tom. 4. pi. 117. Vulg. Hirondelle de mer, Pois- son-volant. Enc. pi. 61. f. 239. Rondel. lib. 10. cap. 1. Dict. se. nat. pi. 60. Corps rougeâtre à reflets violets ; tête panachée de rouge et de jaune ; l re dorsale bleue; la 2 e verte; caudale fourchue, bleuâtre; pectorales vastes, verdâtres, ponctuées de bleu-noirâtre. N'est pas plus commune sur nos côtes du midi , que sur la Méditerranée. Rarement de 33 centimètres. LU. CORYPHÈNE , Coryphœna L. Tète comprimée, nuque en carène ; museau arrondi ; dorsale occupant la longueur du dos. 141. C. Dorade, C. Hippurus. L. Bloch. pi. 174. Du- ham. Pêches/s. 4. pi. l.f. 1. Enc. pi. 33. f. 125. Cuv. et Val. tom. 9. pi. 278. Vulg. Dorade, Do fin. Corps al- longé , tête grosse ; front vertical ; côtés bleu-argenté à tâches jaunâtres ; caudale très fourchue , jaunâtre comme les autres , excepté les jugulaires et pecto- rales rouges à la base ; dorsale bleue a soixante rayons. Rarement cette espèce des hautes mers avance sur nos côtes; cependant on en a pris jusqu'à Belle-Isle. Morte , elle se décolore ; quelquefois 1 mètre de long et plus. LUI. MULLE, Mullus L. Grosse tête ; port des Gron- dins ; corps à grandes écailles caduques ; deux barbil- lons longs et charnus; deux dorsales. 142. M. Rouget, M. barbatus L. Bloch.pl. 348. f. 2. M. ruber Lacép. Enc. pi. 59. f. 232. D'Orbig. Dict. ( 69) pi. 3. f. 2. Cuv. et Val. tom. 3. pi. 442. Vulg. Rouget, Mulet-Rouget, Barbarin. Rouge pourpre sur le dos, rosaire sur les côlés, argentin au ventre; ligne laté- rale près le dos ; nageoires rouge-jaunâtre ; œil très grand; pectorales éloignées de l'opercule; ventrale éloignée de la pectorale. Il ne dépasse pas 25 centimètres de long ; sa chair est rouge comme ses écailles. C'est ce poisson que les luxueux Romains payaient jusqu'à 1,400 fr. de notre monnaie , pour orner leurs tables. Cette espèce est rare, même dans le golfe de Gascogne. 143. M. Surmulet, M. Surmuletus L. Cuv. pi. 19. f. 2. Enc. pi. 59. f. 233. Duham. sect.6.pl. 3. f. 1 ei2. Rloch. pi. 348. f. 2. Cuv. et Val. tom. 3. pi. 433. Partie supérieure briquetée ; côtés à trois raies jaunes lon- gitudinales; les deux mâchoires dentées. Cette espèce , plus commune que la précédente , remonte même jusque sur nos côtes nord , et y est connue sous les noms de Barbeau de mer , Rondelle, Barbarin et même Rouget. Plus grand que le précé- dent , il a de 20 à 25 centimètres. LIV. APOGON, Apogon Lacép. Caractères généraux et forme du Mulle , mais pas de barbillons à la mâ- choire inférieure. 144. A. rouge, A. ruber Lacépi Centropomus ru- bens Spinola. Apogon Rex-Mullorum Cuv. iconog. Reign. anim. pi. 19. f. 2. Cuv. et Val. tom. 2. pi. 143. Vulg. Rouget, Roi des Rougets. Cest avec doute que nous le plaçons sur nos côtes de l'Océan ; mais il est commun sur la Méditerranée. LV. CENTRONOTE, Centronotus Lacép. Dorsale ( 70 ) unique précédée de quelques aiguillons et plus éten- due que lanale; corps earpoïde. 145. C. Pilote, C. Duclor Lacép. GasterosteusDuctor L. Enc. pi. 57. f. 223. Duham. Pêches, s. 4. pi. 4. f. 4 et pi. 9. f. 3. Scomber Ductor Bloch. pi. 338. Vulg. Pi- lote, Fanfré (département du Var). Corps brunâtre , à larges bandes transversales bleuâtres; quatre épines sur le dos; tête obtuse; caudale fourchue. Il est rare , excepté en haute mer, cependant il con- duit quelquefois les navires jusque dans nos ports du midi. 11 a 20 à 25 centimètres de long; cependant il paraît qu'entre les tropiques il atteint de 35 à 50 cen- timètres. Sous le nom de Pilot de haute mer, Duhamel (sec- tion 8. pi. 6. f. 2. ) a donné la figure d'un poisson qui suit aussi les vaisseaux très près de nos cotes et jusque dans les ports. Il semble se rapprocher des Holocentres ; sa lêle est courte et grosse , sa bouche grande à lèvres très prononcées; une seule dorsale à neuf piquants et la partie postérieure très étendue ; l'opercule est triangulaire allongé et obtus; dos gris- argenté; ventre blanc; caudale blanc-jaunâtre tron- qué. Il a de 49 à 50 centimètres. Il paraît que c'est un jeune Polyprion cernium Cuv. (Amphiprion america- nus Schn. p. 205 ,el Amph. australe, pi. 47. Scorpœna massiliensis Risso.). Nous n'avons nul fait, pour la Lichia vulgaris Cloq. (Scomber aculeatus Bloch. Centronotus vadigo Lacép.) pour nos côtes de l'Océan , malgré sa fréquence sur nos côtes de la Méditerranée. LVI. GASTEROSTÉE, Gasterosteus L. Corps car- poide , un peu allongé ; une seule dorsale ayant en (71 ) avant des aiguillons espacés ; deux ou quatre épines au lieu d'abdominales ; caudale arrondie. 14G. G. queue- armée , G. pungitus Cuv. et Val. tom. 4. pi. 506. Neuf aiguillons au dos; côtés de la queue pourvus d'écaillés carénées. Il nous semble que c'est cette espèce qui est figu- rée Dict. des se. nat. pi. 61. f. 2 , sons le nom de l'es- pèce suivante; trois à quatre cent, de long, au plus. Toulcs ces espèces sont confondues par le vulgaire qui les observe dans nos eaux douces des petits ruis- seaux, sous les noms de Picot, Mingues, Mingres , Espinglotte, Rippe, Artode, Epinoche, Epitiochetle. C'est jusqu'ici le seul genre dont la nidification si cu- rieuse , a été bien constatée. 147. G. queue-lisse , G. laevis Cuv. et Valenc. tom. 4. p. 507. G. pungitius L. Bloch. pi. 53. f. 4. Enc. pi. 57. f. 225. Caractères de l'espèce précédente, mais côtés de la queue-lisses. Nous avons observé cette espèce dans les eaux sau- mâtres de nos côtes , où elle nous a semblé plus ordi- naire dans ces régions que l'espèce suivante, 148. G. Epinoche, G. trachurus Cuv. Gast. aculeatus L. Cuv. et Val. tom. 4. pi. 481 Bloch. pi. 53. f. 3. Enc. pi. 57. f. 222. Lacép. édit. Dum. pi. 65. f. 1. Duham. sect. 3. pi. 26. f. 6. Vulg. Quatre-Épées , Grande Epi- noche. Trois aiguillons sur le dos et un de chaque côté du milieu du corps, tenant lieu des abdominales ; queue a côtés rudes. 4 à 5 centimètres de long. Le Gast. gymnurus de Cuvier , observé aussi par Bloch , qui le confondait sous le nom iïAcideatus , a les côtés de la queue lisse, avec les caractères dû n° 148. Reste à constater si ce ne sont que des mâles. ( 72 ) 149. G. Spinâchie, G. Spinachia L. Bloch. pi. 53. f. l.Enc. pi. 57. f. 226. Spinaciavulgaris Lapyl. Corps très allongé; ligne latérale armée; quinze à seize aiguillons au dos ; ventrales courtes , de deux épines chacunes. Cette espèce de nos côtes, de 15 à 18 centimètres de long, vit solitaire sur le littoral. LVII. CARANX , Caranx Lacép. Corps comprimé , allongé; deux dorsales , pas d'apipeuses ; carène de la ligne latérale sinueuse , formée d'écaillés imbriquées et aristées ; une petite nageoire à deux fortes épines au-devant de l'anale. 150. C. Maquereau-Bastard , C. Trachurus Lacép. Cuv. pi. 57. f. 1. Cuv. et Val. tom. 11. pi. 11. Scomber trachurus L. Bloch. 56. Trachurus saurusRaûn. Enc. pi. 58. f. 230. Duham. sect. 7. pi. 1. f. 2. Rondelet lib. 8. cap 6. Vulg. Maquereau-Bâtard , Gascon, Gas- canelle, Gascanette, Chinchar, Chichar, Chicharou, Checharet, Kerelle. Brun-verdâtre ; ventre argentin, œil grand ; mâchoire inférieure dominante ; les deux dorsales contiguës. Cette espèce remonte quelquefois assez haut dans nos fleuves; est souvent de 35 centimètres et rare- ment de 60. Quelquefois donnée sous le nom im- propre de Bonite. On pourra observer la Seriola Dumerili ou Caranx — Risso. dont la carène ne va qu'à la moitié du corps. LVII1. ECHENEIDE, Echeneis L. Tête oblongue à disque en dessus , ovale et à sillons transversaux. 151. E. Rémora, E. Bemora L. Lacép. îpî. 85. f. 3. Dict. se. nat. pi. 65. f. 2. Enc. pi. 33. f. 123. Duham. s. 4. pi. 4. f. 5. Seize à vingt sillons sur le disques- corps brunâtre. ( 73 ) Sous ce nom , il doit y avoir deux espèces confon- dues, outre le Sucet, car l'anale et la dorsale n'ont pas , en avant , de partie élevée dans la figure donnée par Duhamel. Ce poisson s'attache aux navires jusque dans nos ports , bien qu'assez rare , de même qu'aux très gros poissons. Ce genre est vraiment insolite , par son sin- gulier disque, au moyen duquel il s'attache. LIX. SCOMBRE, Scomber L. Corps carpoïde; ca- rène marquée de chaque côté de la queue ; des na- geoires fausses après l'anale et la deuxième dorsale. * Les dorsales éloignées : Maquereau. 152. S. Maquereau, S. Scombrus L. Bloch. 1. 54. Cuv. et Val. tom. 8. pi. 6. Maquereau commun Cuv. pi. 45. f. 1. Dict. se. nat. pi. 61. f. 2. Enc.pl 58. f. 227. Duham. Pêches, s. 7. pi. 1. f. 1. pi. 2. Vulg. Berelli, Maquereau. Corps verdâtre, onde de bleu avec reflets argentés et dorés ; cinq appendices en dessus et en dessous de la queue; les deux dorsales à 12 rayons. Ce poisson , long de 30 à 40 centimètres, est vul- gaire. Il y a très certainement plusieurs variétés , et surtout celle de la Méditerranée. L Ostostoma Scombri est une sorte de ver qui se tient dans les lames bran- chiales. 153. S. Petit-Maquereau, S. Colias Gmel. Cuv. et Val. tom. 8. pi. 39. S. Pneumatophorus Laroch. ann. mus. tom. 13. Duham. s. 7. pi. 7. f. 4. Vulg. Bize, Sansonnet. Plus allongé proportionnellement que le précédent , avec les mêmes nuances à peu près , mais vert-clair, mêlé de bleuâtre. Il a une vessie natatoire ( 74 ) que n'a pas le premier; cinq fausses nageoires en dessus, six en dessous ; l rc dorsale à 9 rayons, 2 e à 12. Il ne se porte pas au-delà du golfe de Gascogne pour nous. Rondelet le donne lib. 8. cap. 8. Les bandes on- duleuses qui partent du dos se courbent un peu vers le milieu du corps. Se mêle souvent avec les Bonites. Il sera possible de prendre vers nos côtes sud une espèce de ce groupe, le Tassard (Duh. s. 7. pi. 7. f. i.), qui est reconnu s'avancer jusque sur les côtes de l'Algérie ; peut-être n'est-ce que le S. Rochei de Risso. **■ Deux dorsales contiguës •• Thynnus. 154. S. Bonitol, S. Mediterraneus Cuv. Thynnus Mediterraneus Cuv. Palemis Sarda Rond. lib. 8. cap. 12. Duham. Pêches, s. 7. pi. 7. f. 5. Vulg. Bize, Thonin. Dos vert-bleu; larges bandes transversales noirâtres; neuf fausses nageoires en dessus de la queue , et sept à huit en dessous. 155. S. Sarde, S. SardaL.Bloch pi. 334. Thynnus. — Cloq. Vulg. Bonite. Dos bleu-noir , rayé presque verticalement de quinze h seize bandes noirâtres , sept appendices sur la queue , six en dessous. C'est cette espèce qui porte le plus ordinairement le nom de Bonite , et l'on dit plus souvent le Bonite que la Bonite. Sans être très commun , on en prend cependant toute l'année dans le golfe de Gascogne. 156. S. Bonite, S. Pelamys L. Thynnus — Cuv. icon. du reign. anim. pi. 47. f. 2. Cuv. et Val. lom. 8. pi. 113- Vulg. Saint-Charles , Bonite, Bonite rayée. Dos bleu-noirâtre ; ventre argentin ; quatre à cinq lignes longitudinales sur les flancs , de chaque côté ; ligne (75) latérale très sinueuse; appendices, huit en dessus, sept en dessous. Dans nos régions , on ne pêche ordinairement que des individus de 5 à 6 décimètres de ces deux sortes de Bonites ; mais elles sont susceptibles d'une bien plus grande proportion. 157. S. Thon, S. Thynnus L. Bloch. pi. 55. Enc. pi. 58. f. 228. Thynnus vulgaris Cuv. Icon. pi. 45. f. 2. Cuv. et Val. tom. tom. 8. pi. 58. Orcynus Rond. Lib. 8. cap. 13. Duham. Pêches, sect. 7. pi. 5. f. 1. Vulg. Thon, Gros Thon. Vert-foncé brillant , au dos ; ventre argentin ; appendices , neuf à dix en dessus , sept à huit en dessous; les pectorales allongées. Nous sommes assez portés à croire que l'on pourra , avec M. de Lapylaie , distinguer au moins une race de Thon (Thynnus océaniens Lapyl.), car celui de la Méditerranée (Duhamel) me semble différer de celui qui est figuré par Bloch , et copié par l'Encyclopédie. *** Pectorales très longues falciformes : Orcynus Cuv. 158. S. Germon, S. Germo Lacép. Orcynus — Cuv. Duham. s. 7. pi. 6. f. 1. Vulg. Thon, Tasar, Thazard, Longue-Oreille, Bonite, Thon. Mâchoire inférieure peu avancée ; tête à larges lames écailleuses et brillantes ; dos bleu-noirâtre ; côtés bleu-argentin , à bandes vers le dos , transversales fugaces, assez nombreuses ; huit à neuf appendices en dessus. Il forme un objet important pour nos pêches, mais moins que le Thon : l'un et l'autre plus rares sur nos côtes que sur celles de la Méditerranée 149. S. Alàltjnga, S. AlalungaL. Vulg. Thon blanc,. Alalunga. Généralement bleuâtre argentin; première ( 76 ) dorsale noire ; ligne latérale tortueuse ; sept appen- dices en dessus , six à sept en dessous. Peut-être est-ce cette espèce que M. de Lapylaie dé- signe sous le nom de Germo atlanticus j non décrit. LX. LABRE, Labrus L. Forme carpoïde plus ou moins allongée ; lèvre supérieure surtout, molle et ex- tensible ; ni incisives ni molaires , mais dents poin- tues et en pavé ; une seule dorsale , souvent à rayons épineux à sa partie antérieure; caudale obtuse ou tronquée (1). * Tête non écailleuse : Julis Cuv. (2) 160. L. Calops, L. Calops Lacép. Cuv. et Val. tom. 13. pi. 3. Vulg. la Brune Bandoulière brune. Dos bru- nâtre ; grande tache brune , sur fond grisâtre, derrière les pectorales ; œil grand , écailles grandes , ligne la- térale droite; douze rayons aiguillonnés à la dorsale et huit articulés ; deux rangées de dents aiguës. N'est pas rare sur les côtes nord et ouest de nos régions ; il à dix centim. au plus. ** Tête couverte d'écaillés, opercules entiers : Labre Cuv. 161. L. bleu, L. cœruleus Lacép. Cuv. et Val. tom. 13. pi. 48, 50. Paon bleu Ascagn. Cay. 2. pi. 12. Vulg. Prêtre, Axjena, Capone, Monchourdina. Dos bleu-foncé; côtés généralement jaunâtres ou jaune- citron ; taches bleu-céleste près les pectorales ; na- (1) Il y a des espèces étrangères à queue échancrée ou fourchup. (2) Nous avons l'intime conviction que c'est abusivement que l'on établit les genres Labre, Girelle (Julis) et Crénilabre, et que ce ne sont véritablement que des sections de genre, propres à diviser utilement une nombreuse série d'espèces, plus de 200. (77) geoires bordées de bleu , dents antérieures prédomi- nantes; dorsale à dix-sept rayons aiguillonnés, douze non; anales, quatorze, dont deux aiguës. Malgré quelques variations de couleurs , nous pen- sons que c'est là l'espèce de Lacépède; cependant, comme nos observations sont de 1811 , il est possible que cette espèce du midi de nos côtes, soit distincte de celle de nos côtes nord : c'est-à-dire celle qu'a connue Lacépède et non observée par nous. 162. L. nébuleux, L. nebulosus Lacép. Cuv. et Val. tom. 13 pi. 9. Sciœna nebulosa L. Vulg. Pesquiets, Grouahet (1). Couleur générale fond brun à taches nébuleuses bleuâtres et jaunâtres; dorsale à vingt rayons, dont dix à aiguillons; anale à dix, dont trois à aiguillons. Il a moins de deux décimètres de long, et se trouve sur une grande étendue de nos côtes. 163. L. Merle, L. Merula L. Cuv. icon. Reig. anim. pi. 86 f. 1. Cuv. et Val. tom 13. pi. 78, 80 Enc pi. 52. f. 201. Vulg. Vieille-Noire , Tanùhe , Merle, Merle de mer, Tanche de mer. Dos bleu-noirâtre, ventre cha- toyant-bleuâtre ; écailles grandes ; dents recourbées ; dorsale à huit et à neuf rayons à aiguillon, à chacun, une dent au sommet ; front déprimé , opercule rou- geâtre , à grosse pointe mousse et arrondie ; caudale presque tronquée droit. Assez commune , surtout sur le littoral de la Cha- rente-Inférieure ; les mâles sont d'un bleu violâtre , et les femelles le ventre et côtés grisâtres. Long de 2 à 3 décimètres. (I) Ces noms vulgaires sont communs â diverses espèces de ce genre dans les départements de l'Ouest. ( 7-8 ) 164. L. Vieille, L. Vetula Lacép. Cuv et Val. tom. 13. p. 38, 49, 250. Duham. Pèches, s. 4. pi. 6. f. I. Bloch. pi. 293 (1) Vulg. Carpe, Carpe de mer, Vrac, C'hrach, Crahatte, Galol. Dos plombé, tête rougeâtre, côtés jaunes à taches arrondies brunes vers la ligne latérale ; petites taches sur la dorsale brunes, les autres nageoires bleuâtres bordées de noir ; opercule à une grosse dent mousse ; seize rayons à aiguillons , à la dorsale, treize non; un aiguillon en devant de la ven- trale et trois à l'anale. Celte espèce, longue de deux à trois décim., varie un peu pour ses couleurs, plus pâle dans les femelles, et n'est pas rare sur nos côtes. 165. L. Tancoïde, L. Tinca L. Cuv. et Val. tom. 13. p. 37 , 156 , 177. Labrus tancoïdes Lacép. Vulg. Pesquets, Toufde, Tanche de mer, Tanche marine, Vieille, Vielle. Couleur généralement rougeâtre avec cinq à six lignes longitudinales jaunes et bleues; na- geoires variées de rouge bleu et jaune; dorsale à vingt-six rayons dont quinze à aiguillon; treize à l'anale dont trois à aiguillon; pectorales, quatorze rayons ; ventrales , six. Quelquefois longue de 3 décimètres , cette espèce cependant est plus généralement de deux. Nous a paru rare sur nos côtes. Nous sommes portés à penser que le Labrus maculatus de Bloch est très voisin de cette espèce , si ce n'est la même ; mais elle a deux dents obtuses à l'opercule , et la nôtre les a arrondis. (1) Dans la petite édition in-18, donnée par R. Castel , au tom. 4. pi. 3 , la planche donne n° 2 la Vieille de mer qui est au n° 3 sous le nom de Labre tacheté, ou Labrus Bergylta Ascagn. (79 ) 166. L. rayé, L. lineatus L. Enc. pi. 98. f. 402. Cuv. et Val. tom. 13. p. 38, 40, 47 et 50. Tête allongée; front déprimé ; dos rougcâtre ; côtés blanchâtres, avant corps jaunâtre ; quatre raies latérales d'un beau vert ; dorsale à dix-sept rayons aiguillonnés, bifides au sommet , treize articulés ; douze à l'anale , sans ai- guillons ; pectorales en éventail ; caudale arrondie. De Saint-Jean-de-Lu?' au Finistère, elle est rare. Est-ce bien la même espèce que celle de la Méditer- ranée? 167. L. Combre, L. Comber Penn. Ray. Pisc. p. 163. f. 5. Enc. pi. 99. f. 405. Cuv. et Val. tom. 13. pi. 35 et 42. Vulg. Combre. Tête petite; dos rouge-brun; côtés jaunâtres à raie argentée longitudinale au-des- sous delà ligne latérale courbe ; dorsale à vingt rayons aiguillonnés bifides, onze articulés; opercule à grosse dent arrondie. C'est une très petite espèce d'un décimètre au plus. 168. L. triple-tache, L. trimaculatus Lacép . Gmel. Enc. pi. 98. f. 401. L. carneus Asc. pi. 13. Bloch. pi. 289. Corps rouge ou rougeâtre; nageoires jau- nâtres à bordure brun-bleuâtre ; trois taches brunes au-dessus du corps, en arrière de la dorsale, dont une au dessus de la queue ; dorsale à dix-huit rayons à ai- guillons avec membranule triangulaire, anale à douze, dont trois à aiguillons ; pectorales arrondies, ventrales à six rayons bifurques ; opercule à grosse pointe mousse. Cette espèce n'est que de pêche accidentelle vers nos côtes nord, et ne peut-être confondue, ainsi qu'on a voulu le faire , avec le Labrus bimaoulatm de Linné, qui est de la Méditerranée. ( 80 ) 169. L. cornubien, L.cornubius Gmel. Cuv. et Val. tom. 13. pi. 178, 180, 226, 233. Vulg. Goldsinmj Rai pisc. p. 163. f. 3. Enc. pi. 99. f. 404. Teinte générale brun-rougeàtre , foncée au dos ; dorsale tachée de noir en avant, à seize rayons bifides, neuf articulés ; tache noirâtre vers la queue et bandes brunes vagues aux côtés ; anale à onze rayons dont trois fourchus ; pec- torales , quatorze rayons en éventail ; ventrales à six ; caudale étalée , arrondie ; opercule à grosse dent ob- tuse, courte. Il a de 15 à 18 centimètres au plus, et est rare sur nos côtes du nord , où doit exister encore , le La- brus coquus à ventre jaune et dos nuancé de pourpre et de bleu foncé. Notre poisson ne peut être le Crenilabrus cornubius ou Lutjanus cornubicus Risso. 170. L. Neustrien, L. Neustriœ Lacép. Cuv. et Val. tom. 13. pi. 36. Vulg. Grande-Vieille, Bandou- lière marbrée (Seine-Inférieure), Cocu, Roi de la Pointe (Loire-Inférieure). Dos marbré d'aurore, sur fond brun et verdâtre , avec les côtés ondulés d'aurore , de blanchâtre et de brun; dents égales, bien séparées; dorsale à vingt rayons aiguillonnés et onze articulés ; sept rayons à l'anale , quinze aux ventrales ; six aux pectorales , dont un à aiguillon. Cette belle espèce va rarement à 2 décimètres ou au-delà. *** Tête écailleuse ; préopercules plus ou moins crénelés : Crenilabrus Cuv. 171. L . de Bâillon , L . Bailloni, Crenilabrus . — Cuv. icon. Reig. anim. pi. 87. f. 3. Cuv. et Val. tom. 13. ( 81 ) pi. 191. Rayé en long de jaune et de vert; zone irré- gulièrement de jaune à la tête et en jaune à la cau- dale. Il est des côtes du Finistère. 172. L. A grand-dent, L. phenodontus, Crenilabrus — Lapyl. Signalée parla grande saillie de ses dents, cette es- pèce n'est encore indiquée sur nos côtes que par son nom , et nous ne l'avons pas observée. 173.L.Corlazo, L. Corlazo, Crenilabrus oxycepha- lus? Lapyl. Duham. Pêches, sect. 4. pi. 5. f. 4. Vulg. Corlazo, Courlazo , Courlasseau, Cornasssau, Colio, CoyOj, Garde-Côte , Tanche de mer. Tête un peu aiguë en avant ; œil grand ; opercules et préopercules obtu- sément crénelés et à 1res petites écailles , comme sur le corps ; dos vert-foncé , éclairci sur les côtés où se trouvent des nébulosités brunes; dorsale à dix aiguillons peu épineux ; ventrales falciformes ; anus au milieu du corps ; caudale peu arrondie. La femelle est plus pâle que le mâle et presque de la couleur d'une petite Tanche. La longueur de cette espèce, bien vulgaire au Croisic, est au plus de 18 centimètres. M. de Lapylaie a un Crenilabrus marmoratus qui doit être toute autre chose que le Labrus marmoratus de Lacépède , que l'on pourra trouver sur nos côtes , ainsi que les Labrus tesselatus, maculatus, suillus, bi- detiSj exoletus, Rone> Norvegicus. Plus ce genre est nombreux et même sujet à des variations dans les es- pèces , et plus il méritera d'être étudié soigneusement sur nos côtes. Pour les véritables Crénilabres, il faut constater si les bords des préopercules sont vraiment 6 ( 82 ) dentées , et c'est ce qu'il faut surtout vérifier dans nos Labrus Tinca et Cornubicus , placés dans les Creni- lables par feu notre savant ami Hippol. Cloquet. LXII. DENTÉ, Dentex Cuv. Mâchoire armée en avant de gros et longs crochets , des dents coniques sur les côtés ; dents en velours derrière les crochets ; dorsale unique ; ni épine ni dentelure aux opercules. 174. D. ordinaire, Dentex vulgaris Cuv. et Val. tom. 6. pi. 220. Sparus Dentex L. Bloch. pi. 268. Enc. pi. 50. f. 190. Duham. Pêches, sect. 4.pL 8. f. 9. Vulg. DentillaCs le Denté. Corps carpoïde; dos relevé brun- rouge jusqu'à la ligne latérale; côtés à bandes brun- rouge-obscur , semé de taches plus ou moins brunes ; ventre argentin - obscur ; caudale fourchue; dorsale presque uniforme de la tête à la queue, à vingt-quatre rayons , dont douze aigus- Cette rare espèce est de nos côtes du midi , et Du- hamel n'en a connu que les mâchoires figurées dans son ouvrage. C'est un bon poisson, du poids de 4 à 10 kilogrammes , et de 15 à 18 par cas rare. Sa couleur est assez variable. LXIIi. CANTHÈRE , Cantharus Cuv. Dents en ve- lours; bouche étroite; corps comprimé ovale; mu- seau un peu protractile ; ni épine , ni dentelure aux opercules; une dorsale étendue. 175. C. commune, C. vulgaris Cuv. et Val. tom. 6. pi. 319. Cantharus grand-Oculus Cuv. Rcig. anim. pi. 35. f. 5. Sparus Cantharus L. Sp. Marna Bloch. pi. 270 (tache noire de trop). Excl. syn. Rondel. lib. 5. cap. 4. Brelot, Mange-Goemons. Dos brun-noirâtre; dix-huit à vingt lignes longitudinales jaunâtres sur fond gris , sur chaque côté ; ligne latérale large , si- ( 83 ) nueuse ; anale à trois aiguillons plus saillants ; na- geoires rougeâtres , excepté la partie aiguillonnée de la dorsale. Cette espèce , peu estimée , est assez rare et va ra- rement de 5 à 6 décimètres. 176. C. Brème , C. Brama Cuv. et Val. tom. 6. pi. 328. Expédit. deMorée. pi. 17. Spams Brama Lacép. Bloch. pi. 269. Duham, Pêches, sect. 4. pi. 4. f. 1. Vulg. Carpe de mer , Brème de mer J Arrain-Goria (dé- partement des Landes). Petite tête; œil grand; corps elliptique très comprimé , gris-clair , comme onde en longs reflets cuivrés et jaunes; dorsale à huit rayons bifides et à base rougeâtre , partant de la base de la queue ; extrémité des pectorales et de la caudale bri- quetée ; opercule à pointe mousse , écailleux. Cette espèce , de 20 à 30 centimètres au plus , varie pour l'intensité de ses couleurs , surtout vers les tro- piques, où elle semble plus habituelle. La. petite Brème do mer, de Duhamel, sect. 4. pi. 4. f. 2 , est très différente, et paraît un Spare non rame- née encore à aucune espèce. LXIV. SERRAN , Serranus Cuv. Dentelure aux opercules, ainsi que des piquants ; une dorsale comme les holocentres, sans avoir de lèvres très prononcées. 177. S. Mérou, S. Gigas Cuv. et Val. tom. 2. pi. 270. Holocentrus Mer ou Lacép. Perça Gigas Brunn. Holocentrus Gigas Schn. Duham. Pêches, sect. 4. pi. 9. f. 1. Vulg. Méru, Mérou. Couleur générale grisâtre plus foncée vers le dos ; anale renflée et écailleuse à sa base ; huit à neuf épines à la dorsale, élevée en arrière; opercule à une longue pointe. (84 ) C'est une espèce souvent d'un mètre de long , rare ment observée sur nos côtes du midi. 179. S. Écriture, S. Scriba Cuv. et Val. tom. 2. pi. 214. Perça. — L. Perça marina Brunn. Holocentrus Marinus Lacép. H. Argus Spin. H. fasciatus Bloch. pi. 240. H. Moroccanus Bloch. Lutjanus scriptura Lacép. Museau pointu, à mâchoire supérieure plus courte ; douze rayons épineux à la dorsale un peu re- levée en arrière ; fond du corps jaune- ver dàtre , avec quelques ondes obscures transversales ; caudale et dorsale tachée de noirâtre ; caudale à peine échancrée. Cette rare espèce , sur nos côtes du midi, n'a que 3 à 4 décimètres de long. 180. S. Barbier, S. Anthias Cuv. et Val. tom. 2. pi. 260, et 13. pi. 3. Labrus. — L. Perça PennantiN&l. Berol. pi. 9. f. 1. Ailopon Anthias Raf. Anthias Sacer Bloch. pi. 315. Lutjanus Anthias Lacép. Anthias Rondel. lib. 6. cap. 11. Corps un peu comprimé; tête grosse , à front déclive. Couleur générale d'un beau rouge avec reflets argentins aux côtés ; ventrales allongées ; dorsale à huit aiguillons , et relevée en ar- rière ; caudale très fourchue , opercules arrondis. Cette superbe espèce est une rareté de Saint- Jean- de-Luz et de Bayonne, sous le nom de Rouga. Bien qu'il atteigne , dit-on , un mètre , il est rare qu'il en ait la moitié. ■ LXV. HOLOCENTRE, Holocentrus. Forme car- poïde ; épines de la dorsale et de l'anale très fortes ; écailles souvent dures et dentelées; forte épine au bas du préopercule et une ou deux au bord postérieur de l'opercule ; parties molles de la dorsale relevées ; dents petites. (85 ) Cuvier renferme ce genre dans de très petites li- mites; mais nous le conservons comme Lacépède, n'en ayant que peu d'espèces encore de connues sur nos côtes. 181. H. acanthops, H. acanthops Laçép. Duham. Pêches, s. 5. pi. 5. f. 2. p. 97. Une épine libre fine et blanchâtre, placée au devant de chaque œil, qui est grand , et se portant en arrière ; dorsale de onze à douze rayons épineux ; anale écailleuse à sa base avec un aiguillon en avant ; écailles imbriquées en lignes longitudinales ; dents seulement comme des aspérités ; opercules portant une longue pointe. Cette rare espèce , qui a de 25 à 30 centimètres , n'avait point encore été reconnue pour être de nos côtes ; on ignorait même d'où elle était. On la trouve dans le golfe de Gascogne ; la figure donnée par Du- hamel , n'avait été ni citée ni reconnue. 182. H. Sogo, H. Sogo L. Bloch. pi. 232. Cuv. et Val. tom. 3. pi. 185. Vulg. Marignan. Front arrondi; œil grand ; opercule bicuspidé en haut ; couleur gé- nérale , beau rouge à cinq raies jaune-doré , longitu- dinales de chaque côté ; caudale très fourchue ; partie postérieure de la dorsale très élevée, oblique; huit rayons à la ventrale. Ce beau poisson , de 3 décimètres et plus , est vrai- ment tropical , et n'a pu être amené sur nos côtes du midi que par les orages. 183. H. des Achotards , H. Duhameli. Vulg. Crabe des Achotards Duham. Pêches, sect. 5. p. 96. pi. 5. f . 1 . Dos brun ; corps rougeàtrc nuage de brun avec des bandes longitudinales ; œil grand ; mâchoire su- périeure plus courte; opercule écailleux à pointe ( 86 ) courte et obtuse ; anale à deux premiers rayons en ai- guillons; ventrales rouges ; pectorales rouge-vif; cau- dale ponctuée ; dorsale à huit rayons aiguillonnés , un peu plus relevés en arrière ; dents très aiguës. Des aspérités fines aux opercules et aux préoper- cules pourront faire reporter peut-être cette espèee au genre Seran. Nous aurons peut-être encore YHolocentrus norvé- giens (Perça norvegica Fabr.) et quelques autres sur nos côtes. LXVI. GREMILLE, Acerina. Bouche petite, dents en velours ; tête sans écailles , à fossette à sa surface ; préopercules armés de huit à dix crochets; épine pointue à l'opercule ; une seule dorsale ; corps allongé ; écailles à bord dentelé. 184. G. commune, A. vulgaris Cuv. icon. du Reig. anim. pi. 9. f. 2. Perça cernua L. Bloch. pi. 53. f. 2. Acerina cernua Dict. se nat. pi. 48. f. 2. D'Orbign. Dict. pi. 1. f. 3. Enc. pi. 57. fig. 220. Duham. Pêches, sect, 4. pi. 8. f. 1. Cernua fïuviatilis Belon. p. 291. Ho- locentrus cernus Raf. H. Post Lacép. Vulg. Gremeuille, Gremille, Post,, Petite-Perche, Perche goujonnée, Per- che goujonnière. Perche g ar donnée, Hirlin, Heurlin. Corps gluant , brun-jaunâtre à grandes taches brunes onduleuses transverses ; dix à douze rayons épineux à la dorsale qui est plus élevée à la partie postérieure. Cette espèce , qui a très rarement 15 centimètres de long, se trouve à l'embouchure de nos fleuves du nord , et arrive même, mais rarement à la Loire. LXVII. CENTROLOPHE, Centrolophus . Proémi- nences rudes, en avant de la dorsale; corps corn- (87 ) primé ; tête oblongue, obtuse , dents fines; anale plus courte que la dorsale. 185. C. Nègre, C. niger Lacép. pi. 99. f. 3. Perça nigra L. Holocentrus niger, Coryphœna Pompilus L. Centrolophus.— Cuv. et Val. tom. 9. pi. 334. Blaufish Borlase , Cornew. pi. 25. f. 8. Enc^pl. 34. f. 130. Vulg. le Nègre, le Lampurge; museau arrondi; mâchoire inférieure avancée ; œil grand ; sorte de crête en avant des trois petits piquants dirigés vers la tête; brun- noir sur le dos , grisâtre au ventre ; opercule à une pointe ; dorsale graduée du. dos à la queue; caudale fourchue. Ce n'est qu'une espèce accidentelle , pour nos côtes de l'ouest et du nord , ayant au moins 3 cent, de long. LXV1II. RASON, Novacula Cuv. Front abrupte; corps très comprimé, à grandes écailles ; ligne latérale non continue ; quatre dents antérieures coniques ; pa- lais pavé; dorsale très étendue. 18G. R. de la Méditerranée , N. vulgaris Cloq. Co- ryphœnanovaculaL. Salvi.pl. 117. Rond. lib. 5. cap. 16. Xirichthtj s novacula Cuv. Enc.pl. 33. f. 127.Vulg. Rason, Rasoir. Couleur générale rouge-brun ou rougeâtre di- versement rayé de bleuâtre sur le corps , la tète et les nageoires; anus plus qu'à moitié du corps; anale de l'anus à la queue; caudale tronquée; ventrales lon- gues et étroites. N'a ordinairement que 25 centimètres de long , et est pris quelquefois par nos pêcheurs basques sur les côtes qui avoisinent l'Espagne. LXIX. CASTAGNOLE , Rrama Schn. Cuv. Front descendant et rentrant ; bouche dirigée de bas en haut ; corps comprimé; dos élevé, dorsale unique; toutes ( 88 ) les nageoires écailleuscs; rangée simple de dents courtes et aiguës. 187. C. ordinaire, B. jRauSchn. Sparus. — Bloch. pi. 273. Enc. pi. 50. f. 192 (mauvaise). Dict. se. nat. pi. 53. f. 1. Duham. Pêches , sect. 4. pi. 5. f. 1. Sparus Castaneola Lacép. Y^ulg .le Brème dentée,, la Castagnole. Couleur générale bleu foncé sur le dos, argentine sur les côtés ; naissance des nageoires jaunâtres ; dor- sale plus élevée en avant , avec deux rayons épineux courts; pectorales longues; ventrale et anale à un aiguillon; caudale bien bifurquée. Ce beau poisson , à chair estimée , atteint de 60 à 80 centimètres. Bien qu'on le pêche sur nos côtes du sud , ce n'est qu'une espèce tout-à-fait méridionale et accidentelle, excepté pour la Méditerranée. Rarement il est remonté vers nos côtes nord. Cuvier a porté ce genre dans ses squammipènes ; mais notre travail ne pouvait comporter cette grande série de divisions et subdivisions , n'ayant que cette espèce d'un groupe presque tout intertropical . LXX. SPARE , Sparus L. Forme càrpoïde ; dos sou- vent renflé ; une longue dorsale en partie à rayons épineux ; mâchoire peu extensible ou bouche petite ; tête plus ou moins écailleuse ; caudale fourchue. * Mâchoire protractile ,■ corps étroit,- dents fines , pointues : Smaris Cuv. 188. Sp. Mendole; Sp. Marna L. non Bloch. Smaris Mendola Cloq. Smaris vulgaris Cuv. et Val. tom. G. pi. 407. Sparus Mendola Lacép. Mœna Rond. lib. 5. cap. 13. Duham. Pêches, sect. 4. pi. C>. f. 3. Enc. pi. 48. f. 183. Vulg. Mendole, Grosse-Pinarelle > Bouc. Corps gris-argentin ondulé de bleuatru en long ; une tache noirâtre irrégulière au milieu du corps, au- dessous de la ligne latérale ; pectorale et abdominale longues ; dorsale presque uniforme ; museau un peu eftilé ; opercules anguleux écailleux. N'est pas commune vers le midi de nos côtes , où son odeur forte lui a fait donner le nom de Bouc ; ne dépasse pas 20 à 25 centimètres. Bloch a figuré le Spams Cantharus sous ce nom, en ajoutant une tache noire en lune sur le côté. 189. Sp. Picarel , Sp. SmarisL. Laroch. Ann. mus. hist. nat. tom. 13. pi. 25. f. \7 . Smaris Rond. lib. 5. cap. 14. Smaris vulgaris Cloq. Duham. scct. 4. pi. 8. f. 3. et 4. Enc. pi. 48. f. 182 (anale oubliée). Vulg. Petite Picardie J Picarel, Mendole blanche. Corps gris- argentin , teinté de rougeâtre ; tache irrégulière sur les flancs , au-dessous de la ligne latérale ; dorsale ta- chée de bleu un peu relevée au milieu ; ventrales seu- les longues ; pectorales et caudale rougeâtres. Cette espèce , plus rare encore que la précédente , n'a que 10 centimètres et jamais plus de 20 , par ex- traordinaire. Comme la précédente , elle est variable pour ses couleurs plus ou moins prononcées, suivant les saisons. ** Mâchoire peu extensible; dents échancrées ou pointues : Boops Cuv. 190. Sp. Boops, Sparus Boops L. Boops vulgaris Cuv. icon. Reig. anim. pi. 36. f. 1. Exocallus insignis Lapyl. Boops Rond. lib. 5. cap. 11. Duham. sect. 4„ pi. 6. f. 4? Vulg. Bogue, Gros-Yeux. Tète petite, éeail- leuse ; corps oblong à grandes écailles par séries longi- ( 90 ) tudinales ; gris-argentin sur les côtés avec quatre raies longitudinales légèrement dorées ; ligne latérale courbe à points noirs ; ventrales et pectorales assez longues; quatorze rayons épineux à la dorsale; cau- dale dorée. Ce Spare a le corps bien moins comprimé que les autres espèces , et dépasse rarement 30 centimètres. Il y a un Gros-Yeux au Conquet (Finistère) qui reste à ramener à une espèce déterminée , indiqué par Du- hamel , par les notes suivantes , et qui ne peut être notre Gros- Yeux ou Boops. Dos vert, côtés blanc-sale, argentin, opercules verts, museaai camu, gueule rouge presque sans dents ; écailles si petites qu'il semble n'en pas avoir ; extrémités de la dorsale unique, dix-huit rayons épineux , et anale un peu relevée ; caudale fourchue ; il a de 20 à 25 cent, de long, et paraît de mai à septembre. Le Bogue ou Boga de Saint- Jean-de-Luz, figuré par Duhamel, doit être toute autre chose; il remonte les rivières , est comparé à une sardine , mais à tête apla- tie , à écailles épaisses ; dos brun , ventre blanchâtre , dorsale à vingt-six rayons , et presque jointe à la cau- dale. Il mérite une étude nouvelle , de même que la Grosse-Sarde-Grise, Duham. sect. 4. pi. 7. f. 1. pêchée en haute mer. 191. Sp. Oblade, Sp. Melanurus L. Sp. Oblada La- cép. Boops Melanurus Cuv. Boops Oblada Dict. se. nat. pi. 57. f. 2. Williug. 5. pi. 2. f. 1. Melanurus Rond. lib. 5. cap. 6. Duham. sect. 4. pi. 1. f. 5. Enc. pi. 48. f. 181. Vulg. Nigroil, Oblade, Sparaillon. Corps presque elliptique , dos bleu-noirâtre ; côtés ar- gentins à nombreuses bandes brunes légères, iné (91 ) gales et large tache noirâtre irrégulière de chaque côté de la base de la queue ; pectorales et ventrales longues et étroites ; huit à neuf aiguillons roides à la dorsale toute aiguillonnée comme l'anale , à quatorze rayons dont quatre raides. N'est pour nos côtes que de pêche accidentelle et près de la côte; peu estimée. Longue de 25 à 35 cen- timètres , le plus ordinairement du poids de 200 gr. 192. Sp. Saute, Sp. Salpa. L. Bloch. pi. 265. Boops Salpa Cuv. Salpa Rond. lib. 5. cap. 23. Enc. pi. 49. f. 188. Duham. sect. 4. pi. 5. f. 3. Vulg. Saupe, Ver- gadelle (les jeunes); Barioulada. Dos vert-bleuâtre; corps gris-argentin à huit à dix lignes sinueuses lon- gitudinales jaunes; dorsale à quatorze rayons épi- neux , et là un peu plus saillant ; nageoires en partie rouge-brun ; ligne latérale près du dos ; dents supé- rieures fourchues , les inférieures aiguës ; quelquefois une tache noirâtre entre l'œil et les pectorales. Sa longueur va de 15 à 30 centimètres; remonte quelquefois dans l'Adour , mais très rarement. +** Molaires en pavé; incisives très larges •. Sargus Cuv. 193. Sp. Sàrgue , Sp. Sargus L. Bloch. pi. 264. Sar- gus vulgaris Cuv. et Val. tom. 6. pi. 26 et 32. S. Rau- cus Ccoff. — Duham. sect. p. pi. 3. f. 1. Sargus Rond, lib. 5. cap. 5. Vulg. Sar, Sargue* Sarguet. Dos brun- verdâtre ; corps argentin sur les côtés et rayé en long et légèrement de jaunâtre , et en travers onde de noi- râtre ; dix rayons épineux à la dorsale , un en avant de l'abdominale , et trois de l'anale ; ventrale à six rayons ; huit incisives, deux rangs de molaires ; cau- dale liserée de noir. ( 92 ) C'est une espèce rare sur nos côtes , et d'autant plus rare que l'on remonte vers le nord ; ses couleurs sont variables ou fugaces. Il pèse ordinairement 2 kilog. ; mais on en a péché de plus de 6 décimètres de long. Nous avons quelques doutes sur l'identité complète de notre poisson d'avec celui de Bloch. Il restera à comparer si ce que l'on nomme le Sar- guet sur nos côtes , est véritablement identique , car les pêcheurs distinguent l'un de l'autre , comme étant différents , et non des effets de l'âge. ** ¥¥ Molaires en pavé; un rang de dents aiguës en avant. 194. Sp. Mouchicouba, PagrustetracanthusP Bloch. Vulg. Mouchicouba. Dos et côtés bleu argentin ; ventre argentin ; tache noire derrière les opercules ; bouche assez petite; dents antérieures; dents molaires tuber- culeuses ; dorsale allant de la tête à la queue , a onze rayons épineux; jugulaire à premier rayon épineux. Cette espèce , assez commune pour avoir un nom vulgaire sur nos côtes du midi , a ordinairement 30 centimètres de long sur 10 de large. ***** Molaires en pavé; deux rangs de dents aiguës en avant : Pagrus Cuv. 195. Sp. Pagre , Sp. Pagrus Linn. Bloch. pi. 267. Pagrus vulgaris Cloq. Sparus argenteus Schn. Vulg. Arrouseu, Arronquero (midi), Pagre, Brelot , Demoi- sell (ouest), Damezelet (nord). Corps elliptique, front déclive ; partie supérieure du corps rouge ou rougeâtre ; ventre argentin ; peau enveloppant le dernier rayon de la nageoire du dos et de l'anale ; deux taches de couleur de rouille derrière chaque opercule. (93) Il est rare que notre espèce atteigne 35 centimètres, et est variable de couleur. Elle remonte à l'embou- chure de nos fleuves , mais rarement. Certainement il y a deux espèces confondues sous ce nom. Celle de Rondelet, lib. 5. cap. 15 (Enc. 49. f. 186), doit conserver le nom de Pagrus Mediterra- neus Cuv., le noire étant bien celui d'Artedi et de Lin- ncus, bien qu'ils aient cité Rondelet. Celui de Bloch est peut-être même une race distincte ou au moins une variété, ayant des lignes jaunâtres longitudi- nales que nous n'avons pas observées dans les indivi- dus de nos côtes. 196. Sp. Pagel, Sp. Erythrinus L. Bloch. pi. 274. Enc. pi. 49. f. 185. Duham. Pêches, sect. 4. pi. 7. f. 2. Pagrus vulgaris Lapyl. P. Pagel Cloq. Sparus Pa- gel Lacép. Erythrinus Rond. lib. 5. cap. 16. Vulg. Pagre (Saint- Jcan-dc-Luz),.Arftcon (Finistère), Casse- Burgo (département de la Vendée), Petite Sarde rouge. Rouget. Front un peu déclive; ligne latérale simple ; couleur générale rouge-argentin , et rosâtre sur les côtés (blanc avec l'âge); pectorales longues; dorsale uniforme à douze à treize rayons aiguillonnés ; opercules a bord peu sinueux , écailleux. Cette espèce , assez commune sur nos côtes , va ra- rement à 30 centimètres. Il n'y a pas de doute que nous avons confondu avec cette espèce la Bèsugue, Bèsu, Ruscain de nos côtes, que M. de Lapylaie distingue sous le nom de Pagrus rubenSj sans le caractériser. Alors nous croyions en- core à l'infaillibilité de nos observateurs , et pensions qu'ils avaient tous vu ce qui était à leur porte. 197. Sp. Morme, Sp. Mormyrus L. Pagrus mormy- ( 94 ) rus Cloq. Pagellus. — Cuv. Mormyrus Rond. lib. 5. cap. 22. Eric. pi. 50. f. 191. Duham. sect. 5. pi. 11. f. 2. Vulg. Mouchogna (Landes). Marme, Morme, Mormir. Tête un peu aiguë; dos bleuâtre; corps ar- gentin , avec bandes brunâtres (8-12) transversales ; vingt rayons à la dorsale, presque tous épineux. Ne va pas à 15 centimètres. Nous avons quelque doute sur l'identité de notre poisson avec celui de la Méditerranée : les bandes en sont plus larges et moins nombreuses. 198. Sp. Bogaraveo , Sp. Bogaraveo Brunich. Pa- grus. — Cloq. Boops. , 2. Rondel. lib. 5. cap. 12. Du- ham. Pêches, sect. 4. pi. 1. f. 1. Vulg. Agadec, Laga- dec, PilonneaUj, Pilono. Corps ovale-oblong, argentin, bruni au dos , brillant aux côtés ; tête écailleuse ; œil très grand; ligne latérale brune ; anus presque plus près delà tête que de la queue; pectorales allongées; caudale à ligne brune à la base. Cette espèce n'est pas très rare sur nos côtes et at- teint de 25 à 30 centimètres de long. Nous la croyons identique à la Bugaravella , citée par Cuvier ; cepen- dant plus nous étudions et plus nous avons de crainte de nous tromper ; c'est une timidité qui nous est venue par l'expérience , mais trop tard , étant maintenant éloigné d'un véritable point d'observation. 199. Sp. brillant, Sp. pulchellus. Pagrus. — La- pyl. Duham. Pêches, s. 4. pi. 1. f 4. Vulg. Merlan- Sergat, Sargate J Sergat. Dos noirâtre; ventre brillant et argenté ; ligne latérale courbe et blanchâtre ; œil grand; mâchoire inférieure plus courte; dents fines. On prend cette espèce assez fréquemment , et sa longueur ordinaire est entre 15 à 18 centimètres. Elle ( 95 ) mérite une description complète , de même que l'es- pèce suivante. 200. Sp. Plon, Sp. Pion Duham. sect. 4. pi. 4 f. 3. Vulg. Plo, Pion, Plomb. Corps allongé, comprimé, blanc-argentin, ondoyé de roussâtre; museau obtus; lèvre un peu protractile ; œil grand , près du front ; écailles assez petites , pointillées ; ligne latérale noire ; dorsale à vingt rayons , dont douze un peu raides ; caudale étalée , peu fourchue. On le pêche de juin à septembre , sur nos côtes de l'ouest, et sa longueur est entre dix et dix-huit centi- mètres ; il n'est pas rare et pourrait être le Gros-Yeux du Finistère. ****** Q mtre a c i n q d m t s coniques , les autres en pavé : Aurata Cuv. 201. Sp. Daurade, Sp. Aurata L. Bloch. pi. 266. Enc. pi. 48. f. 180? Chrysophrys aurata. Cuv. et Val. tom. 6. pi. 85. Aurata vulgaris Aldrov. Cloq. Duham. sect. 4. pi. 2. f. 1. Vulg. Dorée, Dorade, Doradet, To- radet, Antessa, Aurado, Aourade, Mouchou (Basques), Poisson- Saint- Pierre. Tête assez grosse ; front arrondi ; œil grand ; dos brun-bleuâtre ; côtés argentins avec lignes latérales brunâtres fugitives ; une tache dorée en forme de croissant, au-dessus des yeux; onze rayons aiguillonnés à la dorsale, quatre articulés; une tache noirâtre aux extrémités de la caudale , pec- torale moyenne; opercule à grosse pointe mousse. La Daurade figurée dans l'Encyclopédie, pi. 48. f . 4 , nous semble n'être que le Spare Sargue, que sou- vent, en effet, on vend trompeusement sous ce nom, cette espèce étant moins rare que la véritable Dau- rade. ( 96 ) W* 202. SP. Sparaillon , Sp. annularis Bloch. pi. 271? (non Risso ni Laroche) Cuv. et Val. tom. 6. pi. 139. Duham. Pèches, sect. 5. pi. 11. f. 1. Vulg. Mouchara (Basques). Tète petite, œil grand; corps brun-jaune- argentin , avec cinq bandes brunes et transversales dépassant en bas de beaucoup la ligne latérale. C'est à tort que l'on a rapporté le Moucharra de nos côtes au Chœtedon saxatile, mais il n'est peut-être pas le poisson de Bloch , ses pectorales étant arron - dies à leur extrémité et non pointues ; les aiguillons de la dorsale moins prononcés. Sa longueur habi- tuelle est de 2 décimètres. Le poisson de Bloch a les nageoires bleuâtre-foncé, excepté l'anale et les pectorales rougeâtres. Le nôtre, que nous n'avons pas vu depuis 1811 , mérite de nou- velles observations. La fig. 2. pi. 4. sect. 4 , dans les Pêches de Duha- mel, sous le nom de Petite-Brème, devra probablement se rattacher aux Spares. Nous pensons encore que le Tablarina du golfe de Gascogne , se rattachera au genre Labre, plutôt qu'aux Spares , contre ce que Duhamel pensait p. 32. de la section 4. LXXI. SCIÈNE , Sciœna L. Forme carpoïde; des ai- guillons aux opercules non dentelés ; deux dorsales ; dents très longues et aiguës; museau écailleux. 203. Se. Aigle , Se. Aquila Cuv. le. Reig. anim. pi. 27. f. 1. Cuv. et Val. tom. 3. pi. 22. tom. 5. pi. 27. Cheilodipterus. — Lacép. pi. 93. f. 3. Perça Vanloo Risso. Argyrosomus procerus Lapyl. Enc. pi. 53. f. 203 (mau- vaise). Duham. sect. 6. pi. l.f. 3. Vulg. Daine, Nègre, Mègre, Maigre, Corp, Aigle de mer, Poisson royal, ( 97 ) Fegaro, Fagaro, gris-argentin; dos brun-noir; œil oblong; écailles grandes; caudale peu échancréc. Cette grande espèce atteint quelquefois 1 mètre 50 centimètres, mais le plus ordinairement 1 mètre. La figure donnée par Rondelet, lib. 5. cap. 10, est vi- cieuse et celle de Lacépède très médiocre. VArgyrosomus Sparoïdes de M. de Lapylaie , qui forme , avec l'espèce principale , un genre distinct du genre Sciœna, et observé par ce naturaliste dans la baie de Bourgneuf, où nous n'avons point eu l'occasion de la voir , doit mériter un nouvel examen , afin de cons- tater si ce n'est pas une espèce déjà connue. 204. Se. Ombre., Se. timbra L. Lacép. Se. nigra Cuv. Cloq. Dict. se. nat. pi. 50. f. 2. Bloch. pi. 297. Corvina nigra Cuv. Vulg. Ombre de mer , Corbeau, Corbeau de mer, Durdo, Corp. Tête à front arrondi ; corps généralement brun-noir à ventre argentin en- fumé; nageoires noirâtres à base jaunâtre; opercule à deux pointes, préopercule une; dorsale première à dix ou onze aiguillons dont trois plus grands ; anale à deux aiguillons ; caudale arrondie. Cette espèce accidentelle , même pour nos côtes du midi , a ordinairement 15 centimètres, rarement 33. Ses nageoires ventrales sont très noires, nigerrimis et non integerrimis, comme l'imprimeur l'a fait dire à Linneus. La figure 203 pi. 53 de l'Encyclopédie est citée confusément pour cette espèce , complètement diffé- rente. La figure inférieure de la p. 128 lib. 5. cap. 8 de Rondelet représente un mauvais individu de cette es- pèce. 7 ( 98 ) LXXII. PERSÈQUE, Perça L. Corps carpoïde; un ou plusieurs aiguillons et une dentelure aux oper- cules; deux dorsales presque égales , la première très épineuse; museau sans écailles. 205. P. Perche, P. Fluviatilis L. Cuv. Icon. du Reig. anim. pi. 6. f. 2. Cuv. et Val. tom. 2. pi. 20. Bloch. pi. 52. Enc. pi. 53. f. 204. Duham. sect. 5. pi. 5. f. 3. Rondel. Poiss. des lacs. p. 143. Persèque com- mun Dict. se. nat. pi. 75. f. 2. D'Orbign. Dict. pi. 1. f. 1. Vulg. Perche , Per chaude, Préchaude j Perche de rivière, Perdrix de rivière. Corps brun-verdâtre ombré de jaune, à cinq à sept larges bandes transversales on- duleuses inégales ; nageoires inférieures rouges ; pre- mière dorsale brune à tache noire en arrière ; oper- cule à angle prolongé; caudale peu fourchue. Celte espèce , si connue , de nos eaux douces , dé- passe rarement 30 centimètres. Il y a des variétés plus ou moins foncées en couleur , et , selon la nature des eaux , nous en avons observé d'un blond très clair. 206. P. Loup, P. Labrax L. Cuv. et Val. tom. 2. pi. 158. Sciœna diacantha Bloch. pi. 302. Perça olo- mensisP Lapyl. Corps fond gris - argentin avec des lignes jaunâtres le long des côtes; écailles dures et denticulées ; tête un peu raccourcie à mâchoires presque égales; opercules à échancrure donnant deux dents dont l'inférieure plus aiguë ; première dorsale à neuf rayons épineux simples , un peu écailleuse à la base comme la caudale; base des nageoires rougeâtres, excepté la dorsale. Nous n'avons observé que des individus de moins de 35 centimètres; mais cette espèce peut asriver au double ; elle est du midi de nos côtes. ( 99 ) 207. P. Lubine, P, Lubina Cuv. Icon. Rcig. anim. pi. 7. f. 1. P. Labrax Bloch. pi. 301. Enc. syn. Lapyl. Centropomus (1) Lupus Lacép. Centr. Mullus idem. Enc. pi. 44. f. 208. Duliam. Pêches, sect. 6. pi. 2. f.2. Vulg. Mullet (Seine-Inférieure), Bar, Barreau (Ven- dée), Drigne, Brigue, Drinneguet (Finistère), Lubin, Lubine, Loubine (Loire-Inférieure), Loup. Tête un peu pointue; opercule et préopercules écailleux, à une seule pointe aiguë noirâtre ; dos brunâtre ; côtés et ventre grisâtre-argentin ; ligne latérale près du dos et presque droite; première dorsale à neuf rayons à épines appendiculées ; nageoires à base jaunâtre; ventrale et deuxième dorsale à bord rougeâtre ; cau- dale grisâtre. L'anale est à trois aiguillons et les ventrales un en avant. Ce poisson est le plus commun des trois espèces si souvent confondues les unes avec les autres par les auteurs , et remonte souvent à l'embouchure de nos fleuves; les plus grands individus que nous ayons rencontrés avaient 50 centimètres , mais il y en a de bien plus gros. 208. P.LuBiNE-MoucHETÉE,P.pwnc£ataCuv. et Val. tom. 2. pi. 67, 78. tom. 5. pi. 106. P. punctulata Cloq. Sciœna punctata Bloch. pi. 305. Rondel. lib. 9. cap. 7 (fig. inférieure). Vulg. Tiouc, Thyouc. Tête obtuse, dos brun-bleuâtre ; côtés et ventre argentins ; points noirs en deux lignes irrégulières au-dessus et au-des- (1) Le genre centropome est caractérise par des dents en velours, les préopercules dentelés ; l'opercule sans épines ou à pointe 1res aplatie ; le sous-orbitaire dentelé. ( 100 ) sous de la ligne latérale ; première dorsale, à neuf ai- guillons appendiculés , bleuâtre ; deuxième à base jau- nâtre , les autres nageoires rouges ou bleues à base rouge; opercule à deux aiguillons écartés par une large échancrure. Cette espèce , bien plus petite que la précédente , se trouve sur nos côtes , en haute mer , de juillet à oc tobre. Nous ne pouvons nous faire une idée de la Perça inermisde M. de Lapylaie, laquelle sera certainement une espèce distincte pour nos côtes. Nous croyons avoir ramené exactement sa Perça Labrax et Olonen- sis; peut-être cela est-il à revoir. LXXIII. APRON, Aspro Cuv. Corps carpoïde, al- longé ; écailles rudes ; préopercules dentelés et oper- cules épineux ; museau très saillant , mousse ; dents en velours ; bouche en croissant ; deux dorsales peu inégales. 209. A. commun, As. vulgaris Cuv. Icon. Reig. anim. pi. 6. f. 2. Perça asper L. Rloch. pi. 207. Dip- terodon Aspron Lacép. Apron Rond. Poiss. des fi. cap. 29. Enc. pi. 54. f. 206. Vulg. Apron, Zindel. Corps brun-jaunâtre , à quatre à cinq grandes taches brunes transversales irrégulières ; ventre blanchâtre ; queue allongée et grêle; caudale petite et fourchue; na- geoires jaunâtres , toutes assez grandes et arrondies aux extrémités. Cette espèce , qui rappelle un peu la Perche et sur- tout l'Acérine , n'a que de 15 à 20 centimètres au plus de long , et n'est pas commune dans les eaux douces de France. Elle a été observée dans le Rhône. Les rivières du nord de la France pourront peut-être ( loi ) fournir le Cingle ou Zingle (A. Zingel Guv. Perça. — L. Bloch. pi. 106. Enc. pi. 54. f. 207), mais qui est plus ventru et a une queue non atténuée et ordi- naire. LXXIV. ZÉE, Zeus L. Corps très comprimé dans toutes ses parties ; une dorsale à deux parties inégales, à plusieurs rayons terminés par un très long filament ; un aiguillon en avant de la dorsale et de l'anale ; ligne latérale obscure ; museau surmonté d'une membrane verticale ; écailles petites ; caudale arrondie à rayons bifurques. 210. Z. Forgeron, Z. Faber L. Cuv. Icon. Reig. anim. pi. 6. f. 1. Cuv. et Val. tom. 164 et 10. pi. 6. Bloch. pi. 41. Enc. pi. 89. 154. Duham. Pêches, sect. 2. pi. 1. f. 1. Dict. se. nat. pi. 44. f. 1. Vulg. Poule de mer ('Loire-Inférieure), Dorée , Lune (département de l'Eure), Yer-Dear (Finistère), Gah Coq, Oville, Rose.. Truie , Poisson- Saint- Pierre , Lau. Corps ovoïde; écailles très petites , rudes ; dos brun ; côtés jaune- doré; huit filets très longs à la dorsale; une tache brune et ronde de chaque côté du corps; grande tête et gueule large , avec deux courts barbillons à la lèvre inférieure ; un rang d'épines fourchues de chaque côté de la base de l'anale et de la dorsale ; celle de la base allant jusqu'à la tète. Cette vulgaire espèce a souvent 40 centimètres de long, et est peu estimée en France, ayant peu de chair , mais elle l'est beaucoup en Angleterre et sou- vent payée fort cher. Nous sommes persuadés que ceux qui se plaisent à multiplier les espèces pourront en faire trois à quatre, car celle de la Méditerranée (Rondel. lib. 4. ( 102 ) cap. 19) a des particularités qui peuvent la faire dis- tinguer de la nôtre , sans même tenir compte de la va- riabilité de longueur des filets de la dorsale dans la nôtre; les cinq premiers rayons de l'anale sont épi- neux ; un aiguillon à la base de chaque pectorale et une pointe molle entre les rayons non épineux de l'anale, prolongée dans l'étendue de la moitié du corps. LXXV. CHRYSOTE, Chrysotus Lacép. Lampris Cuv. Corps ovale ventru , très comprimé , sans écailles ap- préciables; bouche petite, sans dents; une dorsale très échancrée, dont la partie antérieure est élevée en pointe ; ventrales plus en arrière que les pectorales ; côtés de la queue en carène. 211. Ch. Lune, Ch. Luna Lacép. Zeus Luna Gmel. Zeus regius Penn. Brit. Zool. 1. 3. n° 101. Lampris guttatus Cuv. et Val. tom. 10. pi. 39. f. 155. Duham. Pêches, sect. 4. pi. 15. Vulg. Cardinal, Poisson-Royal, Poisson de Lune, Poisson-Lune. Dos bleu-noirâtre, taches d'argent oblongues semées sur la moitié supé- rieure du corps ; pectorales falciformes près de l'anale qui est très étendue ; caudale fourchue à parties très écartées. Ce rare poisson des mers de la Chine, de plus d'un mètre de long, a été péché plusieurs fois sur nos côtes , car , outre celui figuré par Duhamel , péché par les Dieppois, c'est encore très probablement le Scomber Gunneriàa Schneider, ou Scomber pelagicus Gunn. Dronth. 4, pi. 13. f. 1. LXXVI. PLEURONECTE, Pleuronectes L. Corps complètement déprimé de haut en bas , à deux par- lies non symétriques ; les nageoires formant presque ( 103 ) un bord complet des deux côtés ; une pectorale der- rière la tête ; ligne latérale devenue médiane ; caudale arrondie (excepté le n° 212) , ou tronqué. * Mâchoire et pharynx à dents aiguës ou en velours : Hypoglossus Cuv. 212. Pl. Flétan, PI. Hyppoglossus L. Bloch. pi. 47. Gaimard. Voy. en Isl. pl. 14 (1). Vulg. Fléton, Fleton, Faitan. Yeux tournés vers la droite (2); tête large ; corps elliptique-allongé; roux-brun en dessus; caudale fourchue ; ligne latérale formant une courbe au-dessus de la pectorale. Cette énorme espèce , dont on pêche des individus quelquefois de plus de 150 kil.. est assez rare sur nos côtes du nord où elle n'est véritablement qu'acciden- telle et de quelques kil. de poids seulement. ** Bouche contournée à V opposé des yeux , une seule mâchoire à dents en velours : Solça Cuv. 213. Pl. Sole, Pl. Solea L. Bloch pl. 45. Enc. pl. 4. f. 160. Lacép. pl. 103. f. 1. Solea vulgaris Cloq. S. communis Lapyl. S. Buglossa Rafin. Vulg. Sole, Sole- Franche, Secillet (Morbihan), Garlizen (Finistère), Perdrix de mer. Corps elliptique; tête arrondie; cou- leur générale brune ; pectorales tachées de noir ; ligne latérale médiane presque droite ; écailles un peu rudes ; des barbillons blanchâtres et nombreux au côté infé- rieur de la bouche; opercules arrondis. Cette espèce vulgaire , ordinairement de 30 centi- (») La figure, page 325 de Rondelet, semblerait avoir été faite d'imagination, n'étant qu'esquissée , contre l'ordinaire de ce vieil et savant auteur. (2) Pour déterminer la position des yeux . on suppose toujours que la queue du poisson est tournée vers la poitrine de l'obser- vateur. ( 104 ; mètres , va rarement au doubla ■ elle remonte assez rarement dans la Loire et dans la Seine. 214. Pl. Sétau, P. cunealus, Soleacuneata Lapyl. Vulg. Sêton, Sétau. Corps elliptique-allongé; ligne latérale presque au deux tiers de la surface du corps. Se tient dans les sables du littoral des départements de la Charente-Inférieure , de la Vendée et de la Loire- Inférieure ; va rarement à 25 centimètres. 215. Pl. Pôle, Pl. Cynoglossus L. Solea Cyno- glossum Cloq. Belon. figure 143. Rondel. lib. 11. cap. 13. Vulg. Sole épaisse, Pôle. Yeux à droite; corps ovale ; tête grosse et arrondie ; écailles comme cré- nelées; dos brun-rouge, le reste brun-clair; caudale presque tronquée. Moins allongée et plus épaisse que la sole, nous n'avons pas la certitude que ce poisson rare de nos côtes nord soit le même que celui de la Méditerranée. 216. Pl. Pegouze, Pl. ocellatus. Schn. Pl. Rondel- letii Sh. Solea oculata Rondel. lib. 11. cap. 12. Solea Peguza Cloq. non Riss. Corps très elliptique avec plu- sieurs grands yeux à la surface du corps ; caudale tron- quée. Le Pleuronectes Peguza de Risso à quatre yeux est une espèce rapportée à tort à celle-ci , et que nous ne donnons , pour nos côtes de l'ouest , que sur le té- moignage de l'inspecteur-général des pêches Noël, ce qui méritera contestation , bien que ce fût un sa- vant ichthyologue. ** ¥ Dents tranchantes, pharynx à pavé, corps rhom- boïde; nageoire dorsale dépassant l'œil : Platessa Cuv. 217. Pl. Limande, Pl. Limanda L. Bloch. pl. 46. Enc. pl. 40. f. 158 (copiée de Duhamel). Platessa. — ( 105 ) Cloq. Solea.— Rafm. Roiïdel. lib.ll. cap. 9. Vulg. Plie de mer , Limande. Yeux à droite; couleur brune en dessus ou brun-jaunâtre obscurément tacheté ; ligne latérale très courbe vers la tête; écailles dentelées âpres ; des écailles sur les rayons de la dorsale et de l'anale; un piquant près l'anus; caudale noirâtre et tronquée , ou très légèrement échancrée. Cette espèce va rarement à plus de 30 centimètres ; elle remonte quelquefois la Loire jusqu'à Orléans et la Seine jusqu'à Paris , l'Allier jusqu'à Pont-Château, près Clermont. La figure donnée par Rondelet lib. 11, cap. 9 , est très grossière. 218. Pl. Flez, Pl. Flessus L. Bloch. pi. 44. Enc. pi. 40. !f. 159. Pl. Passer Bloch. pl. 50 (1). Platessa Flessus Cloq. Vulg. Flet, Fleteletj Fleton, Moineau de mer, Flonde d'eau douce , Flondre (Loire-Inférieure), Flyndre, Cardine, Picot , Picaud. Corps elliptique à fond brun à grandes taches onduleuses, plus fon- cées , et nombreuses ; ligne latérale bordée de deux rangs d'écaillés hérissées de boutons âpres , de môme qu'à la base des deux nageoires de la circonférence ; caudale arrondie pointillée de lignes brimes et à rayons bifides au sommet. Cette espèce passe rarement 40 centimètres de long; les yeux sont quelquefois tournés à gauche; elle remonte nos fleuves plus ou moins loin et reçoit même pour cela, par erreur, le nom de Plie. 219. Pl. Plie, Pl. Platessa L. Bloch. pl. 42. Enc. (1) Cette figure représente un vieux Fiez tourné à gauche par erreur de graveur et le véritable Pleur. Passer d'Artedict de Linneus, est un turbot ordinaire ; la même erreur se retrouve pour la Plie; dans L'.elon, Gesoer, Rondelet, Aldrovand. ( 106 ) pi. 40. f. 157. Duham. Pêches, sect. 9. pi. 5. f. 3. Platcssa vulgaris Cloq. Rondel. lib. 11. cap. 8. Vulg. Flolan, Plie , Plie franche , Bot, Carrelet, Lizen, Plincet (Morbihan et Finistère), Puise. Corps courte- ment elliptique , marbré de macules brunes et grises, avec des taches orangées arrondies, de même que sur les nageoires du pourtour ; six à sept éminences , en ligne , sur le côté droit de la tête , terminant la ligne latérale. Outre les sables de notre littoral maritime, cette es- pèce se trouve dans nos fleuves et très avant dans les terres, comme dans l'Allier, la Loire, la Seine, la Meuse , etc. Rarement elle a 30 centimètres , et ce- pendant on en a vu du poids de 8 kil. Il y en a de blondes , sans aucunes taches. L'auteur du Supplément à V Ichlhyologic française confond le Fiel avec la Plie, dans ce qu'il rapporte des poissons de nos eaux douces. La Platessa nebulosa de M. de Lapylaie, si elle n'est pas le Pleuronccles platessoïdes L . à taches brunes et rougeâtres sur fond cendré , méritera d'être étudiée , ou pourrait être encore la Pleuronectes limandula n° 224. **** Dents en velours; nageoires s' avançant au bord de la mâchoire supérieure : Rhombus Cuv. 220. Pl. Targeur, PL punclatus L. Rloch. pi. 189. Enc. pl. 91. f. 378. Pl. hirlus Abjld. Bhombeus punc- latus Cuv. Cloq. Vulg. Targie, Targine, Targeur, Tarzet, Barbue à taches noires et rouges. Corps ellip- tique à écailles rudes, brun-grisâtre avec des points d'un beau jaune-rouge et des taches brunes arrondie^ ( 107 ) irrégulièrement; nageoires tachées et ponctuées de rouge et de brun; caudale arrondie, petite. Cette espèce , dépassant souvent 35 centimètres , n'est pas rare sur nos côtes de l'ouest et du nord. 221. Pl. Barbue, Pl. Rhombus L. Bloch. pi. 43. Enc. pl. 41. f. 162. Lacép. pl. 103. f. 3. Rhombus bar- batus Cloq. Scophthalmus Rhombus Rafin. Vulg. Tur- bot sans piquants, Carrelet, Carrelet, Griet, Pearl, Plie de mer, Barbue, Barbache. Corps ovale sans au- cuns tubercules , gris, marbré de brun-jaunâtre et rougeâtre à taches espacées, même sur les nageoires ; tête presque distincte portant les yeux à son extré- mité sur le museau ; opercules aigus ; un piquant près de l'anus, derrière la tête; nageoires crénelées. Cette espèce commune remonte quelquefois nos fleuves; dépasse rarement 35 centimètres de long, et, avec la sole et le turbot , est du nombre des plus esti- més de nos côtes. Est-il bien certain que sous Domi- tien on en prit un de 20 aunes de long et 12 pouces d'épaisseur ? 222. Pl. Turbot, Pl. maximus L. Bloch. pl. 49. Enc. pl. 42. f. 163. Lacép. pl. 103. f. 3. Rhombus maxi- mus Cloq. Scophthalmus. — Rafin. Vulg. Turbot, grand Turbot, Bertonneau (Eure), Treboutet, Tulbozen (Fi- nistère), Faisan d'eau. Corps presque arrondi, mar- bré de brun et de jaunâtre avec taches et points bruns et couvert de nombreux points osseux à pointes émoussées ; opercules à prolongement arrondi é 'et obtus; caudale arrondie et ponctuée de brun , comme les na- geoires. Les individus de 12 à 15 kilog. sont très rares, et c'est là le poisson si célèbre chez les Romains. ( 108 ) Il y a des variétés plus tachées les unes que les autres; aussi a-t-on distingué un Turbot à mille taches. 223. Pl. Galline, Pl. Gallinula, Rhombus Galli- nula Lapyl. Vulg. Poulette de mer. Cette espèce nous a échappé , à moins que ce ne soit encore la suivante : 224. Pl. Limandelle, Pl. Limandela Duham. La- cépède, Platessa. — Cloq. Yeux saillants et à droite, rapprochés; dents obtuses; écailles orbiculaires lisses; dessus du corps, lequel est ovale, brun-clair avec des taches brunes et d'autres blanchâtres ; nageoires pec- torales et ventrales jaunes ; la dorsale prend naissance à l'angle de l'œil; caudale tronquée. Ce poisson , de pêche accidentelle , atteint jusqu'à 45 à 60 contimètres. Il sera possible de trouver, vers nos côtes du nord, le Platessa limandoïdes, reconnaissable à sa surface rude. 225. Pl. Calimande , Pl. regius Bonnat. Vulg. Cali- mande,, Calimande royale. Yeux à gauche, très rappro- chés; mâchoire inférieure très relevée; dessus du corps rude, brun rouge, jaspé de rouge-brun, de blanc-perlé, avec une tache brune à centre d'or bruni, et les mâles une seconde tache en dessus et une derrière les opercules. Cette espèce , connue des pêcheurs , a de 20 à 30 centimètres au plus. Cloquet pense qu'ildoit être re- porté au groupe Flétan. Quatrième Section. ABDOMINAUX. LXXV1I. LOCHE, Cobitis L. Corps cylindroïde ( 109 ) yeux rapprochés au sommet de la tête ; peau gluante à écailles microscopiques ; une seule dorsale ; des bar- billons à la bouche ; dentition très fine et obscure ; caudale plus ou moins arrondie; nageoires obtuses. 226. L. a trois barbillons, C. tricirrhata Lacép. Dessus du corps roux-brun parsemé de taches arron- dies ; dorsale et caudale pointillées de noir- Trouvée dans les ruisseaux , près Rouen , il reste à la constater de nouveau. 227. L. de rivière , C. Tœnia L. Bloch. pi. 31. f. 2. Enc. pi. 31. f. 242 (médiocre). Cuv. et Val. tom. 18. pi. 58. Acanthopsis Tœnia Agessi. Vulg. Loche derivière, Lotte, Barbotte, Chatouille. Un processus bifurqué de chaque coté de la tète et mobile , en avant de l'œil ; corps un peu comprimé ainsi que la tête, jaunâtre en dessus ; quatre séries de taches et points noirâtres, les plus grandes au-dessous de la ligne latérale ; six barbillons , quatre rangs de points à la dorsale , qui est tronquée-obtuse ; caudale à cinq bandes. Cette espèce , moins commune que la suivante et plus grande , a quelquefois de 15 à 18 centimètres , et souvent porte les mêmes noms. 228. L. franche, C. Barbatula L. Bloch. pi. 31. f. 3. Dict. se. nat. pi. 67. f. 1. Duham. sect. 3. pi. 27. f. 4 (très bonne). Cuv. et Val. tom. 18. pi. 14. Vulg. Tion, Loche, Barbotte, Petit-Barbeau , Franche-Bar- botte, Dormille, Montoile, Montelle, Mulette, Loche de Bar-sur- Seine ( Aube ) , Barbette (Lot). Corps nuage de points bruns et taches brunes irrégulières , sur fond brun-jaunâtre-clair; six barbillons, dont deux à la lèvre supérieure plus courte , et quatre à l'infé- rieure , dont les deux latéraux plus longs. ( iw ) Habite de préférence les ruisseaux, au fond des eaux ou sous les pierres ; rarement elle atteint un dé- cimètre. Dans des endroits , on l'estime, dans d'autres on la méprise. La figure 241 de l'Encyclopédie, pi. 61 , n'est point celle de la franche, mais copiée et modifiée delà Bar- botte gmsse de Duhamel, laquelle est toute autre chose. M. de Lapylaie distingue , dans cette espèce , les va- riétés parlsiensis et pictava; pour nous les distinctions se réduisent à des variétés blondes et des variétés brun-foncé. 229. L. d'étang, C. fossilis L. Bloch pi. 31. f. 1. Enc. pi. 61. f. 243. Cuv. et Val. tom. 18. pi. 68 et 46. Misgurnus fossilis Lacép. Vulg. Misgurne, Loche de marais. Dix barbillons dont six à la lèvre supérieure, plus longs , et quatre à l'inférieure , tête brun-jau- nâtre, tachée de brun. Fond du corps brun-jau- nâtre avec deux lignes latérales, grandes et une très petite inférieure d'un brun-foncé; nageoires brun-clair, rayé de brun; anale et ventrales jau- nâtres. Celte espèce , rare dans les grands étangs du nord , a de 18 à 30 cent, de long. Si l'on a varié ( Meyer, Frisch, Linneus, Klein, etc.) sur le nombre des barbillons , c'est faute d'attention. Les dents sont bien plus apparentes dans cette espèce que dans les autres, ce qui ne peut fournir un caractère générique , car c'est à tort qu'on en avait refusé aux deux espèces précédentes. 230. L. A queue rouge, C. Spirula Carlier. Vulg. Satouillc, Cliatouille ( Département de la Moselle). ( Mi ) Cette espèce ne nous est pas connue , elle est dé- crite par M. Hollandre, p. 253 de la Faune du départe- ment de la Moselle , et se trouve dans le Nied, la Meuse, la Moselle. Elle fait entendre un cri particulier, lors- qu'on la saisit entre les doigts, et redresse ses épines (barbillons?). Nous pourrions soupçonner que c'est le petit poisson presque rouge nommé mulette , qui , plusieurs fois , a été pris dans les fosses-Cormont (dé- partement de l'Aube, canton de Soulaines, commune de Vile-sur-Terre), cité dans les mémoires de la So- ciété d'agriculture , sciences et arts du département de l'Aube pour 1839 , p. 111. LXXVIII. GOUJON, Gobio Cuv. Corps fusiforme; deux barbillons , un de chaque côté du museau ; une dorsale ; caudale fourchue ; pharynx à deux rangs de dents coniques , un peu courbes. 231. G. commun, G. vulgaris Cuv. et Val. tom. 16. p. 300. Cuv. G.fluviatilis Agassi. Cyprinus Gobio L. Bloch. pi. 8. f. 2. Enc. pi. 77. f. 319. Lacép. pi. 109. f. 2. Rondel. Poiss. des lacs., p. 151. Duham, sect. 3. pi. 23. f. 5. Vulg. Goujon , Goyon, Gonion, Goiffon (départements du Rhône et de l'Isère), Goujon de ri- vière, Grondel (Bas-Rhin). Dos brun-noirâtre ; ventre brun-jaunâtre; nageoires à fond jaunâtre ou jaune- rougeâtre (d'après les eaux), piquetées de maculatures brunes; tête étroite, allongée, grosse, d'un brun- verdâtre ; écailles petites ; dorsale, neuf rayons et cau- dale rayée de brun ; pectorale, seize rayons ; abdomi- nale, neuf; caudale, dix. Cette espèce ne dépasse pas souvent 12 à 15 centi- mètres, est très estimée. Elle est sujette à une sorte de ver, Ligula simplicis$ima(Lig. abdominalis Gmel), ce ( 112 ) - qui a fait croire au peuple que le Goujon engendrait les anguilles , ayant trouvé cet entozoaire dans l'ab- domen de ce petit poisson. 231. G. Véronnette , G. phoxinoïdes Lapyl. M. de Lapylaie donnera probablement les carac- tères comparatifs de cette espèce , qui doit être plus petite que l'espèce ordinaire et abonde dans les rivières du département de la Vendée. Nous signalerons encore aux observateurs une grande espèce de Goujon , qui existe au bas de la Cha- rente et dont parle vaguement Duhamel, méritant d'être étudiée, car il est probable que ce genre renfer- mera plusieurs espèces , ou au moins plusieurs races, à caractères appréciables. LXXIX. BARBILLON , Barbus Rondel. Cuv. Corps fusiforme ; museau prolongé ; quatre barbillons ; cau- dale fourchue ; une seule dorsale. 233. B. Barbeau, B. vulgaris Cuv. Cloq. Dict. se. nat. pi. 70. f. 1. Cuv. et Val. tom. 15. p. 251. et tom. 20. p. 65. B. fluviatilis Agassi, Cyprinus Barbus L. Bloch. pi. 18. Enc. pi. 76. f. 317. Duham. Pèches , sect. 3. pi. 27. f. 1 . Rondel, Poiss. des lacs, p. 140. Vulg. Barbeau, Barbot, Barbotte, Cabot, Barbillon. Tête allongée , olivâtre ; mâchoire supérieure très avan- cée ; deux barbillons à son extrémité , plus courts , et un à chaque angle de la bouche plus long ; dos ar- rondi brun-olivâtre; ligne latérale droite en points noirs ; ventre argentin-verdâtre ; nageoires rougeâtres; écailles rayées et denliculées ; dorsale bleuâtre à sa base à douze rayons dont le troisième est dentelé ; pec- torales, dix-sept rayons; ventrales appendiculées à ( U3 ) leur base, neuf; anale , huit; trois rangs de dents co- niques au pharynx (huit à dix). Notre poisson peut atteindre , mais rarement , jus- qu'à 60 centimètres ; sa caudale est ordinairement bleuâtre à son extrémité. 234. B. Barbotte, B. Barbatula. Barbotte grasse Duham. Pèches, sect. 3. pi. 27. f. 3. Barbotte franche, Barbotte. Enc. pi. 61. f. 241 (mauvaise). C'est pour avertir les observateurs que nous pla- çons ici ce poisson , poché dans la Seine et ayant au plus un décimètre de long , dont la tête est pointue , le corps un peu renflé au ventre , dont la caudale est légèrement échancrée, la dorsale tronquée et les autres nageoires anguleuses. C'est avec l'excellente figure donnée par Duhamel , que Bonnaterre a fait faire la figure de la prétendue Loche franche qu'il fal- lait, en effet, amincir pour approcher de la réalité. Nous ne pensons pas que ce puisse être un jeune Barbeau, et moins encore un Goujon. Nous avons déjà dit que notre ouvrage était pour donner l'éveil aux observateurs, et non d'avoir la pré- tention d'offrir un travail définitif. LXXX. TANCHE, Tinca. Bond. Cuv. Corps car- poïde trapu; de très petits barbillons; écailles très pe- tites ; nageoires épaisses ; dorsale unique ; caudale peu fourchue; dents pharyngiennes en massue. 235. T. vulgaire, T. vulgaris Cuv. Icon. Beig. anim. pi. 94. f. 1. Dict. se. nat. pi. 69. f. 1. Cuv. et Val. tom. 16. pi. 322. Cyprinus Tinca L. Cyp. viri- descens Lacép. pi. 109. f. 3. Vulg. Tanche, Duham, sect. 3. pi. 25. f. 2. Enc. pi. 77. f. 320. Bondel. Poiss. des lacs, pi. et p. 113. Corps muqueux; dos arqué; 8 (114) couleur générale brun -jaunâtre; un barbillon très petit à chaque angle de la mâchoire ; nageoires gris- violâtre- foncé; dorsale à douze rayons à base dis- colore; pectorales, dix-huit ; ventrales, neuf; anale, onze (1); caudale à angles obtus. Sa taille ordinaire est de 25 centimètres; on a cité des individus de 60 c. et de 7 à 10 kil.; mais ce sont de rares exceptions. Cette espèce est susceptible, sui- vant la nature même des eaux , de varier dans son in- tensité de couleur , entre le brun-foncé ou vert-noi- râtre et le blond , sans que l'on puisse cependant le confondre avec le Tinca aurata ( Cyprinus Tinca au- ratus Bloch. pi. 15), qui est d'Allemagne, et nous semble mériter d'être considérée comme une espèce distincte , qui dispute de beauté de couleur avec la carpe de la Chine et Table orfe. LXXXI. CARPE , Ctjprinus Cuv. Agass. Corps com- primé en ellipse un peu allongée ; dorsale étendue , ordinairement à deuxième rayon à épine dentelée et un semblable à l'anale ; bouche avec ou sans barbil- lons ; dents à couronne plate , mais sillonnées au pharynx ; caudale fourchue. * Avec barbillons. 236. C. vulgaire, C. Carpio L. Bloch. pi. 16. Cuv. Icon. Reig. anim. pi. 91. f. 1. Cuv. et Val. tom. 16. pi. 23. Lacép. pi. 109. f. 1. Enc. pi. A. f. 1. Duham. Pêches, sect. 3. pi. 26. f. 1. Rondel. Poiss. des lacs, (I) Les auteurs ont commis des erreurs à cet égard, et elles existent dans Jes ouvrages île Linné lui-même : souvent on néglige de compter le premier rajon et le dernier, à raison de sa petitesse. ( 115 ) pi. et p. 106. Vulg. Carpe , Carpaude (les petites), Charp (Finistère). Dos brun-vert; côtés argentin- doré ou vert-argentin ; ventre jaunâtre ; écailles rayées grandes ; un assez petit barbillon à chaque angle de la mâchoire supérieure ; deux très courts au nez ; ligne latérale presque droite à points noirs ; nageoire dor- sale à vingt-quatre rayons ; pectorale , seize ; ventrale anale , neuf. On a vu des carpes d'un mètre 30 centimètres, et nous en avons vu une de 41 kilog. , mais il en a été pris du poids de 35 kilog. D'après un vieux livre an- glais sur la pêche, on voit que la carpe n'a été impor- tée en Angleterre que vers 1650 par Léonard Mascall. La Carpe à miroir , ou la Reine des Carpes (Duham. sect. 3. pi. 26. Bloch. pi. 17. Enc. pi. 76. f. 318), de même que la Carpe nue ou la Carpe à cuir,, ne sont que des races anormales , mais qui se perpétuent par la génération, de même que certaines difformités dans les animaux d'un ordre plus élevé. La nature des eaux influe beaucoup sur la qualité de la Carpe , ainsi que sur sa couleur. ; les fonds argi- leux impriment à sa chair une saveur impossible à masquer. 237. C. de Kollar, C. Kollarii Heckel Cuv. et Val. tom. 16. p. 76 , 81. Vulg. Carreau. Corps presque tra- péziforme ; écailles grandes à dix rayons , dont les deux externes sont plus larges; barbillons très courts. Sans ses barbillons, on pourrait confondre cette espèce avec le Cyprin Gibèle , et c'est probablement le Gibèle-Carpe de quelques économistes. Ce poisson, qui est aussi commun que la Carpe dans Y étang de Saint-Gratien J dit aussi de Montmorency, près Paris, ( H6 ) ne me paraissait, en 1816 , que comme une race ra- bougrie de la carpe ordinaire. ** Sans barbillons (1). 238. C. Dorade, C. auratus L. Bloch. pi. 93, 94. Lacep. pi. 110. f. 1. Cuv. et Val. 16. pi. 101. Eue. pi. 78. f. 236 (324, 325, 327 sont des monstruosités). Du- ham. sect. 3. pi. 10. f. 1 à 5. Leucïscus auratus Mau- duyt. Vulg. Dorade,, Poisson doré, Dorade de la Chine, Poisson de la Chine, Dorée de la Chine. Forme de la Carpe (un peu moins trapue), et même coloration; vingt rayons à la dorsale , neuf aux ventrales. Cette espèce curieuse , et en domesticité en Chine depuis des siècles , y présente plus de deux cents va- riétés de formes et de couleurs, lesquelles nous avons vues parfaitement exprimées par les peintres chinois, dans la belle collection de l'ancien ministre de Louis XVI, Bertin. Ce qui nous a mis à même de constater que les Cyprinus rubro-fruscus , nigro-auratus , Anna- Carolina, viridiviolaceus , établis par Lacépède, ne sont que des variétés très remarquables ou des mons- truosités telles que Cypr. telescopus, quadrilobus et macrophthalmus du même naturaliste, au milieu de beaucoup d'autres qui ne le sont pas moins. Quelques figures de ces dessins donnent des barbillons à des poissons analogues et colorés aussi; mais ce n'est que sur les lieux qu'il sera possible de constater si c'est une espèce dont on a aussi obtenu des variétés colorées , ou si ce n'est que la conservation d'un ca- (I; C'est de ce groupe que Nilss a fait un genre Carassius et Fitzinger son genre Cypvinopsis , tant la manie des coupes est ( ontagicusc. ( 117 ) ractère primitif, que la domesticité aurait fini par faire disparaître dans les autres variétés. Les anguilles que j'avais mises en 1825 dans les eaux vives du jardin botanique d'Angers , ayant plus de facilité pour saisir les poissons colorés que ceux à couleur terne, avaient fini par détruire tous les indi- vidus colorés du Cyprin-Dorade , de manière que la race , remontant par la multiplication au type primi- tif, peu différent de l'aspect d'un Carpcau, était seule restée, et en nombre si grand, que je fus obligé de les enlever pour en substituer de colorés. Certaines eaux des puits d'Angers ont la propriété de rendre aveugles tous les poissons de ce genre que l'on y tient pendant quelques mois seulement , et spé- cialement les puits de la rue Saint-Julien. 239. C. Carassin, C. Carassius L. Bloch. pi. 11. Cuv. et Val. tom. 10. p. 82-89. Enc. pi. 78. f. 322. Cyp Hamburger Klein, pi. 11. f. 1. Vulg. Carousche, Carousche noire (département de la Moselle), Ham- burge, Carassin, Carreau, Karaish (Elbe). Corps presque rhomboïde raccourci , à dos brun-verdâtre bombé; cotés jaune-vcrdàtre à ligne latérale un peu courbe vers le bas; tète petite; opercules arrondis; dorsale verdâtre à vingt-un rayons; les autres na- geoires à base rousse ; caudale peu échancrée à lobes obtus. 11 a au plus de 15 à 20 centimètres de long, plus sou- vent de 250 grammes que de 500 (une livre). Il paraît que l'on en doit l'introduction dans l'ancienne Lor- raine (départements do la Meurtlie et de la Moselle) , au roi Stanislas , cette espèce existant dans quelques étangs et quelques pièces d'eau. Cependant si ce pois- ( 118 ) son a de chaque côté quatre dents en biseau intérieu- rement, ce ne peut être le Carassin , qui a cinq dents larges à chaque mâchoire. C'est donc une observation d'espèce française à étudier de nouveau. M. Vallot penserait que c'est la Carpe-Dorade , ce qui est peu probable , vu le port si particulier a chacun des deux poissons. 240. C. Carousche, S. striatus Holl. Vulg. Carous- che blanche (département de la Moselle). Port de l'espèce suivante , mais distinct par des stries très visibles et très élevées, à la surface des préopercules ou sous-opercules. Le signalement que nous donnons suffira pour bien faire reconnaître et décrire plus complètement cette espèce. 241. C. Gibèle , C. Gibelio Bloch. pi. 76. Enc. pi. 79. f. 329. Cuv. et Val. tom. 16. p. 80. Vulg. la Gibèle. Corps large et oblong ; tête et bouche petites ; oper- cule à bloc grand et arrondi ; dos un peu longuement arqué bleuâtre ; nageoires inférieures jaune-brun ; dorsale bleuâtre à vingt-huit rayons , dont le premier et le dernier double ; ligne latérale courbée vers le bas ; caudale peu échancréc à lobes arrondis , écailles assez grandes situées à sa base ; trois dents pharyn- giennes étroites à un seul sillon. (Pectorales, quinze rayons; abdominales , neuf; caudale, huit). Cette espèce nous est venue de l' Allemagne par l'intermédiaire des moines de l'abbaye de Prémontré. Nous ignorons par quels moyens elle est parvenue à l'étang de Saint-Gracicn , d'où nous l'avons mangée à Montmorency, â l'hôtel du Cheval-Noir, on 1816, sous le nom de Carpe-Bleue. Elle est plus ordinairement au- dessous qu'au-dessus de 20 centimètres. Confondue ( H9) avec le n° 239 , comme variété , par les naturalistes qui ont précédé Bloch , celte espèce est plus allongée et bien moins large proportionnellement , outre ses autres caractères. Le Carpeau des environs de Lyon, que l'on croit une carpe difforme, pourrait être une des espèces précédentes. LXXXII. ABLE, Leuciscus Klein. Cuv. Corps car- poïde , plus ou moins comprimé ; dorsale unique et brièvement étendue ainsi que l'anale ; ni barbillons ni piquants à la dorsale; dents pointues ou en biseau. * Corps épais, allongé; écailles très petites; dents pha- ryngiennes pointues : Phoxynus (1) Agass. 242. A. Véron, L. Phoxynus Cuv. et Val. tom. 17. p. 363. Phoxynus lœvis Agass. Cyprinus Phoxynus L. Bloch. pi. 8. f. 6. Enc. pi. 79. f. 328. Lacép. pi. 110. f. 2. Duham. Pêches, sect. 3. pi. 26. f. 7. Vulg. Ver don, Vairon, Vrédon, Véron, Pinck. Tête cunéi- forme , à opercules arrondis jaunes ; dos arrondi mar- bré de brun-foncé; côtés blanc-jaunâtre marbré de brun par bandes transversales (et de rouge au temps du frai ) ; nageoires brunes tachetées de gris , aiguës sur les angles ; dorsale, ventrales et anale à dix rayons ; pectorales , dix-sept. Quelquefois il est marqué d'un peu de bleu , à tra- vers les autres couleurs ; il est rare qu'il dépasse 6 cen- timètres. Il abonde dans les ruisseaux d'eau vive, où quelquefois , au temps du frai , nous en avons vu en- Ci) Toutes petites espèces de 8 centimètres au plus. ( 120 ) oombrés au point de pouvoir en prendre plusieurs pleins décalitres. 243. A. rivulaire, L. rivularis Millet. Faune de Maine et Loire, pi, 6. f. 2. Cyprinus rivularis ? Pallas. tom. 3. p. 470 (édit. in-4°). Tête un peu grosse et obtuse; corps brun -jaunâtre nu de taches, et de points plus foncés; nageoires jaunâtres arrondies à leurs angles ; dorsale, ventrales et anale à huit rayons ; pectorales à quatorze. En supposant que notre petit poisson , des petites rivières du département de Maine et Loire et de la Loire-Inférieure , ne soit pas le Cijprinus rivularis de Pallas , lequel , d'après M. Valenciennes (tom. 17. p. 373), ne serait que l'Albe-Véron , il est positif que le nôtre est tout-à-fait distinct du précédent, et la bonne figure qu'en a donnée M. Millet en est la preuve. Nous pensons que c'est le même poisson observé par M. de Lapylaie dans le département de la Vendée, connu sous le nom de petit Verdon, et qu'il a désigné sous le nom de Leucisus obtusus, sans le caractériser. 244. A. de montagne , L. montanus. Vulg. Vemhej Verre. Corps oblong, arrondi, surtout vers la queue; tête un peu allongée, striée au sommet, comprimée latéralement; mâchoire supérieure plus longue ; tache rouge à l'angle de la bouche; dos grisâtre mêlé de brun ; côtés à taches bleues , jaunes et verdâtres ; ar- gentin au-dessous de la ligne latérale ; pectorales et ventrales à base rouge-jaune , à sommets obtus ; dor- sale à neuf rayons ; pectorale à dix ; abdominale, sept ; anale , huit , et dix-neuf à la caudale. Cette espèce , qui n'a que 5 centimètres de long , existe dans les ruisseaux qui sont dans les montagnes ( 121 ) des environs d'Auberac (département de l'Aveyron), et dans le lac de Saint-Andolc (département de la Lo- zère ) et très certainement dans beaucoup d'autres lieux. Il peut être confondu avec les deux précé- dents. ** Corps plus ou moins arrondi; dents pharyngiennes, disposées sur deux rangs j tronquées ou dentelées à leur bord interne : Leuciscus Agassi. 245. A. Vaudoise, L. vulgaris Cuv. et Val. tom. 17. pi. 202. Cyprinus Leuciscus L. Bloch. pi. 97. f. l.Enc. pi. 79. f. 331. Duham. Pèches, sect. 3. pi. 24. f. 3. Leuciscus argenteus Agassi. Cyprinus mugilis Vallot. Vulg. Vaudoise , Vaudoise , Gardon blanc, Gravelet (département de la Moselle), Dard (lOuest), Accourct Courci. Corps allongé ; dos ombré de vert foncé ; côtés à fond argentin; ligne latérale courbe, formée de lignes noires ; dorsale à dix rayons et caudale grisâtre avec du noirâtre; les autres à base jaunâtre; anale à onze raj r ons. Cette espèce est la plus estimée des Poissons blancs (n° 250, etc.) de nos rivières; sa vélocité lui a valu le nom de Dard. Si l'on en a vu de 50 centimètres de long . cependant il dépasse rarement 30 centimètres. Trois espèces faciles à confondre avec celle-ci ont été distinguées par M. Agassi. Ce sont les Leuciscus ro- dens, majalis et rostratus. 246. A. A rostre, L. rostratus Agassi. Cuv. et Val. tom. 17. p. 201. Leuciscus argenteus Selys. — Long- champs non Cuv. Avec la forme générale de l'espèce précédente , ce- ( 122 ) pendant celte espèce a le museau plus allongé. Il se trouve clans la Meuse. 247. A. DGBULE,L.DobulaCux. et Val. 1. 17. pi. 172. Cyprinus. — L, Bloch. pi. 5. Enc. pi. 80. f. 332. Cypri- nus cephalus Hartmann. Vulg. Gardon de fond (Maine et Loire), Doubleau, Pleau (département de la Vienne), Sége, Siège, Brigne-Bâtarde, Dormeur, Schnattfisch , Chnottfisch (Strasbourg). Corps épais, étroit, dos et côtés verdàtrcs au-dessus de la ligne latérale, qui est légèrement courbe en bas ; écailles moyennes à li- néoles noires longitudinales ; dorsale a onze rayons , comme l'anale; pectorale jaunâtre , u quinze , abdomi- nales à neuf: les abdominales et l'anale rougeâtres; la caudale bleu - vcrdàtro; dorsale à base rougeâtre. Cette espèce est souvent confondue par le vulgaire avec la suivante, et môme nous croyons que c'est aussi le cas des auteurs de Ylchthyologie française et de la Faune de la Moselle. 248. A. Chevanne, L. Chub, Cyprinus Chub Pen- nant, Risso, Lapyl. Cyprinus jeses Bloch. pi. 5. Lacép., Millet, Mauduyt, etc., non Linn. Enc. pi. 77. f. 323. Duham, Pêches, sect. 3. pi. 24. f. 4. Cyprinus Gris-r lasgine, Delarbrc. Excl. syn. Vulg. Cheval, Chevanne, Chevau, Chevergne, Schvanneau, Chevesne, Cha- voine (Ouest), Chaboisseau, Chaboissias, Chabot (dé- partement de la Vienne), Garbottin, Barbotteau, Vi- lain, Meunier, Bouxet (département de laMeurlhe). Tête grosse; opercules bleuâtres; museau arrondi; corps épais; dos bleu-noirâtre; cotés argentin-noi- râtre; argentin au-dessous de la ligne latérale mé- diane presque droite ; dorsale , neuf rayons ; pecto- rale, douze; ventrales, sept ; anale, huit. ( 123 ) Cette espèce parvient à plus de 50 centimètres de long. Serait-il possible qu'il y ait plusieurs poissons analogues donnés sous le nom de Jeses, qui , en Alle- magne , veut dire le Meunier? Nous serions tenté de l'imaginer , d'après la dissidence de presque tous les auteurs dans le nombre des rayons des nageoires. Nous sommes au moins certain que toutes les syno- nymies que nous donnons sont exactement celles de notre poisson , et les rayons des nageoires exacts. Peut-être notre poisson est-il le Leuciscus Grisla- qine, car il reporte le L. Jeses dans les espèces com- primées sur les côtés et non arrondies , comme dans notre Chevanne. Daubanton avait reporté ce poisson au Cyprinus cephalus L., oubliant que celui-ci avait la caudale presque arrondie et non fourchue. Le L. Chub-pictava , signalé par M. de Lapylaie, sera très exactement notre ^poisson , exactement ob- servé, et non une modification. Au reste, ces obser- vations nous portent à répéter qu'il y a encore à re- voir dans ce que l'on croit de mieux connu. *** Corps comprimé notablement, à écailles saillantes en arrière des ventrales; dents coniques crochues : Leu- ciscus Agass. 249. A. Rotengle, L. erythrophtalmus Cuv. et Val. tom. 17. pi. 107. Cyprinus. — L. Bloch. pi. 1. Enc. pi. 81. f. 337. Klein , mise. Pisc, 5. pi. 13. f. 2. Marri. Da- nub.pl. 13. f. 4. Erythrinus Schwenck. Vulg. Sarve, Rotengle , Salougue ( département de la Meurthe ) , Ascie (département du Lot). Corps plat et assez large ; dos vert-brun un peu arqué; teinte générale brun-rou- geàtre ; ligne latérale obscure, peu courbée, formée de ( 124 ) points élevés ; opercule à grosse dent obtuse ; toutes les nageoires beau-rouge; dorsale, douze rayons; pectorales, seize; ventrale, dix; anale, quatorze. Cette espèce, presque toujours confondue avec la suivante, est plus rare. Sa longueur habituelle est entre 20 et 30 centimètres. Nous pensons que la figure 2. pi. 14. sect. 3. des Pêches, de Duhamel, donnée sous le nom de Rosse, est l'espèce que nous venons de caractériser. 250. A. Rosse, L. rutilus. Cuv. et Val. tom. 17. pi. 130. Cxjprinus.— L. Bloch. pi. 2. Enc. pi. 80. f. 334. Du- ham , Pêches , sect. 3. pi. 24. f. 1 . Leuciscus Idus Mau- duyt. Excl. syn. Vulg. Gardon, Gardon rouge (dépar- tement de la Vienne et Loire-Inférieure), Dresson, Roussel (département de la Côte-d'Or) , Rosse, Rousse (département de la Moselle). Tête assez petite à oper- cules un peu aigus ; dos noir-verdâtre ; ventre argen- tin; ligne latérale peu courbe, formée de points radiés et distants ; toutes les nageoires d'un rouge-rose vif ; dorsale à treize rayons ; anale à douze (pect. à quinze ; ventr. à neuf); cinq dents à chaque mâchoire et sur un seul rang , aplaties des deux côtés et courbes vers la pointe. Sous ce nom de Cyprinus rutilus ont été confon- dues jusqu'ici diverses espèces ; peut-être le Leuciscus rutilus même de M. Mauduyt est-il du nombre , s'il n'est pas l'espèce précédente. D'après les modifications de formes analogues, M. Vallot, dans son Ichthyologie française J a signalé trois poissons que nous allons indiquer d'après ses propres notes. 11 est probable que le Platane des pê- cheurs de la Seine , figuré par Duhamel , s. 3. pi. 26. f. 4 , est une de ces espèces. ( 125 ; 251. A. fauve, L. fuhus, Cyprinus. — \a\M. Huit dents pharyngiennes sur deux rangs; dorsale à neuf rayons; ventrales et anale à dix. Des eaux du département de la Côte-d'Or , comme les trois suivantes : 252. A. roux, L. rufus, Cyprinus. — Vallot. Sept dents pharyngiennes -sur deux rangs ; dorsale à huit rayons correspondant au milieu des ventrales ; ventrales et anale, dix. 253. A. brun, L. fitscus, Cyprinus.— Vallot. Six dents pharyngiennes petites (mignonnes ex Vall.) ; dorsale à douze rayons entre les ventrales et l'anale; ven- trales, neuf; anale, treize. Ces trois espèces offrent en outre quelques carac- tères anatomiques que nous nous abstenons de signa- ler , et dont nous ne pouvons faire tout le cas qu'on leur attribue, persuadé que nous sommes que ces sortes de caractères n'ont pas la fixité qu'on leur sup- pose. 254. A. nageoires j aunes , L . xanthopterus Cyprinus Vallot. Cinq dents pharyngiennes sur un seul rang; nageoires jaunâtres; dorsale a onze rayons un peu en arrière des ventrales, le deuxième rayon flexible; ventrale à neuf rayons; anale à treize, courte; cau- dale a dix-neuf rayons. Se trouve dans les départements de la Moselle et de la Côte-d'Or. 255. A. Hachette, L. dolabratus Cuv. et Val. tom. 17. p. 244. Cyprinus.— Hollandre. Deux lèvres égales; cinq dents de chaque côté, sur un seul rang, crochues et crénelées le long de leur bord intérieur ; une seule dent fixe , plus petite , intérieurement ; dorsale à dix ( 126 ) rayons; anale à quatorze; lobe supérieur de la caudale plus court que l'inférieur. Ce poisson a quelque analogie avec l'Ablette et la Vaudoise ; mais la première a la mâchoire inférieure la plus longue et vingt rayons à l'anale; la deuxième a la mâchoire supérieure plus avancée et dix rayons seulement à l'anale. M. Vallot pencherait à croire que c'est son Cy- prinus xanlhopterus , ce qui nous semble plus que douteux. 256. A. Orfe, L. Orphus(i) Agassi. Cyprinus Orfus L. Bloch. pi. 93.Enc. pl.80.f.33G. Vulg. Orfe, Orphe, Orphe de rivière, Orphe d'eau douce. Tête petite jaune- rouge ; opercules un peu aigus ; corps rouge bril- lant à ventre argentin-rosâlre ; écailles grandes ; anale à quatorze rayons (pect., onze ; ventr. et dors., dix), et toutes sont rouges. Cette magnifique espèce , qui peut rivaliser de cou- leur avec la Carpe-Dorade, a de 30 à 40 centimètres de long , mais n'a été pêchée que rarement dans la Somme (en 1824), et est rare, même dans les parties méridionales de l'Allemagne. Nous la croyons race distincte. 257. A. Spirlin, L. bipunctatus Val. tom. 17. p. 259. Cyprinus.— Bloch. pi. 8. f. 1. Enc. pi. 82. f. 340. Aspius. — Agassi. Vulg. Mésaigne (département de la Meurthe), Éperlan, Éperlan de Seine, Spirlin (Bas- (I ) On doit écrire orfe et non Orph ou Orphe , du nom vulgaire allemand de ce poisson : Vrft, Orft , Oerve. La Dorade est quel- quefois désignée sous le nom ftorje de mer, de là, par opposi- tion, orj'e d'eau douce. ( 127 ) Rhin), Wette (Seine-Inférieure). Tête un peu renflée bleu-argenté ; dos un peu arqué gris-foncé ; ventre un peu saillant à ligne latérale incombante rouge à deux rangs de points noirs ; seize rayons à l'anale ; caudale et ventrales verdâtres , les autres rougeâtres (dors., dix; pect. , treize; ventr., huit). La ligne rouge s'ef- face à la mort du poisson ; les écailles sont petites , piquetées de noir. Presque avec une anale caractéristique seule , ce poisson , qui ne va pas à 7-8 centimètres , existe dans la Seine, la Meuse, le Rhin, etc. Si les dents de YOrfe correspondaient à celles des Leuciscus aspius , alburnus et bipunctatus , il se ratta- cherait au groupe dont M. Agassi fait son genre Aspius j caractérisé par la mâchoire inférieure plus longue que la supérieure , ayant deux rangs de dents pharyngiennes allongées et un peu crochues, la dorsale petite et l'anale étendue. 258. A. Meunier, L.Jeses Agassi. Cuv. et Val. tom. 17. p. 160. Cyprinus Jeses L. Enc. pi. 81. f. 338. Quatre dents pharyngiennes , à pointe crochue , sur le rang externe; trois plus petites sur le rang interne; les écailles sont échancrées à leur sommet. Le plus grand nombre des ichthyologistes français ont donné YAble Chub sous le nom de Cyprinus Jeses, et Bloch lui-même, lorsqu'il paraît que le Meunier vé- ritable est une espèce comprimée et rare en France , puisqu'elle n'est citée que dans la rivière de la Somme. 259. A. Ide, L. Mus h. Cuv. et Val. tom. 17. p. \ 36. non Bloch (copiée par l'Encyclopédie, fig. 335). Vulg. Gardon? Museau gros, arrondi, un peu prédominant ( 128 ) sur la mâchoire inférieure ; une rangée de cinq dents pharyngiennes, non dentelées au bord; la première plus crochue que la seconde. Ce poisson est indiqué jusqu'ici, avec certitude, dans les eaux de la Somme seule. Le Cyprinus Idus de Bloch est le Leucîscus frigidus Valenc. tom. 17. p. 234 (Cyprinus Jeses Jurine non Agassi); le Leuciscus Idus Mauduyt, est le véritable Leuciscus rutilus des auteurs, très probablement. 260. A. Ablette, L. Albumus Cuv. et Val. tom. 17. pi. 272. Cuv. Icon.du Reig.anim. pi. 94. f. 2. Cyprinus. — L. Bloch. pi. 8. f. 4. Aspius. — Agassi. Albulaminor Duham. Pêches, sect. 3. pi. 23. f. 1. Rondel. Poiss. des lacs, pi. et p. 153. Vulg. Able, Ablette,, Able com- mune* Abillette* Abliable, Yeblette, Ovelle, Borde. Dos brun-verdâtre ; ventre argentin à écailles caduques ; opercules oblongues obtuses ; ligne latérale presque en forme d'S ; dorsale presque oppositive, à dix rayons; anale à vingt-vingt-un. Longueur de 10 centimètres au plus. 261. A. Grande-Ablette, L. con/wsws. Vulg. Grande- Ablette. Duham. s. 3. pi. 23. f. 2. Able Enc. pi. 83. f. 343. Dos vert-bleuâtre; écailles assez grandes; oper- cules obtus et sinués; dorsale se terminant vis^à-vis l'origine de l'anale, à vingt rayons. Lorsque cette espèce , plus rare que la précédente , va jusqu'à la longueur de 15 centimètres , l'Ablette dépasse rarement 10 à 11 centimètres. 262. A. de la Gironde, L. burdigalensis Val. tom. 17. p. 218. Jusqu'ici n'est signalée que dans les eaux de la Gi- ronde. ( 129 ) 263. A. àlburnoïde, L. albumoïdes Selys.Val. lom. 17. p. 250. Cette espèce est signalée dans les eaux du Rhin , de la Meuse et de la Moselle et nous est inconnue ainsi que la précédente. **** Corps assez large, comprimé; dorsale médiocre- dents pharyngiennes en biseau (1): Rhodeus Agassi. 264. A. Bouvière, L. amarus Cuv. et Val. tom. 17. p. 81. Rhodeus amarus Agassi. Cyprinus minimus Duham. Pêches, sect. 3. pi. 26. f. 5. Cyp. amarus Bloch. pi. 8. f. 3. Enc. pi. 80. f. 333. Lacép. pi. 110. f. 3. Phoxinus 2. Rond. Poiss. des lacs , chap. 25. Ph. squammosus Jonst. Vulg. Bouvière, Bouvier, Péteuse, Carpe de Vallière, Bourguignon (département de la Moselle). Corps presque elliptique, presque trans- lucide ; tête cunéiforme petite ; œil grand ; dos jaune- verdàtre, caréné au-devant de la dorsale à dix rayons ; côtés jaunâtres au-dessus de la ligne latérale; na- geoires rougeâtres : excepté les dorsales , et caudale verdâtres. Cette petite espèce , rarement de plus de 4 centi- mètres de long , se trouve dans les eaux de la Seine et de la Marne et les petits ruisseaux du département de la Côte-d'Or. Son anale , un peu étendue en lar- geur, établit comme un passage au genre Brème. Sous les noms de Bouvier, Bouvière, Rose, Rosière, (I) Bien que dans ces derniers temps on ait tiré des dents pharyngiennes des caractères que l'on juge plus infaillibles , il ne faut pas oublier que ces dents sont quelquefois caduques, ainsi que l'a très-bien observé Jurine , dans son histoire des Poissons du Lac Léman. 9 ( 130 ) on a confondu cette espèce avec les jeunes individus de la race Carpe-Gibèle. Ce poisson , dit amer, Bitter- ling des Allemands, ne l'est pas plus que l'Able- Véron, laquelle l'est également, parce que l'on mange l'un et l'autre tels qu'on les a péchés , en les lavant seulement , avant de les faire ou frire ou bouillir. LXXXIII. BRÈME , Abramis Cuv. Leuciscus Valenc. Cyprimis L . Corps large et comprimé ; dorsale moyenne étendue; anale très étendue ; dents pharyngiennes sur un seul rang, comprimées, larges, courbes, tron- quées au bord inférieur; lobe inférieur de la caudale un peu prédominant (1). 265. B. Morelle, Ab. Morella, Ctjprinus Morella, Leske, Lacép. Vulg. Morelle. Museau vert-bleuàtre aigu; mâchoire supérieure plus courte; dos verdàtre, convexe à la partie antérieure ; lignes latérales à traits noirs , incombante (2) ; nageoires verdâtres ; dix-huit rayons à l'anale ; douze à la dorsale ; quatorze aux pectorales et neuf aux ventrales. Cette espèce n'a que 2 décimètres; elle existe dans la Loire , a-t-on dit , et dans la Sarthe ; cependant , comme nous ne l'avons pas vue nous-même, nous l'adoptons avec doute pour la France , jusqu'à nouvel examen. Ici, nous la laissons caractérisée telle que Leske l'a donnée dans son Ichlhyologïe de Leipsik. Au surplus , elle peut être du nombre de ces quatre variétés de Brèmes, indiquées vaguement par Noël (1) Le groupe, si naturel des Brèmes, non adopté par M. Va- lenciennes, nous semble former un genre tout aussi bon que bien d'autres nouvellement admis. (2) Dans toute la famille des Cyprinoïdes, ce caractère est général, pour ainsi dire. ( 131 ) dans les eaux de la Seine. Comme les écailles sont parsemées de points noirs , cela lui donne une teinte générale sombre. 266. B. commune, A. Brama Cuv. Cyprinus. — L. Bloch. pi. 13?Enc. pi. 84. f. 346. Lacép. pi. 110. f. 4. Duham. Pêches, sect. 3. pi. 25. f. 1. Leuciscus Brama Val. tom. 17. p. 9. Rondel. Poiss. des lacs, p. et pi. 110. Vulg. Brème , Brème, Brame, Brème ordinaire, Grande-Brème, Haute-Brème ( département de la Mo- selle). Tête petite; opercules anguleux obtus; dos caréné vert-noirâtre à grandes écailles ; côtés variés de jaunâtre , et brunâtre sur fond-argentin ; anale à vingt-neuf rayons ; ligne latérale à points noirs. Est-il bien certain que le Cyprinus Farenus de Lin- neus à anale à vingt-sept rayons soit notre Brème commune , ainsi qu'on l'a dit ? Ne serait-ce pas celle de Bloch qui aurait de son côté vingt-neuf rayons à la même nageoire ? Notre Brème atteint jusqu'à 40 centimètres , mais il paraît qu'anciennement on en a vu de 70 centi- mètres de long. Nous avons vu un temps où l'on jetait, comme un mauvais poisson, toutes les Brèmes. Un demi-siècle les a rendues plus précieuses , surtout les grosses. Le Diplozoon paradoxum, de Nordmann , s'attache aux branchies des Brèmes , et les fait ou maigrir , ou même périr, 267. B. Bordelière,^. Blicca Cuv. Cyprinus latus Gmel. Ctjp. Blicca L. Bloch. pi. 10. Leuciscus — Val. tom. 17. p. 31. Abramis Ballerus Mauduyt. Cypr. Bjoerkna? Artedi. Enc. pi. 83. f. 348. Vulg. Bordelière, Brème blanche, Brémette, Petite-Brème, Brème gar- ( 132 ) donnée. Gardon brcmé, Sans-nom (Maine et Loire). Tête et bouche petites; opercule un peu échancré vers le bas ; dos brun-bleuâtre ; écailles assez grandes ; côtés très blancs ; caudale et anale un peu rougeâtres ; dorsale et ventrale brun-rouge bordé de bleu ; ligne latérale à points jaunâtres ; anale à quarante rayons, dette espèce , qui semble se rapprocher des rivages de préférence , est peu estimée , étant au plus de 15 à 20 centimètres de long, et très rarement de 25. Elle a le corps plus allongé proportionnellement que la précédente. 268. B. Sope , Ab. Ballerus Cuv. Cijprinus Ballerus L. Bloch. pi. 9. Enc. pi. 83. f. 345. Vulg. Éperlan bâtard,, Virvolle^Plestie^Mulier. Petite tète ; mâchoires égales, l'inférieure un peu courbée; dos noirâtre; côtés argentés, ventre rougeâtre; ligne latérale à points bruns ; nageoires jaunâtres , bordées de bleu- âtre; anale à quarante-un rayons (1). Ce poisson , plus grand que la Bordelière , lui res- semble beaucoup , mais ses opercules sont arrondis. Ce ne serait pas le Leuciscus Ballerus , puisque M. Va- lenciennes établit que ce poisson n'est pas de France, ce qui nécessite de nouvelles observations, pour notre espèce , comme pour la Bordelière du départe- ment de la Vienne. 269. Br. Serte, Abr. Vimba Agassi. Cijprinus. — L. Bloch. pi. 4. Enc. pi. 83. f. 344. Vulg. Serte (Zoerthe allemand ) , Vimbe ( Wimba suédois ). Tête petite , jau- (1) Les dents pharyngiennes de la Sope sont en ligne, au nom- bre de cinq, à pédoncule grêle et couronne à crochet pointu, caractère à constater dans notre poisson, si c'est vraiment la Sope. ( 133 ) nâtre, tachée de rouge sur les côtés ; museau prolongé ; bouche en dessous ; dos vert-bleuâtre , tranchant au- devant de la dorsale ; ligne latérale à points jaunes ; côtés bleuâtre-argentin ; ventre blanc ; caudale à vingt- trois rayons (pectorales, dix-sept; dorsale, douze; ventrale, onze) ; cinq dents sur un seul rang de chaque côté des mâchoires. Ce poisson, qui atteint jusqu'à 35 centimètres et est estimé , se trouve dans les eaux du Rhône et celles du Rhin , mais il est assez rare. D'après les observations de M. Agassi , nos fleuves de l'Europe offrent encore une série d'espèces nouvelles se rattachant à ce genre, telles que les Abramis argyreus, Balleropsis, elongatus, erythropterus , melœnus J microlepidotus mkropterix. 270. Rr. de Ruggehagen, Ab. Buggenhagii Agassi. Cyprinus. — Rloch. pi. 95. Enc. pi. 82. f. 342. Leucis- cus. — Cuv. et Val. Cijprimus abramo-rutilus Holander. Duh.sect.4. pi. 14. f. 2. Vulg. Omble, Omblais (Maine et Loire), Caunique , Petite-Rosse (département de la Moselle), Brème du Buurgel, Carpe de Buggenhagen. Tète petite ; dépression en gavant et en arrière de la tête ; opercule à une pointe ; dos gris-bleuâtre ; ventre argentin ; ligne latérale formée de deux lignes noires très courbes ; nageoires brun-bleuâtre , jaunâtre à la base; anale à dix-neuf rayons Se trouve dans les eaux de la Somme, de la Moselle, de la Loire, etc. Les grandes écailles de celte espèce l'ont fait prendre pour une carpe ; mais ses plus grandes dimensions ne dépassent pas 40 centimètres , et son anale est moins étendue que dans les autres Rrêmes. LXXXIV. CHONDROSTOME, Chondrostoma Agassi. Corps cylindracé; bouche inférieure transverse; mu ( 134 ) seau très allongé ; lèvres cartilagineuses tranchantes ; dents pharyngiennes unisériées , très comprimées, tronquées obliquement en arrière. 271. Ch. Nase, Ch. Nasus Agassi. Val. tom. 17. p. 384. Cyprinus Nasus L. Bloch. pi. 3. Enc. pi. 81. f. 339. Cypr. toxostoma Vallot. Vulg. le Nez, le Nase, Nasen ( département du Bas-Rhin ) , Auçon, Auchon, Action (département de la Moselle) , Écrivain , Ventre noir, Seuffe, Aleuse, Landoise, Vaudoise. Tête oblon- gue , à opercule à lobe obtus ; dos noirâtre ; ventre un peu plat argentin ; tache noire sur la nuque ; nageoires rougeâtres hors la dorsale et la caudale , qui sont noi râtres; dorsale, douze rayons; pectorales, seize; ven- trales, treize; anales, quinze; six dents pharyn- giennes de chaque côté sur un seul rang (1). 272. Ch. Ryssling, Ch. Rysela Agassi. Cyprinus Gesn. Cyp. Jaculus Jurine, Vallot. Avec les formes du précédent , cette espèce est ca- ractérisée par sept dents sur deux rangées , avec un péritoine noirâtre comme le Nase, ce qui produit une répugnance à manger ces deux poissons , pour beau- coup de personnes. LXXXV. BROCHET, Esox. L. Cuv. Corps allongé comprimé; museau oblong-obtus , large, déprimé; une seule dorsale près la queue, oppositive; mâchoire supérieure hérissée comme la langue et le pharynx de dents en carde et la mâchoire inférieure à longues dents pointues. 273. Br. commun,/?. Lucius L. Bloch, pi. 32. Lacép. (1) Cuvier, Analomie comparée, tom. 3. p. 191 , donne 20 dents pharyngiennes au Nase; Valenciennes tom. 17. p. 386 en met 12, et c'est le nombre réel, six de chaque côté. ( 135 ) pi. 106. f. 3. Enc. pi. 72. f. 296. Cuv. et Val. tom. 18. pi. 279. Duham. sect. 3. pi. 27. f. 6. Rondelet, Poiss. des lacs, pi. et p. 135. Luccius vorax Rafln. Vulg. Brochet, Lanceron, Brocheton (les jeunes). Béchet, Becquet (département de la Mayenne), Lucz (départe- ment de la Gironde). Dessus du dos brun-verdâtre ; ligne latérale presque médiane ; les nageoires macu- lées d e oir. Il y a des races plus ou moins allongées et de colo- ration plus ou moins foncée, selon la nature des eaux. Le plus gros que nous ayons vu avait un mètre 20 centimètres ; il fut péché en 1811 dans le lac de Crand- Lieu , où il engloutissait des canards, ce qui le fit sur- veiller et prendre. Du temps d'Auson, le Brochet était méprisé. LXXXV bis. OPHIE, Belone Cuv. Un long museau à mâchoires pourvu de très petites dents; dents pha- ryngiennes en pavé. Corps très allongé à écailles ex- trêmement petites ; une carène d'écaillés apparentes de chaque côté, près du bord inférieur; une dorsale oppositive, près la queue. 274. 0. Belone, Belone vulgaris Cuv. et Val. tom. 18. pi. 399. Esox Bellone L. Bloch. pi. 33. Enc. pi. 72. f. 297. Acus Rondel. lib. 8. cap. 3. Vulg. Aiguille, Ai- guille de mer, Anguillet, Aiguillette. Tête petite; mu- seau longuement effilé ; mâchoire supérieure la plus courte ; corps comme serpentiforme, comprimé ; dos noir azuré ; flancs verts-bleuâtres , ventre argentin ; nageoires immaculées. Les arêtes de cette espèce sont vertes , même après la cuisson; peu estimée, bien que souvent de 50 c. et plus de longueur , elle est assez commune dans cer- taines saisons. ( 136 ) LXXXV. SCOMBRÉSOCE, Scomberesox Lacép. Mâ- choire étroite et aiguilliforme ; corps allongé; une dorsale oppositive et de nombreuses adipeuses entre la caudale et l'anale. 275. Se. de Camper , Se. Camperii Lacép. tom. 5. pi. 6. f. 3. (l re édition). Cuv. et Val. tom. 18. pi. 464. Scomberesox Saurus Cuv. Icon. Reig. anim. pi. 98. ï. 1. Esox Saurus Schneid. pi. 78. f. 2. Sayris recurvi- rostra Rafin. Saurus Rondel. lib. 8. cap. 5. Vulg. Bé- casse , Aiguille. Corps à dos grisâtre ; côtés nacrés ; ventre rosâtre ; ligne latérale brunâtre ; museau re- levé. Deux individus , longs de 24 à 25 centimètres , pris sur nos côtes , prouvent que cette espèce n'est pas aussi rare qu'on le croyait. Elle a jusqu'à 40 cent. LXXXVII. SPHYRÈNE, SphijrœnaCw. Caractère et forme du brochet , mais deux dorsales. 276. Sph. Spet, Sph. vulgaris Cuv. Icon. du Reig. anim. pi. 18. f. 2. Dict. se. nat. pi. 75. f. 1. D'Or- big. Dict. pi. 3. f. 1. Sphyrœna Spet Lacép. Esox Sphyrama L. Bloch. pi. 389. Vulg. Brochet de mer* Lucz di mar. Dos et côtés brun-verdâtre ; ventre ar- gentin; mâchoire inférieure très longue; ligne laté- rale éclatante , un peu courbe ; première dorsale à cinq rayons (et non à quatre) , épineux ; les dorsales et caudales brunes , les autres nageoires rouges. Nous n'avons pas d'exemples que ce beau poisson ait remonté plus haut que le golfe de Gascogne. La Sphyrène Bécune a été prise trop dans les hautes mers pour être regardée comme de nos côtes ; il en est de même de Y Esox Stomias ( Chauliodus Sloani Schneid. pi. 85. Cuv.), vert foncé et long de 50 centi- ( 137 ) mètres , qui n'a été observé que dans le détroit de Gi- ôraltar. LXXXVIII. SYNODE, Synodus Lacép. Saurus Cuv. Caractères généraux des formes du Brochet; museau court , bouche dépassant les yeux , mais la dorsale opposée à la ventrale ; dents très fortes ; une très pe- tite adipeuse; douze à quinze rayons aux ouïes. 277. Sy. a bandes, Sy. fasciatus Cuv. non Lacép. Osmerus fasciatus Risso. Corps allongé , traversé dans la partie supérieure et bandes jaunâtres et bleuâtres. Ce charmant et rare poisson, que nous avions con- fondu d'abord avec le Synodus fasciatus de Lacépède (Esox synodus , Gronov. Synodus Synodus Schn. Sau^ rus maximus Sloane. pi. 251. f. 1) n'a que 30 à 40 centimètres de long; il est de nos côtes méridionales , où l'on pourrait rencontrer encore le Salmo Saurus, se réunissant au genre Saurus de Cuvier (Lacertus peregrinus Rondel.lib. 15. cap 9;. LXXXIX. ÉPERLAN, Osmerus Arted. Forme car- poïde allongée ; une dorsale oppositive et plus éloi- gnée de la tête que les ventrales ; une petite adipeuse pour deuxième dorsale ; deux rangs de dents écartées , ouïes à huit rayons; nulle taches sur le corps. 278. Ép. ordinaire, Os. Eperlanus Lacép. Cuv. et Val. tom. 21. pi. 371. Sperlangus vulgaris Gaimard. Voy. en Isl. pi. 18. f. 2. Salmo Eperlanus L. Bloch. pi. 28. f. 2. Enc. pi. 68. f. 276. Duham. Pêches, sect. 2. pi. 4. Dict. se. nat. pi. 72. f. 2. Rondel. Poiss. des lacs, chap. pi. et p. 142. Corps un peu translucide; dos vert-clair; côtés argentins; opercules arrondis; caudale fourchue ; odeur forte. ( 138 ) Ce petit poisson vulgaire, long au plus de 15 centi- mètres , remonte nos fleuves, mais il devient d'autant plus rare que l'on se porte vers le midi. A travers son odeur forte , on distingue cependant une petite odeur de violette. 279. Ëp. de mer, Os. marinus, N.Salmo Eperlano- marinus Bloch. pi. 28. f. 1. Enc. pi. 68. f. 277. Duham. Pêches, sect. 2. pi. 4. Vulg. Gros-Êperlan, Éperlan de mer. Corps non translucide; dos gris-foncé; ventre à reflets rougeâtres , verdàtres et bleuâtres ; opercules à forte dent obtuse ; ventrale plus éloignée de la tête que de la queue. Cette espèce , presque toujours du double de lon- gueur de la précédente, ne remonte jamais nos fleuves et son odeur est moins exaltée. C'est à tort que jus- qu'ici l'on a refusé de reconnaître ce poisson comme une espèce distincte. XC. SALMONE, Salmo Artedi. Forme carpoïde élancée; une dorsale et une adipeuse presque tou^ jours oppositive; dents pointues, sur une seule rangée ; deux rangs de dents pharyngiennes, et sur la langue ; ordinairement dix rayons branchiaux ; cau- dale fourchue. * Espèces non tachées (1). 280. S. Ombre-Chevalier, S. umbla L. Bloch. pi. 101. Cuv. et Val. tom. 21. p. 233. Duham. sect. 2. pi. 3. f. 2. Umble-Chevalier Enc. pi. 68. f. 274. Vulg. Umble, Omble, Ombre. Tête petite à opercules obtus ; (1) On doit être prévenu qu'il paraît que les jeunes saumons ou déjeunes truites sont quelquefois sans aucunes taches, et c'est le cas des Tocans du département du Mont-Dore et du Cantal. ( 139 ) dos bmn-verdâtre ; ventre blanc-sombre-argentin ; mâchoire inférieure plus courte , à deux rangées de dents; anale à onze rayons; nageoires jaunes-ver- dâtres ; écailles petites. Celte espèce , rare pour nous , ne dépasse pas très souvent 35 centimètres; cependant on en trouve de 10 kilog. dans les grands lacs de la Suisse. La Moselle le donne , et très certainement nos eaux du Jura. ** Espèces plus ou moins tachetées. 281. S. Saumon, S, SalarL. S. Salmar Cuv. et Val. lom. 21. pi. 182. Bloch. pi. 20 (non 98). Enc. pi. 65. f. 261. Lacép. pi. 105. f. 2. Duham. Pêches, sect. 2. pi. 1. Mauduyt, Icht. du département de la Vienne, pi. 2. Rondel, Poiss. des rivières, chap. 1. Salmo-* Salmo Val. tom. 21. p. 169. S. nobilis Schoner. S. vul- garis Aldrov. Vulg. Saumon, Saumon ordinaire. Tête aiguë ; opercules presque arrondis et obtus ; le haut du corps ponctué de petites taches brunes irrégulières ; ligne latérale noire presque droite; dos noirâtre ta- cheté de noir; côtés bleuâtre-argentin ; dessous jaune- rougeâtre ; pectorales jaunes bordées de bleuâtre ; ventrales et anales jaunâtres ; caudale en croissant, bleuâtre ; dorsale et pectorale , quatorze rayons ; ven- trales , dix ; anale , treize. Il y a certainement des races distinctes dans celte espèce, car le Saumon-Coureur est bien plus élancé. Rarement le Saumon atteint un mètre. Les jeunes Saumons , qui sont sans tache ou à peu près, portent dans les départements de l'ancienne Au- vergne les noms de Tocan, Tocon, à moins que ce ne soit une modification de la truite à étudier. ( 140 ) Les Saumonneaux et Madelaineaux sont aussi des jeunes , mais confondues avec des espèces véritables par le vulgaire des pêcheurs. 282. S. Bécard, S. hamatus Cuv. et Val. tom. 21. p. 181. 5. hastatus Mauduyt , Ichth. du département de la Vienne, pi. 1. S. Salar Mas. Bloch. pi. 98. Enc. pi. 65. f. 262. Duham. sect. 2. pi. 1. f. 2. Gesner, p. et ic. 825. Vulg. Bécard, Saumon-Bécard. Gris-brun à grosses taches noires irrégulières , ou rouges ; mâ- choire inférieure plus courte et relevée à son extré- mité ; opercules ponctués , à trois grandes sinuosités sur ses bords. Comme nous avons vu des Bécards femelles , il est certain que Bloch s'est trompé; d'un autre côté, mal- gré les autorités respectables qui ont admis cette es- pèce , elle n'est pour nous qu'une race rare et même accidentelle. Cependant nous ne croyons nullement à l'impossibilité de la fixer. 283. S. Salveline , S. Salvelinus L. Bloch. pi. 99? Enc. pi. 67. f. 273? Vulg. Omble, Salveline, Trutte (Lozère). Mâchoire supérieure avancée , à deux rangs de dents pointues et recourbées ; un seul rang de dents palatiales et à la mâchoire inférieure ; teintes sombres et luisantes disséminées à la surface du corps; dos brun à traits noirâtres , sans ordre; côtés du corps et opercules blanc-jaunâtre; taches brunes, entremê- lées de taches rouges, du dos à la ligne latérale; écailles petites , non caduques ; dorsale rhomboïdale échancrée à son sommet et tachée de noir ; adipeuse à bord rouge; ventrales et anale rousses. La longueur habituelle de ce poisson , même laite ou œuvé, est de 20 à 25 centimètres. Il existe dans les ( 1,41 ) rivières des déparlements de la Lozère et de l'Avey- ron , surtout dans les monts qui avoisinent Aubrac. Quelques différences caractéristiques nous font élever des doutes sur son identité avec la Salveline, bien que sa dorsale soit échancrée; et, au surplus, il nous semble que la Salveline de Blochest le Salmo-Salman- nus d'Artedi, à macules jaunes. 284. S. Rille, S, Rillus Lacép. pi. 5. f. 3 (Inédit.). Cuv. et Val. tom. 21. pi. 210. Parr Penn. Brit. zool. pi. 66. f.2.Vulg. Saumonneau, Madelaineau. Dos gris- olivâtre; ventre blanc; côtés marbrés de gris avec des taches rouges , entremêlées de taches noires, plus petites ; deux taches noires à l'opercule ; écailles pe- tites serrées ; quatorze rayons à la dorsale ; neuf aux ventrales et à l'anale. Cette espèce, observée dans la Loire et dans la Risle ( département de l'Eure ) , dont elle a reçu son nom , dépasse à peine la grandeur d'un hareng. La chair en est blanche et non rose, à la cuisson. M. Va- lenciennes pense que ce n'est qu'une jeune Truite, ce qui semblerait avoir besoin de nouvelles constatations, car la Truite bécarde de Duhamel ( sect. 2. pi. 2. f. 4) , qui a été revue dans le Loiret , me semble n'être que le Bécard du Saumon-Rille. Nous pensons que c'est à cette espèce que doit être rapportée le Saumonneau de Strasbourg ou Saumonneau du Rhin et de la Moselle , long de 15 à 16 centimètres , et dont voici les princi- paux caractères : dos et côtés vert-bleuâtre dépassant la ligne latérale, avec quelques taches rouges ; écailles très petites , nageoires jaunâtres ; dorsale pointillée de noir, à quatorze rayons; anale à neuf; lobes de la caudale arrondis. ( 142 ) 285. S. Gadoïde, 5. Gadoïdes Lacép. Cuv. et Val. tom. 21. pi. 329. Couleur gris-marbré; lâches rouges et brunes, entremêlées sur le dos et l'adipeuse ; bouche grande ; mâchoire inférieure très prédominante ; dor- sale à onze rayons ; ventrales à neuf, et anale à huit. Celte espèce , observée pour la première fois dans l'étang de Trouville , près Rouen, atteint de 40 à 45 c. 286. S. René, 5. Renatus Lacép. Vulg. René. Cou- leur générale grise , plus foncée au dos ; neuf à dix grandes taches bleuâtres , le long de la ligne latérale ; dix rayons à la dorsale; neuf aux ventrales et anale. Ce petit poisson se trouve dans les eaux de la Mo- selle. Nous sommes bien certain que le poisson du nom vulgaire de René, donné à M. Valenciennes , est bien le Cobitis barbatula, mais ce n'est pas une raison pour que ce soit le poisson de Lacépède, lequel de- mande cependant de nouvelles observations. 287. S. Truite des Alpes, S. Alpinus L. Bloch. pi. 104.Cuv.etVal.t.21. p. 249. Salmo punctatus Cuv. Duham. sect. 2. pi. 2. f. 5? Enc. pi. 67. f. 272. Vulg. Truite de montagne , Truite des Alpes, Bergforelle, Ro- ding. Tête un peu obtuse; écailles petites ; un appen- dice étroit près de chaque ventrale ; partie supérieure du corps à taches noires , jaunes et rouges ; sans an- neau; dorsale et adipeuse jaunâtres; à treize rayons; les autres nageoires rougeâtres ; pectorale à quatorze rayons; ventrales à huit; anale à douze; caudale à peine échancrée , à lobes arrondis. C'est le Charre des Anglais (Penn. Brit. zool. 3. pi. 15.); cette espèce, facile à confondre avec les petites Truites , existe dans les eaux du Jura et du mont Cenis ; elle atteint rarement 20 à 25 centimètres. ( 143 ) La Truittctte de Duhamel sect. 2. pi. 2. f. 5 (Enc. pi. 65. f. 264), bien qu'à taches rouges à cercle blanchâtre , se rattache peut-élre à celte espèce. 288. S. Truite, S. Fario L. Bloch. pi. 22. Enc. pi. 65. f. 263. Duham. sect. 2. pi. 2. f. 2. Trutta dentata Klein, mis. Pisc. 5. pi. 5. f. 3. Trutta-Fario Cuv. Salar Ausonii Val. tom. 21. pi. 319. Rondel. Poiss. des lacs, p. et pi. 117. Vulg. Truite, Truitte, Troutte, Deluzen, Dluzen (Finistère), Trute , Touvre, Truite de rivière , Truite ordinaire, Tr. vulgaire. Dos brun à points noi- râtres; côtés vert-jaune ; taches rouges sur les flancs, avec anneaux brun ou bleuâtre ; tête un peu grosse à mâchoire supérieure plus courte ; pectorale brune , à dix rayons; dorsale bleuâtre, ponctuée de noir, à qua- torze ; anale brune , à base bleuâtre , à onze , dont le premier pourpré ; caudale jaunâtre , à base brune , et ventrale jaunâtre , à treize rayons. Cette excellente espèce dépasse rarement 25 à 30 centimètres , et offre , à ce qu'il paraît , diverses va- riétés notables , sans parler de la Truite brune , dont le fond est, en effet, très rembruni. On distingue des Truites à tête longue (dans l'Auzance, déparlement de la Vienne) , souvent médiocrement tachées sur le corps; la Truite à tête courte, tachée ou sans taches sur la tête. On trouve des Truites à fond noirâtre ou à fond jaunâtre , tous accidents qui jettent beaucoup de vague dans la détermination des espèces affines. Dans le département de la Vienne, nous avons vu la Truite dans la Cloire , mais très petite , et dans l'Auzance , où elle était inconnue il y a un demi siècle. La Touvre , département de la Charente , en nourrit une race assez distincte , à étudier de nouveau. ( U4 ) 289. S. Truite-Saumonée, S. Trutta L. Bloch. pi. 21.Enc. pi. 67. f. 270. Lacép. pi. 105. f. 3. Dict. se. nat. pi. 73. f. 2. Gaimard, Voy. en Isl. pi. 15. Cuv. et Val. tom. 21. p. 240. Salmo lacustris Gmel. S. Trutta- Salar Lacép. Trutta Salmonata Willug. Vulg. Grande- Truite j Truite-Saumonée. Tête petite cunéiforme , ta- chée de noir, à côtés violâtres; mâchoires égales; opercules un peu aigus; teinte générale brunâtre-vio- lacée ; front et nez bleu-noir ; côtés à taches noires ; dorsale brune, à quatorze rayons, tachée de noirâtre , comme l'adipeuse ; toutes les autres brunâtres , non tachetées; pectorale à quatorze rayons; ventrales à dix ; anale à onz° ; caudale peu échancrée ; le palais à trois rangées de dents et la langue deux. Cette espèce , en même temps de mer et de fleuve , est peu commune et recherchée , bien qu'inférieure à la précédente; elle a de 60 à 70 centimètres de long. Sa grosseur est quelquefois telle, que Klein en a figuré une sous le nom de Saumon. La Truite saumonée de Genève, ou Fera des Gene- vois, est le Salmo Lemanus Cuv. (Fario Lemanus Val.), qui n'est pas de notre France jusqu'ici, mais peut-être le Jura l'offrira-t-il. 290. S. Truite de mer, S. GodeniiL. Bloch. pi. 102. Enc. pi. 66. f. 265. Duham. s. 2. pi. 2. f. 3. Cuv. et Val. tom. 21. pi. 187. Vulg. Truite de mer , Silber- F or elle. Tète un peu pointue et relevée ; bouche petite ; corps allongé à taches rouges et noires, sur les côtés, cerclées de blanchâtre; dorsale ponctuée à douze rayons ; caudale très fourchue (1). (1) La flg. 1. pi. 1. sect. 3, des Pêches de Duhamel, est une Truite de mer hécarde. ( 145 ) Elle va de 40 à 50 centimètres , et c'est la véritable Truite de mer pour nous et Bloch , n'ayant point vu la suivante sur nos côtes. 291. S. argenté, S. Schiffermulleri Bloch. pi. 103. Enc, pi. 66. f. 269. Cuv. et Val. tom. 21. p. 292. Vulg. Truite de mer, Saumon argenté. Tête brune, aiguë; taches noirâtres en croissant , sur les côtés ; fond gé- néral brun-argentin; nageoires brunâtres; dorsale tachetée à quinze rayons ; pectorale à 18; ventrales à dix , et anale , à treize. Cette espèce , qui paraît beaucoup sur les marchés de Paris en été , et qui vient du lac de Constance , devra exister dans le département du Jura. 292. S. de Bâillon, S. Ballonii, Salar Ballonii Val. tom. 21. p. 342. Ne nous est pas connu. Le Salmo-Carpio , remarquable pour ses grandes écailles, est ponctué de noir, mais si le lac de la Garda , en Italie , le p'résente en abondance , rien ne prouve qu'il ait été observé en France , et cependant on l'a indiqué en Angleterre. XCI. OMBRE , Coregonus Artedi. Bouche très peu fendue ; dents à peine visibles ; écailles assez grandes ; une dorsale et une adipeuse. 298. Om. Marènule, C. Marœnula Lacép. Salmo.— Bloch. 27. f. 3. S. Albula Ascan. pi. 24 Vulg. Luciou de mar, Petite-Marène. Dos bleuâtre; ventre argentin; mâchoire inférieure plus longue ; dorsale à dix rayons ; pectorales à quinze ; ventrales à onze ; anale à quatorze ; ligne latérale droite , à points noirs , rap- prochée du dos. Si cette espèce a été pêchée à l'embouchure du Var, comme le rapporte Risso , elle est bien de l'intérieur 10 ( 146 ) de la France. Elle a de 15 à 25 centimètres de long. 294. Om. Houting, C. oxyrhynchus Val. tom. 21. p. 488. Salmo — L. Salmo Lavaretus Bloch. pi. 25. Excl. syn. Albula nobilis Schon. Lavaret. Enc. pi. 68. f. 278. Vulg. Hautin, Houtin J Houting. Museau mou, proéminent, noir, pointu; tête petite, à opercule anguleux; dos bleu-grisâtre ; côtés blanchâtres, pas- sant au blanc-jaunâtre sous la ligne latérale; écailles assez grandes, échancrées ; pectorales jaunâtres; les autres nageoires à jaunes la base. Cette espèce , qui ne dépasse pas 25 centimètres et n'en a très souvent que 15, existe dans le Rhin, la Meuse, la Moselle. La première bonne figure en a été donnée par Schonvcl, répétée par Willughby, Ruysh et Bonnatère. Il y a un Hautin qui est une espèce d'Argentine. La figure 195 des Poiss. des fleuves de Rondelet , donne notre poisson , mais avec trois dor- sales, d'où Lacépède avait fait son Tripteronolus . 295. Om. bleue, C. Wartamanni Cuv. et Val. tom. 21. p. 463. Salmo— Bloch. pi. 105. Enc. pi. 68. f. 275. Rondel. Poiss. des lacs, chap. 6. pi. 163. Vulg. Bésole., Bezoldj Omble-Dorade (Isère) , Ombre bleu. Tête pe- tite; opercules oblongs; corps comprimé à teinte gé- nérale bleue, excepté les bases jaunâtres des nageoires, mêlé de rouge aux pectorales et ventrales ; ligne laté- rale presque rectiligne, à points noirs ; dorsale à quinze rayons ; pectorale , dix-sept; ventrales, douze; anale, quatorze ; écailles plus petites aux deux extrémités du corps. Rare dans le Rhin et long au plus de 35 centi- mètres. 296.0m. commune, C. t Thymallus Lacép Dict. se. ( *« ) nat. pi. 72. f. 1. Cuv. Icon. Reig. anim. pi. 102. f. 2. Cuv. et Val. tom. 21. p. 429. Salmo Thymallus L. Bloch. pi. 24. Thymallus communis Cuv. Coregonus Umbra Lacép. Duham. sect. 2. pi. 3. f. 2.Enc. pi. 69. f. 281. Vulg. Ombre, Ombre d:' Auvergne , Ombre de ri- vière, Umbre, Hareng d'eau douce, Larde. Télé petite, un peu obtuse, brune en dessus, à opercules ponc- tués de brun ; corps allongé à dix bandes parallèles bleuâtres de chaque côté ; vaste dorsale parallélo- gramme jaune ponctuée de noir, bordée de brun au sommet, à vingt-trois rayons; pectorales jaunâtres, les autres nageoires brunes. Ce beau poisson , devenu rare, remonte la Garonne et la Moselle; sa longueur est de 30 à 45 centimètres. Dans la rivière de la Sorgue (département de Vaucluse), on l'a confondu, mal à propos, avec le Salmone-Ombre-Chevalier. L'odeur presque aromatique de ce poisson , comparée à celle du Thym, lui a valu son nom de Thymallus. La fig. 202 pi. 53 de l'Encyclopédie est le même en mauvais état, dont Lacépède a fait un double em- ploi. 297. Om. Lavaeet , C. Lavaretus Cuv. Salmo — ? L. Salmo Marœna Bloch. pi. 27. Enc pi. 69. f. 279. Lavaretus Rondel. Poiss des lacs, 162. Bélon. 186. Duham. Pèches, sect. 4. pi. 14. f. 1. Vulg. Lavaret. Teinte générale brun-bleuâtre; côtés argentin-bleu- âtre ; tête un peu à bec obtus , à mâchoire inférieure bien plus courte que la supérieure , à lèvre relevée ; opercules aigus ; ligne latérale presque médiane et droite , à points blanchâtres ; nageoires brunâtres à bordures noires , comme l'adipeuse , excepté la cau- dale bleuâtre ; écailles striées vers la base. ( 148 ) C'est là le véritable Lavaret du Rhône et du lac de Bourget, à un rftyiïamèire de Chambéry ; il va do 30 à 40 centimètres de long. On en a vu même dïin mètre, mais il devient de pins en plus rare. XCI. ANCHOIS, Engrèulis Cuv. Bourbe très fen- due, dépassant de beaucoup les yeux; les deox mâ- choires dentées; une seule doiv'c sans adipeuse; caudale fourchue. * Dorsale opposée à V anale. 298. An. ATRÉRmoiDE.Eng.Atherino'idesCuy. et Val. t. 21. pi. 31. Clupea — L. Bloch. pi. 408. f. 1. Duham. Pêches, sect. 3. pi. 16. f. 8? Vulg. Bande d'argent, Prëlra (St-M;do). Dorsale à l'opposé de la naissance de Tanale, qui est à trente-cinq rayons et un peu écail- leuse; bande latérale manifestement plus argentine que le surplus des coiés; dorsale à onze rayons; pec- torale à quatorze, et ventrales à huit et très courles. Cetié espèce ai teint rarement î décimètres; ce n'est qu'avec doute que nous lui rapportons le Prélra. Le poisson d'argent , Enc. pi. 73 f. 303 , est de ce groupe, mais différent de notre espèce , sa dorsale étant plus étendue. 299. An. de Brown, En. Brownii Cuv. et Val. tom. 20. pi. 5 et 41. Clupea vil argenté a Lacép. Cl. Brun- nichii Sclmeid. p. 425. Alherina Broicnii Gmel.Bron n. Jamaï. pi. 45. f. 3. Slolephorus Comwersonii, Lacép. Duham. Pèclies, sect. 6. pi. 3. f. 5. Vulg. Mèlci,Miïel, Bande d'argent. Dos très brun; mâchoire supérieure prédominante; opercules crénelés; dorsale à quinze rayons, étendue et diminuant insensiblement; ligne ( 149 ) latérale près le dos et sensiblement argentée sur côtés argentins. Grosseur au plus de l'Anchois , peu commune sur nos côtes de l'Océan. C'est peut-être là le Goulard de nos côtes , poisson à constater. ** Dorsale non opposée à V anale. 300. An. vulgaire, Eng. Encrasicholus Cuv. Icon. Reig. anim. pi. 104. f. 1. Dict. se. nat. pi. 71. f. 2. Cuv. et Val. tom. 21. pi. 7. Clupea—L. Bloch. pi. 30. f. 2. Lacép. pi. 108. f. 3. Enc. pi. 75. f. 313. Duham. Pêches, sect. 3. pi. 17. f. 5., etc. Vulg. Anchois,, Grand-Goule , Glessein. Tête aiguë; œil grand; mâ- choire supérieure très prédominante ; corps allongé , gris argentin , à écailles caduques à reflets azurés et argentins sur les flancs ; ligne latérale assez près du dos , peu visible (si ce n'est après la chute des écailles); anale à dix-huit rayons (dors. , quatorze ; pect. , quinze ; ventr., sept). Cette espèce , si connue , a le plus ordinairement 8 centimètres de long , et nous semble plus rare sur nos côtes de l'Océan que sur celles de la Méditerranée. Le Méletàe Duhamel, sect. 6. pi. 3. f. 5., nous semble un Anchois /tandis que le Sprat (sect. 3. pi. 16. f. 2) sera un poisson distinct. XCII. CLUPE, Clupea L. Cuv. Corps carpoïde al- longé , comprimé , à ventre en carène plus ou moins dentelée^; une seule dorsale oppositive des ventrales ; bouche médiocre, dentée. * Grandes espèces (35 cent, et plus). 301. Cl. Alose, Clupea Alosa Lacép. pi. 108. f. 2. ( «50 ) Cuv. (non L.) Enc. pi. 75. f. 312. Duham. sect. 3. pi. 1. f. 1. Alosa communis ? Cuv. et Val. tom. 20. pi. 11, AH. Alosa vulgaris id. p. 407. Clupea sardinella Vallot. Icht franc, p. 277 (de taille moyenne). Vulg. Alose, Alouse, Alozen (Finistère), Cola, Coulac (départe- ment de la Gironde), Halachia (Bouches-du-Rhône). Dos vert-jaunâtre; tache noirâtre ronde, près des ouïes; ligne latérale presque médiane; lèvre supé- rieure anguleuse ; anale à vingt-quatre rayons ; cau- dale à deux taches brunes (dorsales, dix-huit rayons; pect., quatorze; ventr., huit). La Clupea Alosa -elongata de M. de Lapylaie doit former une race plus élancée , comme nous en avons signalé une dans le Saumon. Bloch , Artedi et Linné et beaucoup d'autres ich- thyologues n'ont signalé que la Clupé-Feinte sous le nom d'Alose. Celle-ci va jusqu'à 60 centimètres et, un mètre par exception. Sur 1200 qui nous ont passé sous les yeux, trois seulement avaient 55 centimètres. On trouve souvent dans les branchies de ce poisson l'Enthosoëre dit Octostoma Alosœ. La Franche blanche (Duham. sect. 3. pi. 17. f. 6), me semble une jeune Alose , de même que la Menisse ou Menuisse de Gran ville , fig. 13 , même planche. 302. Cl. Rousse , Cl. rufa Lacép. Alosa rufa Cuv. et Val. tom. 20. pi. 11, 409. Vulg. Alose d'été, Alose rouge, Alouse de Châtellerault . Couleur générale, sauf le dos, brun-argentin-cuivré ; carène continue ; échan- crure de la bouche arrondie ; quinze rayons aux pec- torales ; vingt-sept à la caudale. Plus petite que l'Alose, elle en a la forme générale, mais elle mérite une étude nouvelle , pour constater ( 161 ) si c'est une race seulement de l'Alose ou une véri- table espèce : la chair en est moins blanche. Let jeunes de ces espèces, comme de la suivante , sont confondues vulgairement sous le nom de Blanche et Blanchaille. 303. Cl. Feinte, Cl. fallax Lacép. Cl. ficla. Cuv. et Va), lom. 20. p. 11, 409. Clupea Alosa Bloch. pi. 30. f. 1. Excl. syn. Duham. sect. 3. pi. 2. f. 1. Vulg. Vint, Yenih ,'dép. du Rhin), Feinte, Feine, Gualte, Costa (iép. des Landes), Serpe, Corneau, Covérau (Marne el Loire), Coque, Coquet, Couver, Couvereau. LaUnaa (le mâle), Pucelle, Grande-Pucelle (dép. de la Soine), Cahuhau (mâle), Couvert-Coqué , Grande- Guy (jeune). Lèvre supérieure échancrée en demi- cercle; ligne latérale 1res près du dos; sept taches noirâtres sur les côtés, un peu au-dessus de la ligne latérale ; vingt un rayons à l'anale (dorsale, dix huit; peclorales , quinze; ventrales, neuf). Plus petite que l'Alose et plus comprimée, elle ne remonie qu'après elle dans nos fleuves et est bien moins esiimée. C'est bien à tort qu'on voudrait n'en faire qu'une même espèce avec l'Alose. Mais il reste à étudier la Feinte bretonne et la Feine gros-yeux , qui seront, au moins la dernière , tout autre chose. La Blanche-Bâtarde de Duhamel, sect. 3. pi. 17. f. 7, ne nous semble qu'une jeune Feinte. ** Petites espèces (10 à 25 cent, au plus). 304. Cl. Alosette, Cl. Alosetta , pi. 3. Vulg. Bi- bletle. Ablette de fond, Abletlebâlarde (Loire-Inférieure). Cavité en losange dessus la tète ; carène ventrale très dentée; ligne laiérale près du dos ; côtés argentés ; une ( 152 ) tache"noire en croissant , près le dos , derrière l'oper- cule. Cette espèce, qui ne paraît pas passer 15 centimètres, n'est pas rare dans la Loire, où elle se tient sur les fonds rap.'des et sabloneux. Le Harangue , dans Duhamel , secl. 3. pi. 2. f. 3. , ressemblerait un peu à notre poisson, et encore mieux à sa Grande-Gay , fig. 2, mais celle-ci est une jeune Feinie. 305. Cl. Hàbeng, CL Harengus L. Bloch. pi. 29. f. 1. Enc. pi. 73. f. 310. Lacép. pi. 108. f. 1. Cuv. Icon. Reig. anim. pi. 104. f. 1. Cuv. et Val. lom. 20. pi, 30, 250, 252. Duham. Pêches, sect. 3. pî. 4. f. 1,2. pi. 16. f. 1 (jeune). Rondel. lib. 7. cap. 16. Vulg. Ha- reng , Harlnq (Finistère). Sans taches; lignes latérale un peu courle; mâchoire supérieure plus courte à dents en avant; dorsale à dix-huit rayons (pectorale à dix-huit et ventrales à nem ; anale à d^x-sepl). Celle espèce, qui dépasse rarement 20 à 25 centi- mètres, ne remonte m\ peu l'embouchure de nos fleuves que lorsqu'elle est poursuivie par les Marsouins ou les Dauphins. Les Blanches d'Abbev ,? e, Jes Harenguels de Caen nous semblent de jeunes Harengs. Le Spr<:,t de nos cotes, figuré par Duhamel, sect. 3. pi. 16, n'est aussi qu'un jeune Hareng; mais le Sprat de Calais, figmé dans le même ouvrage, sect. 4. pi. 8, i. 7, a besoin d'élre étudié. 306. Cl. Saboïjne, Cl. Spraiim L. Bloeh. pi. 29. f. 2. Enc. pi. 75. f. 311. Duham. sect. 3. pL 16. f. 4, 5. Clupea Sardina Cuv.Ieoo. Re : g. an m. #V, 10"„ f. 2. Cuv. et Val. tom. 20. pi. 455. Vulg. Serdine, Sat- ( 153 ) dine, Sardtn (Finistère), Cradeau, Harenguet, Roy an ( département de la Gironde), Sardine des Sables, Sar- dines nantaises (les très grosses). Mâchoire supérieure plus courte; tête un peu dorée; dos bleuâtre-foncé ; ligne latérale pointillée, fugaces ; carène peu sensible; anale à dix-neuf rayons; dorsale, dix-sept; pecto- rales , seize ; ventrales , six. Longue de 15 centimètres , le plus ordinairement, cependant on en voit de presque grandes comme des Harengs moyens. Statius Millier a dû figurer, pour Sardine, une jeune Feinte, car il lui donne des taches comme à elle , à moins que ces taches ne soient fugaces, ce qui est à constater de nouveau. 307. Cl. Pilchard, Cl Pilchardus Bloch. pi. 406. Clupanodon — Lacép. Alosa — Cuv. et Val. tom. 20. p. 446. pi. 8. Vulg. Pilchard, Celan, Celerin, Selan, Hareng de Bergue (Paris), Gattereau. Tête à cavité oblongue en dessus ; corps très allongé ; dents comme nulles; écailles assez grandes (plus que dans le n° 306); dorsale un peu avancée ; ligne latérale assez près du dos; dorsale à dix-huit ou dix-neuf rayons (pect., dix- sept; ventrales, huit; anale, dix-huit). Sa longueur est de 18 à 25 centimètres. Cette espèce n'est pas rare sur nos côtes de l'Ouest. Nous croyons que -l'on en doit rapprocher YEprault et YErtault de Granville (Duham. sect. 3. pi. 17. f. 1,2, mais la f. 1 avec doute). Il sera à constater si le Ristau du dépar- tement des Landes est le Pilchard. 308. Cl. Halbourg, Cl. Halburgius Duham. Pêches, sect, 3. pi. 16. f. 3 et pi. 17. f. 4. Vulg. Esprot, Eprault, Franche-Blanche. Dos vert-brun; côtés et ventre blanc ; ( 154 ) nageoire dorsale un peu en arrière du milieu du corps , au-dessus des ventrales ; mâchoire inférieure plus longue que la supérieure ; opercules très sinueux au bord , avec une pointe obtuse près les pectorales ; pectorales falciformes. Cette espèce va rarement au-delà de 8 à 10 centi- mètres. Ne serait-ce pas là la Harangula lutulus ou Blanquette de Caen , de l'histoire naturelle des Pois- sons, tom. 20, p. 281? 309. Cl. arache, Cl. araca Duham. sect. 3. pi. 16. f. 7. Vulg. Alachie, Arache, Harache, Baraque. Dos brun-verdâtre ; ventre argentin; ligne latérale mé- diane bien marquée; opercules obtus, sinueux au bord, à large échancrure à leur base ; dorsale au milieu du dos, au-dessus des ventrales. Souvent on confond cette espèce avec le Hareng, dont elle se rapproche par sa taille, mais toujours moindre , et dont la dorsale est au milieu du corps , lorsque dans le Hareng elle est plus en arrière. XCIII. PRISTIGASTRE , Pristigaster Cuv. Port et caractères des Clupées , mais privé de nageoires ven- trales; corps comprimé plus ou moins large. 310. Pr. Jacquine, Pr. Rostellatus, Apterogaster rostellatus Lapyl. Vulg. Jacquine (Pornic, Noirmou- tiers). Museau un peu prolongé; corps allongé, .non relevé sur le dos. Cette espèce paraît en été sur nos côtes de l'ouest ; on n'avait encore observé de ce genre qu'une espèce étrangère à ventre très saillant. XCIV. ATHÉR1NE, Atherina L. Corps allongé, souvent un peu translucide ; œil grand ; deux dor- ( i55 ) sales presque oppositives; très petites dents; joues et opercules écailleux ; ouïes à trois rayons. 311. Ath. Joël, Alh. Hepselus L. Bloch. pi. 393. f. 3. Cuv. el Val. tom. 10. pi. 423. Rondel. lib. 7. cap. 11 (2 par erreur). Enc. pi. 73. f. 302. Duham. sect. 6. pi. 6. f. 8. Aiherina Presbyler Cuv. Jcon. Reig. anim. pi. 76. f. 3. Vulg. Aubasseau (Charente-Inférieure), Prêlre(l), Prilreau, Prêira, PrcLero, Rosel, Roseré, Rosereis, Sauclet (département des Bouches-du-Rhone), Gras-d'eau, Gras~I)os, Beleyon (Finistère). Tête assez pelite, comme à crête dentelée, à deux points de chaque côté ; mâchoire inférieure relevée ; côtés bruns avec une ligne brune longitudinale , et une rosaire plus large; ventre prononcé vert-argentin; nageoires roussâtres, tronquées en arrière; caudale fourchue; première dorsale, huit rayons aigus (deuxième dor- sale, dix; pectorales et anale, treize; ventrales, six). Cette petite et jolie espèce atteint rarement 15 cen- timètres, et n'en a le plus ordinairement que huit. XCV. MUGE, Mugit L. Tele revélue de petites écailles; corps allongé, un peu arrondi; deux dor- sales courtes, écartées, la première épineuse à quatre rayons; mâchoire inférieure carénée en dedans. 312. M. visqueux, M. viscusus, Myxon. Rondel. lib. 9. cap. 4. Vulg. Mendie, Mulei , Mulet brun, Meud brun, Moïle, Sauteur. Museau un peu long ; corps enveloppé d'une sorte de mucosité ; côtés gris bleuâtre, à lignes longitudinales brun-bleuâtre. (1) Ce nom vulgaire est appliqué à plusieurs petits poissons de nos bords de l'Océan , appartenant à divers genres, et servant d'appât pour la pêcbe. ( 156 ) Cette espèce est bien distincte de la suivante, sur- tout par la mucosité habituelle de son corps et son habitude plus marquée de sauter. Sa longueur est de 30 à 35 centime 1res. 313. M. SurtiUR,M. saliens Risso. Cestrus Rondel. lib.9. cm. 3. Eue. pi. 73. f. 304. Dubam. Pèches,- s. 6. pi. 2. MiujU cephalolus Maudirj t (pour M. Cephalus). M. Ciphalus Bloek. 394. Excl. syn. Cuv. et Val. iom. 11. pi. 47. Vulg. Mule j Mulel de mer , Mul, L'tèmie, Limou, Flûte, Meuil blanc. Museau très pointu; cou- leur générale gris-blancbà^e; opercules à taches très jaunes ou dorées. Celte espèce ou race est la plus habituelle sur nos côtes de l'Ouest et dans nos fleuves, et souvent con- fondue avec les auires par le vulgaire* 314. M. Capiton, M cephalus L. M. capiio Cuv. et Val. Iom. 11. pi. 13. ellU. Rondel. J'. ; - — & o . O u - *j ed- u ! ■ o 1/5 ed © ' ■' ed